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Depuis l’annonce de son retour à Cleveland il y a près d’un mois, c’était plutôt silence totale que sortie de trompettes dans le camp LBJ. Très occupé par des affaires de partenaires à représenter, l’enfant du pays ne pouvait pas s’exprimer publiquement. Jusqu’à ce vendredi.

 

En effet, on savait que LeBron devait notamment représenter Nike, que ce soit au Brésil ou en Chine, et qu’ensuite il avait pas mal de bordel à régler afin de pouvoir retourner tranquillement du côté d’Akron. Dès ses premières heures dans le nord, c’est son coach qu’il a rencontré, avant de retrouver certains de ses coéquipiers comme Mike Miller. Mais hier, devant un parterre de journalistes impatients, le King se découvrait enfin pour permettre aux vilains médias de poser leurs questions. Chaque année, James passe une journée auprès de sa fondation (The LeBron James Family Foundation) afin de ne pas oublier d’où il vient, montrer son soutien auprès de sa communauté et l’attachement plein d’humilité qu’il a pour ces enfants. La vidéo ci-dessous vous permettra de retrouver tous les propos du cyborg, mais pour ceux que ça soule on a bien évidemment gardé le principal : c’est parti pour des propos qui devraient faire sourire un paquet de fans…

 

- LeBron, quand avez-vous considéré sérieusement le fait de pouvoir revenir ici à Cleveland et quand saviez-vous que cela aurait lieu ?

 

 > Et bien… J’ai considéré cette possibilité à mon retour de vacances, ce qui était finalement peu de temps avant que je décide de vraiment le faire. J’ai laissé mon agent, Rich Paul, gérer tout ce qui était business car je voulais m’écarter du jeu de mon côté, j’avais promis à ma famille que je prendrais des vacances et que je lâcherais mon téléphone car je savais tout ce qui allait se passer. Vous savez je crois que c’est en allant à Vegas, pour mon camp de basket, que j’ai vraiment commencé à réduire le nombre d’équipes possibles donc c’est là que j’ai vu avec mon agent quels étaient les avantages et inconvénients de chaque équipe, et en 48h j’ai pris ma décision, les 48 dernières heures à Vegas.

 

- Votre contrat stipule bien que c’est 1 + 1 : une année sûre et une année optionnelle. Les fans se demandent du coup si vous pourriez partir dans deux ans comme mentionné dans votre lettre ?

 

 > Au final je suis aussi un businessman. Je sais aussi ce qui se passe dans notre Ligue donc bon… Je ne prévois pas aller ailleurs. Je n’ai plus l’énergie pour ce genre de choses (rires).

 

- Que pensez-vous de la possibilité de pouvoir jouer avec un All Star comme Kevin Love ?

 

 > Déjà, concernant les joueurs actuellement dans l’effectif, j’adore le jeu de Kyrie (Irving). Je pense qu’il peut être un des meilleurs meneurs de notre Ligue. J’aime la pression qu’il y a sur les épaules de Dion (Waiters), que beaucoup de monde voit comme quelque chose de négatif alors que moi non donc j’ai hâte de jouer avec lui. J’aime l’énergie de Tristan (Thompson), à la fois au rebond, à la course, pour poser des écrans et terminer à l’arceau. Bien évidemment rien à dire sur Andy (Varejao)… Donnez-moi 9 joueurs comme lui et je veux bien être le 10ème, on gagnera. Et surtout le reste de l’équipe, les joueurs qu’on a pu acquérir comme Mike Miller qui est un de mes coéquipiers préférés ou James Jones de mes années à Miami, le fait d’apporter des champions dans le groupe cela aide sur le terrain comme dans les vestiaires car on a déjà vécu tout ça… Et concernant les rumeurs sur Kevin Love, on ne peut pas trop en parler car la NBA nous y oblige, je ne veux pas trop m’avancer car on sait jamais ce qui peut arriver avant le 23. Mais s’il vient et qu’il signe, personnellement les statistiques genre 26 et 12 cela ne m’intéresse pas vraiment, c’est surtout son QI basket, qui est très élevé.

 

- Cette passion pour le rêve d’offrir un titre à l’Ohio, à quel point cela va vous motiver ?

 

 > Sur le terrain, c’est ma seule motivation. Cela sera un long processus, certes je reviens mais les choses ont changé ici : l’équipe que j’avais quitté avait vécu tellement de grands moments, difficiles, beau, on a perdu, gagné, sans atteindre le sommet mais on a tellement vécu. Aujourd’hui c’est très différent, il y a tellement de nouveaux joueurs. Si on regarde l’effectif, mis à part Andy on peut même ajouter Kevin Love et dire que les joueurs n’ont pas vécu de vrais matchs sous pression. Alors évidemment Kevin a remporté une médaille olympique et je ne veux pas discréditer les gars, Kyrie a fait de grandes choses, mais il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ont réalisé de grandes choses mis à part Mike (Miller), James (Jones) et moi-même. Donc on va essayer de leur apprendre, leur servir d’exemple et au final le but restera le même : remporter un titre pour Cleveland, ce qui serait la plus grande chose à réaliser dans ma vie sur un terrain. Et j’ai hâte du challenge qui arrive.

 

- Vous avez dit dans votre lettre qu’il faudra être patient avec cette équipe, maintenant est-ce que cela change quelque chose avec l’arrivée de Kevin Love ? Et surtout, que pouvez-vous nous dire sur votre premier entretien avec David Blatt ?

 

 > Cela ne change rien, cela restera un long processus. Ma première année à Miami était difficile, on a commencé avec 9 victoires et 8 défaites, on a réussi à corriger certaines choses mais en Finale on a quand même perdu. Il fallait de la patience, on a modifié certaines choses et on a réussi à remporter deux titres d’affilé ensuite, mais même avec les vétérans qu’on a réussi à acquérir, même avec possiblement un joueur comme Kevin Love, cela restera un long processus. Et je le sais, je le sais très bien. C’était déjà comme ça ici avec Cleveland pour aller en PlayOffs et en Finales de Conférence, c’était ensuite comme ça à Miami chaque année même si on a pu aller 4 fois de suite en Finales, et ce sera pareil ici. Ce sera un gros challenge, car comme je l’ai dit de nombreux joueurs dans notre effectif n’ont pas joué dans de grandes rencontres, mais je sais que pour réussir il faut aussi tomber dans certains pièges, et je suis très bien placé pour le savoir. La seconde question, j’ai croisé coach Blatt à New York avec ses filles, on a parlé sur le set du film dans lequel je tournais, on a pu discuter de l’équipe, il m’a dit qu’il espérait me voir meilleur sur un terrain que derrière un écran donc je suis vite retourné m’entrainer (rires). Je pense que ça sera bien, je vais passer plus de temps avec lui mais dès que j’ai décidé de revenir ici j’ai tout de suite tapé ‘Attaque David Blatt’ sur le net car je savais que c’était un coach plutôt offensif. J’ai regardé ses vidéos au Maccabi, voir dans quelle position je pourrais jouer, mais j’ai fait pareil avec Tyronn (Lue) et James (Posey) donc y’a beaucoup de monde qui m’intéresse dans ce staff.

 

 

 

De belles paroles pour commencer la saison à Cleveland, une campagne qui promet déjà d’être historique en dehors des terrains, alors imaginons simplement dessus… C’est à vous de jouer les Cavaliers !

 

 

Source image : YouTube

 

 

 

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