Malgré un Alexis Ajinça omniprésent (23 points à 9/13 aux tirs), les Alsaciens, qui ne sont pas encore éliminés mathématiquement, n'ont rien pu faire face à l'armada madrilène encore invaincue cette saison et emmenée par unRudy Fernandez de feu (24 points).

 

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Strasbourg s'est incliné lourdement sur son parquet face au Real Madrid (66-85), concédant sa quatrième défaite en quatre matches d'Euroligue, et a quasiment dit adieu à la qualification pour le Top 16.

 

La marche était trop haute pour la SIG. Les joueurs de Vincent Collet ont, sans surprise, été dominés de la tête et des épaules par l’armada du Real Madrid ce jeudi au Rhénus, dans le cadre de la quatrième journée de la première phase de l’Euroligue (66-85). Et ce même s’ils ont produit un bon premier quart d’heure et qu'ils ont eu le mérite de ne pas exploser complètement dans le quatrième lors de cette partie finalement à sens unique. Avouons que tout autre résultat qu’une large victoire madrilène en Alsace aurait eu des allures d’exploit pour les vice-champions de France, tant la constellation de stars dirigée par Pablo Laso impressionne depuis le début de la saison, tant en Espagne que sur la scène européenne. Une machine de guerre qui a rapidement enterré les espoirs de cette équipe de Strasbourg, privée d’Antoine Diot, victime d’une élongation aux ischio-jambiers.

 

Deux points d’écart au quart d’heure de jeu

 

Alexis Ajinça faisait honneur à son statut de champion d’Europe dès le début de la partie et permettait à formation alsacienne de prendre les devants au score (8-7). Mais les Madrilènes ne tardaient pas à enfiler les tirs à trois points comme des perles, tout en parvenant à courir – grâce aux nombreuses balles perdues de leurs hôtes – et à imposer leur jeu rapide (10-20, puis 12-22). Le tout avec un Rudy Fernandez en feu, qui avait déjà marqué 13 points à la fin du premier quart-temps… Fort heureusement, Strasbourg profitait d’un relâchement du Real pour signer un 7-0 à cheval sur les deux premiers quart-temps (19-22). Kevin Murphy, enfin à son avantage, trouvait la mire de loin à deux reprises pour maintenir son équipe dans les clous (24-27). Ajinça enchaînait quant à lui les actions de classe, des deux côtés du terrain, et il n’y avait bientôt plus que deux petits points d’écart entre la SIG et le grand Real Madrid (28-30).

 

Ajinça trop seul à Strasbourg

 

Le début de la fin pour les Strasbourgeois, qui perdaient le fil de leur jeu et pliaient sous la pression défensive des vice-champions d’Europe. Le score à la mi-temps : 31-46, après un 16-3 du Real… Alexis Ajinça, finalement auteur de 23 points et 8 rebonds, continuait son chantier à la reprise, confirmant les progrès vus durant l’été avec les Bleus. Mais il était bien trop seul et les Merengue passaient rapidement la barre des 20 points d’avance (31-51). Ils déroulaient leur jeu et le Real, seul au monde, tuait toute forme de suspense dans ce troisième quart-temps. Il y avait +28 à la 25e minute, après un majoré de Rudy Fernandez, un de plus (35-63). Pablo Laso était toutefois contraint d’appeler un temps mort, son équipe ne menant plus que… de 20 points (43-63). Mais la SIG était reléguée à 26 longueurs de l’armada espagnole à l’entame d’un dernier quart-temps aux allures de formalité. Et ce même si les locaux repassaient sous la barre des 20 points (66-85 score final). Dernière de la poule B avec quatre défaites en quatre sorties, la SIG se déplacera à Milan la semaine prochaine, pour le compte de la cinquième journée du premier tour de l’Euroligue. Un match que les Alsaciens seraient bien inspirés de gagner en vue d'une hypothétique qualification pour le Top 16...

 

Les Highlights

 

 

 

Résultats du groupe B : 

 

4e journée

Bamberg-Milan 62-76

A.E. Istanbul-Kaunas 72-61

Strasbourg-Real Madrid 66-85

 

Les Highlights du match Anadolu Efes Istanbul - Zalgiris Kaunas

 


 

 

COLLET : «ON S'EST ACCROCHÉ JUSQU'AU BOUT, MAIS…»


«L'écart ne change pas beaucoup la donne. Je regrette notre égarement en fin de première mi-temps car on pouvait s'offrir un match un peu plus serré. On a fait n'importe quoi pendant trois minutes et avec cet écart c'est impossible. C'est dommage car on pouvait essayer de durer un peu plus dans ce match. On a gâché ça et après c'était différent. Ils ont une telle maîtrise et tellement de qualité. On s'est accroché jusqu'au bout. Mais bon, on sait très bien que cette équipe a tellement plus de solutions que nous. Ils ont joué beaucoup en première intention. Et ils nous ont battus dès le début à la course, en jouant très rapidement. C'est agaçant car on a fait des bêtises et on n'a pas assez contrôlé notre jeu de passes. Ce qui est frappant chez nous c'est notre indigence à trois points (2/13), alors qu'eux en ont mis 15», note Vincent Collet

 

 

 

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