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C’est en 1946 que l’aventure NBA a démarré, 55 ans après l’invention du basketball par le Dr Naismith. Au fil des années, la ligue est devenue mondialement connue et ses vedettes sont aussi riches et adulées que les stars d’Hollywood. Les matchs sont diffusés dans plus de 200 pays et le All-Star Game est le cinquième événement sportif le plus médiatique du monde. La NBA a également acquis le statut d’une entreprise pesant plusieurs milliards de dollars dotée d’un redoutable marketing. La légende du basket Made in NBA s’est forgée au fil des années derrière des joueurs qui ont su faire rêver des générations entières : George Mikan, le premier « Big Man » de l’histoire, Russell et ses onze bagues de champion, Chamberlain, l’homme de tous les records, Magic, l’inventeur du showtime et tant d’autres… Et bien sûr Michael Jordan, le plus grand, devenu le sportif le plus adulé de la planète dans les années 1990. 

 

Les chapitres précédents : L'histoire de la NBA: Les débuts (1946 à 1956) , L'histoire de la NBA: L'ère des titans (1957 à 1979)  , L'histoire de la NBA: L'âge d'or (1980 à 1998)

 

A l’automne 1998, la NBA vit la plus grave crise de son histoire : le lock-out, c’est à dire la fermeture de l’entreprise NBA pour une durée indéterminée. Le motif ? Les propriétaires veulent réduire leur masse salariale. Opposition du syndicat des joueurs. Un accord sera finalement conclut fin 1998 et la saison va pouvoir enfin débuter. Les Spurs vont dominer la saison et remporter le titre face aux New York Knicks. Tim Duncan a survolé les débats face aux Knicks et offre à Robinson un premier titre NBA.

 

En 2000, une nouvelle ère débute, celle des Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant. Shaq va écraser la saison et va être élu MVP à l’unanimité moins une voix. Les Lakers de Phil Jackson s’imposent 4 à 2 face aux Pacers de Larry Bird. Cette année-là, Wilt Chamberlain nous quitte à l’âge de soixante-trois ans et Charles Barkley prend sa retraite.

 

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Les Lakers remportent également le titre 2001 en battant en finale les Sixers d’Allen Iverson, le MVP de la saison régulière. Mais dès les playoffs, Shaq et les siens se réveillent. Les Lakers ne perdent qu’un seul match en playoffs, un record et Shaq est à nouveau MVP des Finals.

 

L’année 2002 sera encore celle des Lakers qui réalisent le Three-Peat. Malgré les efforts des Spurs, des Mavericks et des Kings, les Lakers sont indétrônables et battent New Jersey en finale. Shaq est pour la troisième fois couronné MVP des Finals. Tim Duncan remporte, lui, le titre de MVP de la saison régulière. Cette année marque le retour de Michael Jordan à Washington mais les Wizards échouent dans leur tentative de se qualifier pour les playoffs.

 

En 2002-03, les Spurs de Duncan, Robinson et Tony Parker remportent leur deuxième titre en cinq ans. La rivalité avec les Lakers tourne cette fois-ci à l’avantage des Texans. Duncan est encore MVP de la saison régulière et des Finals. Les Spurs s’imposent face à New Jersey et David Robinson, MVP 1995, tire sa révérence sur un deuxième titre de champion. John Stockton, meilleur passeur et intercepteur de l’histoire se retire également les parquets.

 

La saison 2003-04 devait être celle de la consécration pour les Lakers. Les arrivées de Karl Malone et Gary Payton font des Lakers les favoris indiscutables de la saison. Après une saison chaotique ponctuée par des blessures multiples, les Lakers arrivent en playoffs avec la ferme intention de remporter un nouveau titre. Après avoir éliminé Houston puis San Antonio et enfin Minnesota, l’équipe du MVP Kevin Garnett en finale de conférence, les Lakers sont opposés aux Pistons en finale. Les joueurs de Detroit s’imposent à la surprise générale 4 à 1 et Chauncey Billups est élu MVP des Finals. Quatorze ans après les Bad Boys, Detroit est une nouvelle fois champion NBA.

 

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Lors de la saison 2004-05, l'ailier athlétique Centrafricain Romain Sato des Xavier Musketeers rejoint les San Antonio Spurs qui remportent leur troisième titre en sept ans, sous la houlette de Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker, en battant les Pistons en finale lors du septième et dernier match de la série. Mais la saison régulière a surtout vu le retour du showtime, non pas à Los Angeles mais à Phoenix, avec un jeu tout en mouvement et porté sur l’attaque dirigé par Steve Nash, le MVP, et Amaré Stoudemire. Pour la sixième fois en sept ans, le titre revient à une équipe de la Western Conference malgré le retour de Shaquille O’Neal en Floride, à Miami.

 

En 2005-06, la nouvelle génération emmenée par Dwyane Wade et LeBron James prend les commandes. Detroit et San Antonio réalisent tous deux une saison régulière exceptionnelle, avec respectivement soixante-quatre et soixante-trois succès. Mais en playoffs, les Spurs s’inclinent face aux Mavs et les Pistons face au Heat pour une finale inédite entre deux équipes qui atteignaient pour la première fois ce stade de la compétition. En finale, Dwyane Wade surprend le monde entier par son niveau de jeu et offre à Miami son premier titre NBA. Cette saison restera marquée par l’extraordinaire performance de Kobe Bryant, auteur de 81 points avec les Los Angeles Lakers face aux Toronto Raptors lors du mois de janvier. Kobe devient le deuxième joueur de l’histoire à atteindre la barre des quatre-vingt points en un match.

 

 

La saison suivante va faire des Spurs l’une des plus grandes dynasties de l’histoire de la NBA. Avec la fabuleuse triplette Duncan – Ginobili – Parker, les Spurs remportent leur troisième titre de champion en cinq ans. Tony Parker devient à cette occasion le premier joueur européen à être élu MVP des Finals. L’Europe était à l’honneur lors de cette saison puisque l’Allemand Dirk Nowitzki qui a conduit les Dallas Mavericks à la première place de la saison régulière avant d’échouer au premier tour des playoffs face aux Golden State Warriors dans une série qui restera l’une des plus grandes surprises depuis la création de la ligue, a été nommé MVP de la saison régulière. Cette saison 2006-07 a également vu l’éclosion de LeBron James, finaliste malheureux avec les Cleveland Cavaliers. Comme autres faits marquants, on retiendra les quatre matchs consécutifs de Kobe Bryant à plus de cinquante points, le transfert d’Allen Iverson à Denver ou encore la résurrection du Jazz, finaliste de la Western Conference.

 

Lakers – Celtics, le duel le plus mythique de l’histoire de la NBA. Les franchises de Boston et Los Angeles se partagent trente titres de champion. Boston, vingt-quatre victoires en 2006-07, va opérer le plus grand retournement de situation de tous les temps en NBA en gagnant soixante-six matchs en 2007-08. Ce changement est du aux arrivées de superstars comme Kevin Garnett et Ray Allen qui forment avec Paul Pierce l’un des plus incroyables trios de la ligue. Les Celtics, faciles vainqueurs de l’Eastern Conference ont assisté à une terrible bataille sur la côte ouest, où dix équipes avaient un bilan positif. Cela a eu pour conséquence de pousser les GM à renforcer leurs équipes en milieu de saison. Ainsi, Pau Gasol aux Lakers, Shaquille O’Neal aux Suns, Jason Kidd aux Mavericks, Ben Wallace à Cleveland ou encore Mike Bibby à Atlanta ont tous conduit leur nouvelle équipe en playoffs. Si à l’est, Boston a trusté la première place du début à la fin de la saison, il a fallu un extraordinaire Kobe Bryant aux Lakers pour remporter la Western Conference. Elu MVP, Bryant joue le meilleur basket de sa carrière. En playoffs, Boston souffre et dispute un total de vingt-six matchs avant de triompher en Finals face aux Lakers.

 

La saison 2008-09 marque l’avènement de « King James ». LeBron James mène les Cavaliers à la première place de la saison régulière avec 66 victoires et remporte haut la main son premier titre de MVP. Seuls les Lakers, 65 victoires, les Celtics, 62 victoires, et le Magic, 59 victoires, semblent en mesure de pouvoir rivaliser avec la franchise de l’Ohio. Mais en Playoffs, LeBron James, trop seul à Cleveland, s’incline en finale de l’Eastern Conference contre Orlando et son pivot Dwight Howard. Le Magic retrouve les Lakers de Kobe Bryant et Pau Gasol en Finals. KB24 ne va pas manquer une nouvelle occasion de remporter son quatrième titre de champion, le premier sans Shaquille O’Neal. Los Angeles retrouve les sommets après deux échecs en finale…

 

Rebelote en 2009-10 pour les Cavaliers de LeBron James qui terminent facilement en tête de la saison régulière. James est toujours aussi dominateur et remporte son deuxième trophée de MVP. Mais le rêve vire au cauchemar en playoffs avec une élimination prématurée face aux Boston Celtics. Les Celtics iront jusqu’aux Finals mais cette fois les Los Angeles Lakers ne vont pas laisser passer l’occasion de prendre leur revanche. La NBA continue de s’internationaliser avec quatre-vingt-trois joueurs non-américains et un premier propriétaire venu d’Europe, le russe Mikhaïl Prokhorov, qui a racheté les New Jersey Nets. De son coté, Michael Jordan rachète les Charlotte Bobcats et devient le premier ex-joueur à devenir propriétaire d’une franchise NBA.

 

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L’été 2010 est sans doute le plus agité de tous les temps en NBA. De nombreuses stars sont libres de signer où bon leur semble. Un cirque médiatique se forme autour de LeBron James, qui culmine avec un show télévisé d’une heure ou il annonce rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh au Miami Heat. Tous les yeux sont braqués du coté de la Floride pour cette saison et chaque défaite vire au drame. Miami connaît des hauts et des bas mais parvient a se hisser en Finals mais une bande de vieux briscards brise encore les ailes de James. Les Dallas Mavericks de Dirk Nowitzki, Jason Kidd et du fantasque Mark Cuban obtiennent enfin la consécration. Les Cleveland Cavaliers, orphelins de leur joueur vedette, perdent une série de vingt-six matchs consécutifs, record absolu dans toute l’histoire de la ligue. Derrick Rose, le meneur des Chicago Bulls, devient le plus jeune MVP de l’histoire et pourrait faire revivre ses heures de gloire à la franchise de l’Illinois. Une légende quitte les parquets : Shaquille O’Neal raccroche après une carrière de vingt ans. Mais comme en 1998, le lock-out est décrété le 1er juillet 2011, les négociations salariales entre la ligue et les joueurs n’ayant pas abouties…

 

Il faudra attendre le mois de décembre pour voir la situation se décanter. Au final, le nouvel accord entre les joueurs et la ligue ne présente que peu de modifications par rapport à la version précédente. Tel un cadeau de Noel, la saison démarre le 25 décembre et au pris d’un calendrier d’une densité exceptionnelle, la saison ne sera tronquée que de seize matchs par équipe. Ce rythme infernal est-il la cause de l’hécatombe de blessés parmi les stars de la NBA tout au long de l’année ? Peut-être. Sur le plan sportif, la saison s’avère être un mano-a-mano entre Miami et Chicago à l’est et San Antonio et Oklahoma City à l’ouest. LeBron James survole la saison comme à ses plus belles heures avec Cleveland et décroche son troisième trophée de MVP en quatre ans. En playoffs, les espoirs des Bulls sont anéantis dès le premier match face aux Sixers avec la grave blessure de Derrick Rose.

 

Le boulevard est ouvert pour Miami et son trio de stars qui se qualifient pour la finale. A l’ouest, le rouleau-compresseur de San Antonio est stoppé net par la fougue des jeunes loups du Thunder. L’affiche de la finale fait saliver : Miami face à Oklahoma City, et surtout LeBron James opposé à Kevin Durant. Malheureusement pour le Thunder, l’inexpérience de son effectif a été préjudiciable dans les moments clés, là où les vétérans du Heat ont su faire la différence. Miami s’impose par 4 à 1 et LeBron James décroche enfin sa première bague de champion, à l’âge de vingt-sept ans. Il est également couronné MVP des Finals, avant d’aller chercher l’or olympique à Londres. Oui, LeBron James est bien le « King » du basket mondial. En tout cas pour le moment car la saison 2012-2013 promet de nouveaux étincels. Affaire à suivre...

 

 

 

 

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