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C’est en 1946 que l’aventure NBA a démarré, 55 ans après l’invention du basketball par le Dr Naismith. Au fil des années, la ligue est devenue mondialement connue et ses vedettes sont aussi riches et adulées que les stars d’Hollywood. Les matchs sont diffusés dans plus de 200 pays et le All-Star Game est le cinquième événement sportif le plus médiatique du monde. La NBA a également acquis le statut d’une entreprise pesant plusieurs milliards de dollars dotée d’un redoutable marketing. La légende du basket Made in NBA s’est forgée au fil des années derrière des joueurs qui ont su faire rêver des générations entières : George Mikan, le premier « Big Man » de l’histoire, Russell et ses onze bagues de champion, Chamberlain, l’homme de tous les records, Magic, l’inventeur du showtime et tant d’autres… Et bien sûr Michael Jordan, le plus grand, devenu le sportif le plus adulé de la planète dans les années 1990. 

 

Le chapitre précédent : L'histoire de la NBA: Les débuts (1946 à 1956)

 

 

1956 : Le début d’une nouvelle ère. Un joueur de l’Université de San Francisco âgé de 22 ans débarque à Boston : Bill Russell. Il a ébloui le monde entier lors des Jeux Olympiques de Melbourne et arrive au sein de la franchise de Red Auerbach. Les Celtics, meilleure attaque de la NBA se dotent ainsi d’une arme défensive qui sera décisive. Boston se qualifie pour les Finals et pousse les Hawks de Saint Louis au Match 7. Russell survole la rencontre : 19 points, 32 rebonds. Le tir de Bob Pettit à la dernière seconde est manqué, Boston remporte son premier titre, le premier d’une longue série de onze titres en treize ans.

 

Durant toute cette période, les Celtics seront presque intouchables. Douze joueurs, dont Russell, Sam Jones, Bob Cousy ou encore John Havlicek, qui ont porté l’uniforme de Boston entre 1956 et 1969 entreront au Hall of Fame. Russell rend ses coéquipiers meilleurs en étant présent dans tous les compartiments du jeu : il a tourné à plus de 15 rebonds par matchs en carrière et il a probablement effectué plus de contres que n’importe quel autre joueur dans toute l’histoire du basket. Malheureusement, les contres n’étaient alors pas comptabilisés. Sans doute tournait-il à une dizaine de contres par matchs.

 

 

En 1966, Red Auerbach décide de s’arrêter après avoir remporté neuf titres. Bill Russell devient entraîneur-joueur la saison suivante. Il connaît quelques difficultés pour apprendre les ficelles du métier et Philadelphie remporte le titre en 1967. Russell remporte cependant encore deux titres avant de se retirer à l’âge de 35 ans. Boston remporta neuf titres consécutifs de 1958 à 1966, record sans précédent dans toute l’histoire du sport professionnel américain.

 

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Cette domination des Celtics pourrait presque faire oublier un autre géant : Wilt Chamberlain. Après une saison avec les Harlem Globetrotters, Wilt The Stilt tourna pour sa saison rookie à 37,6 points et 27 rebonds de moyenne. Il termina en tête de ces deux catégories statistiques, empocha le titre de Rookie of the Year et le titre de MVP. Tout simplement fabuleux. La saison 1961-62 est d’ailleurs ponctuée par des performances qui resteront sans doute à jamais inégalées. Le 2 mars 1962, Wilt Chamberlain marque 100 points face aux Knicks de New York. Il termine la saison à 50,4 points de moyenne et 25,7 rebonds.

 

La même année, Oscar Robertson réalise un triple-double…sur la saison : 30,8 points, 12,5 rebonds et 11,4 passes décisives. Trois autres titres de MVP suivront pour Chamberlain, ainsi que sept titres de meilleur scoreur, onze de meilleur rebondeur, un de meilleur passeur et neuf de joueur le plus adroit. Wilt the Stilt était un monstre. Ses 2,13m et 125kg le plaçaient hors d’atteinte. Malgré cette suprématie, il ne remporta que deux titres. L’un avec Philadelphie en 1966, l’autre avec les Lakers en 1972, équipe qui restera comme l’une des meilleures de l’histoire. En plus de Chamberlain, l’équipe était composée de Jerry West, Gail Goodrich, Jim McMillan et Pat Riley. Les Lakers ont tourné à 121 points par match et ont remporté trente-trois victoires consécutives au cours de la saison.

 

Après Mikan, Russell et Chamberlain, un quatrième géant est apparu à l’aube des années 1970. Après trois titres universitaires au sein de la meilleure équipe NCAA de tous les temps, UCLA, Lew Alcindor débarque en NBA. Il va tout de suite s’imposer comme étant un joueur intelligent et va battre tous les records de longévité. Il offre le titre aux Milwaukee Bucks dès sa deuxième saison et change de nom pour devenir Kareem Abdul-Jabbar.

 

La NBA est alors bien installée dans la paysage sportif américain, avec ses équipes, ses vedettes, son histoire. Toutefois en 1967 une nouvelle ligue concurrente est créée : l’American Basketball Association, l’ABA. Cette ligue révolutionnera le basketball en réussissant l’association entre sport et spectacle.

 

Peu avant le début de la saison 1972-73, Elgin Baylor raccroche. Le meneur des Lakers, miné par les blessures depuis deux saisons, aura été le premier à taquiner le ciel avec ses envolées somptueuses. Les Lakers sont encore les favoris avec West, Goodrich et Chamberlain, mais les New York Knicks avec le duo Frazier-Monroe seront les plus forts et s’adjugent le titre. Nate Archibald des Kings termine meilleur scoreur avec 34 points de moyenne. Par contre Philadelphie instaure un triste record avec seulement neuf victoires en saison régulière. Chamberlain se retire à la fin de la saison à l’âge de 37 ans mais reste dans le milieu en devenant le coach de San Diego en ABA.

 

En 1974, les Lakers doivent reconstruire. Jim McMillan est échangé contre Elmore Smith de Buffalo. Bob Mc Adoo des Braves de Buffalo termine meilleur marqueur avec 30,4 points de moyenne mais le titre revient aux Celtics. L’alchimie entre anciens (Havlicek, Silas) et jeunes pousses (JoJo White, Cowens) a bien fonctionné. En finale face à Milwaukee, Tom Heinsohn tente un coup de poker magistral en faisant jouer l’intérieur Cowens au poste d’ailier lors du Match 7. Victoire 102 à 87 pour les Celtics.

 

En 1974-75, Golden State remporta le titre 4-0 face à Washington au terme d’une saison sans saveur.

 

L’année suivante Larry O’Brien remplace Walter Kennedy aux commandes de la ligue. Cette saison sera celles des révélations. Phoenix découvre une perle : l’ailier fort Alvin Adams. Avec 19 points, 9 rebonds et 5 passes décisives de moyenne, il est élu Rookie of the Year. Kareem Abdul-Jabbar quitte quant à lui les Bucks pour le soleil californien des Lakers. Les Celtics remportent à nouveau le titre, 4-2 contre les Phoenix Suns.

 

Au milieu des années soixante-dix, Julius Erving, la star de l’ABA, se brouille avec le propriétaire des New York Nets, l’équipe dont il est la vedette. Il signe alors avec les Philadelphia 76ers en NBA pour six millions de dollars, ce qui précipitera la fin de la ligue. Philadelphie se qualifie directement pour la finale 1977 mais perd en six matchs face à Portland, emmené par un pivot blanc aux allures de baba-cool, Bill Walton. Il sera élu MVP des Finals.

 

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La trente-deuxième saison de la NBA sera remportée par les Washington Bullets, 4-3 face à Seattle. Le pivot Wes Unseld est élu MVP des Finals. Cette saison aura été marquée par la suspension de Kareem Abdul-Jabbar pour avoir frappé Kent Brenson, le rookie des Bucks.

 

Les Sonics, finalistes malheureux en 1978, veulent enfin remporter un titre. Ils s’imposeront lors d’une revanche face aux Bullets 4 à 1. George Gervin des Spurs de San Antonio est pour la troisième année consécutive meilleur scoreur. Mais les regards se portent plutôt vers la NCAA où deux joueurs se livrent une lutte acharnée : Larry Bird d’Indiana State et Earvin Johnson de Michigan State. Ce dernier offre à lui seul le titre à son université.

 

Les années 1970 n’auront finalement pas été dominées par une seule et même équipe. Huit équipes différentes sont devenues championnes en dix ans. Cependant, une hiérarchie va rapidement se dessiner dans les années 1980 avec une rivalité entre les Lakers et les Celtics.

 

 

 

 

 

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