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Sur la photo, Larry Bird (Celtics Boston) et Magic Johson (Los Angeles Lakers)

 

C’est en 1946 que l’aventure NBA a démarré, 55 ans après l’invention du basketball par le Dr Naismith. Au fil des années, la ligue est devenue mondialement connue et ses vedettes sont aussi riches et adulées que les stars d’Hollywood. Les matchs sont diffusés dans plus de 200 pays et le All-Star Game est le cinquième événement sportif le plus médiatique du monde. La NBA a également acquis le statut d’une entreprise pesant plusieurs milliards de dollars dotée d’un redoutable marketing. La légende du basket Made in NBA s’est forgée au fil des années derrière des joueurs qui ont su faire rêver des générations entières : George Mikan, le premier « Big Man » de l’histoire, Russell et ses onze bagues de champion, Chamberlain, l’homme de tous les records, Magic, l’inventeur du showtime et tant d’autres… Et bien sûr Michael Jordan, le plus grand, devenu le sportif le plus adulé de la planète dans les années 1990. 

 

Les chapitres précédents : L'histoire de la NBA: Les débuts (1946 à 1956)L'histoire de la NBA: L'ère des titans (1957 à 1979)  

 

 

Bird et Johnson vont dominer les débats dès leur saison rookie. Boston passe de vingt-neuf victoires en 1979 à soixante-et-une en 1980. Mais Dr J. alias Julius Erving va leur barrer la route de la finale. L’arrivée de Magic aux Lakers semble redonner une seconde jeunesse à Abdul-Jabbar qui effectue une des meilleures saisons de sa carrière. La finale restera dans les annales comme l’une des plus belles de l’histoire. Malgré une blessure lors du cinquième match, Kareem reviendra avec un strapping pour marquer un total de quarante points.

 

 

Lors du sixième match, le 16 mai 1980, Kareem Abdul-Jabbar est forfait. Sa blessure à la cheville est trop vive. Magic jouera alors un quart-temps pivot, un autre ailier fort, et un autre meneur. Les Lakers empochent le titre sur une victoire 123 à 107 avec 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives de Magic.

 

En 1981, Larry Bird remporte son premier titre, le treizième des Celtics. Les arrivées de Robert Parish et l’apport du rookie Kevin McHale seront décisifs. Pourtant, c’est Cedric Maxwell qui sera élu MVP des Finals. Magic ne jouera que 37 matchs en raison d’une blessure et les Lakers quittent les playoffs dès le premier tour face à Houston.

 

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L’année suivante, Moses Malone devient pour la troisième fois en quatre ans le meilleur rebondeur. Gervin est à nouveau meilleur scoreur. Sus la houlette de Pat Riley, les Lakers remportent le titre face aux Sixers.

 

En 1982-83, Julius Erving est enfin récompensé. Philadelphie remporte douze matchs sur treize en playoffs dont un cinglant « sweep » en finale face aux Lakers. Les blessures de McAdoo et Worthy au cours des Finals ont sans doute fait pencher la balance mais les Sixers étaient les plus forts. L’arrivée de Moses Malone à Philadelphie a sans doute été un élément déterminant.

 

La saison 1983-84 verra enfin les Celtics affronter les Lakers lors d’une finale inoubliable. Les Celtics l’emportent 4 à 3 et Bird est couronné MVP.

 

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En 1985, les Lakers auront leur revanche et s’imposent en six matchs. Cette victoire met fin à huit défaites des Lakers en Finals face à Boston. Autre grand moment de la saison, les arrivées d’Akeem Olajuwon à Houston et de Michael Jordan à Chicago. Le Chicago Stadium est déjà sous le charme. Jordan termine avec 28,2 points de moyenne par match et est élu Rookie of the Year.

 

L’année 1985-86 ne verra pas l’éclosion de Jordan, longtemps blessé. Les Celtics remportent leur seizième titre avec un Larry Bird au sommet de son art. Il tourne à 24 points, 9,7 rebonds et 9,4 passes décisives en playoffs. Dominique Wilkins alias « The Human Highlight Film » termine meilleur marqueur avec 30,3 points.

 

Un grand classique clôture la saison 1986-87 : Lakers contre Celtics bien sur. Magic survole cette fois-ci les débats. Déjà MVP de la saison régulière, il sera également MVP des Finals après avoir tourné à 26,2 points et 13 passes décisives de moyenne. Mais un autre joueur a fait parler de lui lors de la saison. Avec 37,1 points de moyenne Michael Jordan empoche le titre de meilleur marqueur.

 

L’année suivante, Jordan remporte à nouveau le titre de meilleur marqueur avec 35 points par match. Mais Chicago s’incline en demi-finale de conférence face aux Pistons de Detroit. Les Pistons ne pourront cependant pas empêcher un nouveau titre des Lakers, leur cinquième en huit ans. A la fin de cette saison, un joueur de légende range les sneakers au placard après de 22.000 points et des centaines de dunks mémorables, Julius Erving.

 

En 1989, les Lakers s’inclinent lourdement en finale face aux Pistons d’Isiah Thomas, Joe Dumars, Bill Laimbeer et Dennis Rodman. Kareem Abdul-Jabbar profite de ses derniers instants sur un parquet, il tire sa révérence après 20 saisons, 1815 matchs, 44.149 points dont 38.387 en saison régulière et six bagues de champion.

 

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En 1990, Detroit réussi le doublé. Les « Bad Boys » comme ils sont surnommés imposent leur style défensif et remportent les Finals aux dépends des Portland Trail Blazers de Clyde Drexler, sur le score de 4 à 1.

 

L’année suivante marque le début d’une nouvelle dynastie, celle des Bulls de Michael Jordan et Scottie Pippen. Attendu depuis plusieurs saisons, le succès arrive donc en 1991. Jordan marquera 31 points de moyenne lors des Finals et effectuera 11 passes décisives par match.

 

Puis ce sera au tour des Blazers de subir la loi des hommes de Phil Jackson, et en 1993 aux Suns du MVP Charles Barkley au terme d’une finale très accrochée remportée 4 à 2 par Jordan et les siens sur un tir à la dernière seconde de John Paxson. Entre temps, en 1992, Larry Bird se retire après la victoire de la « Dream Team » aux Jeux Olympiques de Barcelone.

 

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Le 6 octobre 1993, la star la plus adulée de la planète, Michael Jordan, quitte également les parquets suite à l’assassinat de son père. Il se lancera dans le base-ball sans connaître la réussite, et fera une apparition au cinéma aux côtés de Bugs Bunny dans le film Space Jam.

 

Les titres 1994 et 95 sont remportés par les Houston Rockets d’Hakeem Olajuwon. Difficilement face aux Knicks (4-3), plus aisément face au Magic d’Orlando (4-0), équipe comportant dans ses rangs le nouveau Chamberlain, Shaquille O’Neal. Jordan fait son retour dix-sept matchs avant la fin de la saison régulière et permet aux Bulls d’atteindre les demi-finales de conférence.

 

En 1995 tout le monde se demande si Jordan pourra revenir à son meilleur niveau. La réponse ne se fera pas attendre. Les Bulls enregistrent l’arrivée de Dennis Rodman et remportent soixante-douze victoires, record absolu, effaçant des tablettes la magnifique saison 1971-72 des Lakers. Jordan remporte les titres de meilleurs joueurs, MVP de la saison régulière, MVP des Finals face à Seattle et MVP du All-Star Game, et termine meilleur scoreur pour la septième fois de sa carrière. Cette saison marque aussi l’expansion de la NBA hors des frontières américaines. Deux franchises sont créées au Canada, à Toronto et Vancouver.

 

Pour les cinquante ans de la NBA, les Bulls remportent leur cinquième titre en battant les Jazz d’Utah en finale par 4 à 2 sur un ultime panier de Michael Jordan. Les Bulls remportent soixante-neuf matchs égalant ainsi la performance des Lakers version 72′. Une cérémonie commémorative sera organisée en l’honneur des cinquante plus grands joueurs de l’histoire de la ligue lors du All-Star Game.

 

 

La saison 1997-98 marque le second Three-Peat des Bulls qui battent Utah en finale 4 à 2. Malgré des matchs accrochés, les Bulls ont toujours fait la différence dans les derniers instants du match. Jordan tire sa révérence pour la deuxième fois avec une sixième bague de champion. Rodman et Pippen quittent également le navire Bulls. La fin du règne de Chicago est arrivée. Un rookie fait également parler de lui. Il se nomme Tim Duncan et évolue à San Antonio. Avec David Robinson à ses cotés, il va emmener les Spurs vers les sommets.

 

 

 

 

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