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Comment définir exactement la notion de franchise player ? Alors que Stan Van Gundy affirmait il y a quelques jours qu’il n’y en avait pas plus de 10 dans toute la ligue, et que John Wall n’en faisait pas partie, il est intéressant de se poser cette question, car le meneur des Wizards a clairement transformé la franchise de Washington depuis son retour.

 

Si un franchise player doit être une star qui n’a besoin de personne d’autre pour gagner, LeBron James peut-il aussi être considérer comme un franchise player ? Ce serait pourtant une ineptie que de dire qu’il ne l’est pas (dans ce cas Michael Jordan ne l’était pas non plus). John Wall n’a que 22 ans, il ne faut pas l’oublier, il affiche un PER très correct de 17.16, et on ne peut pas clairement affirmer qu’il est hyper bien entouré aux Wizards.

 

En prenant ces paramètres en comptes, l’ancien coach du Magic a insi nuancé ses propos auprès de CSNWashington.com :

 

« J’ai dit ça : ‘John Wall est un mec talentueux, un très bon joueur. Mais je ne pense pas que ça suffise pour bâtir une franchise autour de lui. Je ne pense pas qu’il puisse être votre meilleur joueur. Vous avez besoin d’un gars meilleurs que lui, ou au moins deux autres de son niveau, pour gagner’. Pour moi ce n’est pas négatif. Je n’ai pas dit ça pour le critiquer. Je crois que certaines personnes l’ont pris comme ça. Je ne le considère pas comme un franchise player parce que (un peu comme Rajon Rondo), je ne le vois pas dans ce rôle, même s’il a le niveau All-Star. Il n’est pas un assez bon shooteur, et n’est pas un scoreur assez régulier. [...] En NBA, votre franchise player doit être un gars, qui quand il touche la balle dans les derniers moments d’une rencontre, va vous apporter presque à coup sûr, un panier. Je ne pense pas que John Wall en soit à ce point actuellement. Cela va peut-être changer, mains je ne le crois pas. »

 

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SVG a bien fait de mettre de l’eau dans son vin. En effet, dans la NBA d’aujourd’hui, plus personne n’emmène son équipe vers la victoire, seul. Il n’y a qu’à voir les rosters des deux dernières équipes finalistes, l’an passé. Cependant, la deuxième partie de son discours semble plus juste et vérifiable, et ce sont forcément des éléments à prendre en compte dans la renégociation de son contrat l’été prochain. Mérite-t-il le salaire max ? Sûrement, mais ça pourrait venir vite.

 

De plus, il a prouvé cette saison que les Wizards ne pouvaient clairement pas se passer de lui. Il est donc clair que Washington ne peut pas le perdre, et donc, lui proposer autre chose qu’un contrat max, ne serait-il pas trop risqué ? L’été devrait donc être plutôt intéressant, pour nous apporter des réponses.

 

 

 

 

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