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Les Wizards pointaient à 3 victoires pour 23 défaites en début de saison et ne sont maintenant plus qu'à une seule victoire de la 9ème place à l'Est. Si les playoffs sont bien sur hors de portée, ils affichent de belles promesses en vue de la saison prochaine. Les raisons de ce retournement de situation sont multiples mais la première s'appelle John Wall. Le meneur a transformé son équipe dès son retour, affichant désormais les meilleurs chiffres de sa carrière NBA, en jouant quasiment 5 minutes de moins que la saison passée !

 

Joueur explosif s'il en est, John Wall a surtout ajouté une corde à son arc l'été dernier, le tir extérieur. Percutant, vif comme l'éclair, Wall savait qu'il devait travailler cet aspect de son jeu pour passer un cap. Alors il s'est notamment tourné vers Rob McClanaghan, qui avait par le passé travaillé avec Derrick Rose ou encore Russell Westbrook, des joueurs au profil similaire à Rose. Premier chantier, l'envie de tenter sa chance.

 

"Avec John, vous n'aviez qu'à passer sous l'écran, car il ne shootait pas" indique-t-il dans le Washington Post. "Je lui ai dit, 'je sais que tu peux mettre des shoots, mais cela ne sert à rien si tu ne les tentes pas. Je ne veux pas que tu prennes 30 tirs par match mais si tu as un tir ouvert sur l'aile, tu dois le prendre'. Cette année encore parfois, il ne tentait pas sa chance et je devais lui rappeler, je lui disais 'tu peux le faire, tu as travaillé trop dur pour ne pas tenter ces tirs'."

 

Sa blessure de début de saison a malheureusement retardé sa mise en route, et pour retrouver sa confiance, John Wall s'est d'abord reposé sur ses acquis. Mais ces derniers temps, son shoot devient plus précis comme il l'a prouvé face à Memphis, une des défenses les plus dures de la ligue, en claquant 47pts, signant plusieurs tirs extérieurs.

 

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"C'est juste de la confiance" confirme-t-il. "Si j'en rate quelques-uns, je ne baisse pas les bras. Les équipes passent sous les écrans pour voir si je peux les réussir et ensuite ajustent leur défense si c'est le cas."

 

A la manière d'un jeune Tony Parker, John Wall essaient donc d'étendre son champ d'action, pour constituer un véritable casse-tête pour les défenses adverses.

 

"C'est difficile" consent Lionel Hollins, coach des Grizzlies, "car c'est un des meilleurs pour traverser le terrain, aller au cercle et finir ses actions. Donc vous essayez de l'empêcher de jouer sur le drive, mais s'il rentre ses tirs vous devez monter sur lui, ce qui rend la chose très compliquée."

 

Au sein d'une jeune √©quipe des Wizards, John Wall continue donc de progresser ann√©e apr√®s ann√©e et les effets sur le jeu de son √©quipe sont √©vidents. Il rentre ainsi 45% de ses tentatives (42 l'an dernier) dont 30% de ses tirs √† 3pts, lui qui restait sur un horrible 3/42 dans l'exercice la saison derni√®re ! Il perd √©galement moins de ballons (3.5 contre 3.9 la saison derni√®re). Le nouveau John Wall, au jeu plus √©pur√© est donc arriv√©. On a h√Ęte de le voir sur une saison compl√®te la saison prochaine, pour voir si cette talentueuse √©quipe des Wizards aura une chance de se m√™ler √† la lutte pour les playoffs.

 

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