320344 10150903354046167 110654558 n

 

Voilà la principale préoccupation des Américains avant les Jeux Olympiques. Ou plutôt celle des observateurs, car les joueurs et le staff ne s'inquiètent absolument pas de ce "problème".

 

Le constat est vite fait. Les Américains ne comptent que trois intérieurs de métier, dont un seul pivot (Tyson Chandler), un joueur qui n'a jamais joué contre des professionnels (Anthony Davis) et un poste quatre fuyant (Kevin Love). Cela pourrait paraître très léger au moment d'aborder la plus difficile des compétitions internationales, et des problèmes pourraient intervenir lorsque la triplette espagnole Pau Gasol-Marc Gasol-Serge Ibaka, ou encore la triplette brésilienne Nenê-Anderson Varejao-Tiago Splitter se présentera.

 

Pourtant, Jerry Colangelo balaie d'un revers de la main le célèbre précepte pourtant américain, "You can't teach size" sur Yahoo! Sports.

 

"Écoutez, peut-être que je me trompe, mais je ne crois pas que ce soit un problème. Je préfère la polyvalence, les qualités athlétiques et la rapidité. Tout cela vaut mieux que la taille. La taille seule ne fait pas gagner."

 

A l'heure où l'équipe de France ressasse sans arrêts l'absence de Joakim Noah et ses 2m11, on ne se pose pas ce genre de question chez les Américains. Certes, on ne trouve pas de phénomènes physiques tels LeBron James, Kevin Durant ou encore Andre Iguodala pouvant largement tenir le poste quatre en équipe de France. Mais tout de même. Rien que d'aborder le sujet a le don d'agacer Mike Krzyzewski.

 

"Ça commence à devenir énervant de devoir répondre à cette question sur nos big men. On fait avec les joueurs que nous avons. Pourquoi parle-t-on des joueurs que l'on n'a pas au lieu de parler de ceux que l'on a ?"

 

La liste des absents fait froid dans le dos : Dwight Howard, Chris Bosh, Blake Griffin, LaMarcus Aldridge. Bosh et Howard, présents à Pékin, avaient mis quelques matchs à rentrer dans le moule, mais avaient causé quelques dégâts. Mais on se souviendra tout de même qu'au Mondial 2010, les USA ont remporté le titre avec pour pivot titulaire, Lamar Odom.

 

Ce soir, face au Brésil, les Américains vont devoir apporter quelques éléments de réponse face à une des raquettes les plus denses des Jeux. Le premier vrai test grandeur nature pour les Américains en somme. Une bonne façon de s'étalonner, à moins de deux semaines des Jeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour à l'accueil