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Deux ans après avoir frappé l’ensemble de la sphère NBA par son incroyable parcours avec les Knicks, baptisé la « Linsanity », Jeremy Lin observe que sa carrière ne profite plus de la même rampe de lancement sur laquelle il avait été propulsé à Gotham City. Alors que les dirigeants des Houston Rockets semblent propices à l’échanger au plus offrant, le meneur back-up de l’écurie texane se prépare à l’éventualité d’un nouveau départ vers une autre franchise, l’idée d’un retour dans la Big Apple ne lui déplaisant pas…

 

Attraction phare de l’année 2012 en NBA, relayée dans le journal télévisé de nombreux pays autour du globe, Lin est passé du statut du parfait inconnu à celui de phénomène irrésistible. Relatant hier ses souvenirs avec le journaliste Marc Lamont Hill du Huffington Post au cours d’une interview, le joueur d’origine taïwanaise de 25 ans a fait part de ses sentiments exaltés entre passé et futur.

 

  »Je me rappelle qu’après le match face aux Nets, je versais des larmes de joie sous la douche. Je me disais, ‘Mec, ils (les Knicks) ne peuvent pas me couper. Ils doivent me garder. Après ça, ils doivent me garder’ « , fait référence Jeremy Lin après avoir rendu une fiche statistique époustouflante de 25 unités ce soir-là, opposé directement à Deron Williams.

 

Cependant, au cœur de cette vague médiatique incontrôlable qui a entremêlé l’admiration soutenue et la moquerie cinglante des fans, Lin avoue avoir douté plus qu’à n’importe quel instant de sa jeune existence. Un aveu qui dénote le dépassement fulgurant de sa simple condition de joueur, une « starification » forcée ayant véritablement changé le regard qui était posé sur sa personne.

 

« Je ne crois pas m’être senti à l’aise durant toute cette période. … Après le match contre les New Jersey Nets, j’ai dit à mon frère et à ma sœur, ‘J’espère vraiment que je ne serai pas titulaire au prochain match car ça va faire beaucoup trop d’un coup’. Je dirais que toute cette hype a été exagérée et a créée un effet de mode. »

 

Ainsi, bien que les Knicks eurent décidé de s’en séparer à la fin de cette même saison, Jeremy Lin ne se dit pas rancunier et serait séduit par faire un come-back sur les terres sublimatoires qui l’avaient révélé au grand jour.

 

 

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« Oui, bien sûr (que j’aimerais retourner chez les Knicks). J’ai toujours dit que les supporters new-yorkais m’avaient encensé comme personne auparavant, chose que je n’ai pas oubliée et dont je suis toujours aussi reconnaissant. »

 

Dès lors, voyant son aura baisser et retomber dans une certaine normalité, ce-dernier affichant par ailleurs des stats en berne par rapport à son année précédente dans le Texas, Jeremy Lin peut nourrir quelques craintes légitimes à l’approche de la free agency. De plus, un retour à New York ne serait aucunement garanti à présent vu les nouvelles directives affichées par Phil Jackson et Derek Fisher dont la marge de manœuvre financière sera très limitée durant le mercato estival.

 

Après tout, que le meneur positivise comme il a l’air de le faire maintenant : il n’y a pas si longtemps, il se tenait au bout du bout du banc des Warriors et se faisait jeter de ville en ville sans que personne ne daigne le regarder dans les yeux. Lin n’en demeure pas moins un bon joueur de basket dont la vitesse et le shoot seraient à même de toujours susciter l’attention de plusieurs équipes en quête d’une plus grande profondeur de banc. Pas un élément calibré pour le titre de MVP, pas un meneur d’élite comme la « Linsanity » en avait furtivement donné l’illusion,  mais un joueur intelligent, focalisé sur le collectif et la victoire.

 

 

 

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