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Le choc de la soirée entre deux des finalistes de Conférence de l’an dernier n’aura finalement duré que deux quart-temps et demi, le temps pour les Pacers de prendre la mesure de leur adversaire du soir pour mieux lui marcher dessus. Stephenson termine en triple-double, et Indiana continue son impressionnante série de victoires.

Comme on pouvait s’y attendre, ce match est loin d’être une opposition de styles. Memphis comme Indiana sont réputées pour être de grosses défenses et ce n’est pas le premier quart-temps qui fera mentir cette affirmation. Chaque panier est obtenu au bout d’une lutte intense, et aucune des deux équipes ne montre de signes de faiblesse. Roy Hibbert intimide et repousse dans la peinture, mais les Grizzlies insistent sur le poste jusqu’à ce que Randolph puis Gasol parviennent à trouver la faille. Un bon passage de Luis Scola en fin de quart-temps permet toutefois à Indiana de prendre un léger avantage, 23 à 16.

 

Le deuxième quart est tout aussi disputé, mais on sent tout de même que Memphis doit lutter pour aller chercher ses paniers tandis que les Pacers peuvent compter sur un homme aussi providentiel qu’innatendu : Lance Stephenson. Le prodige des playgrounds de Coney Island ramène toute sa science et sa malice de la rue pour dominer outrageusement Tony Allen. Fidèle à lui-même, Stephenson se prend même une technique pour avoir feinté d’envoyer la balle dans la tête de son adversaire direct, chose à quoi il répond par deux assists successives. A la mi-temps, les Pacers ont conservé leur avantage acquis lors des douze premières minutes et ils peuvent remercier Born Ready, qui a posé 8 points, 9 rebonds et 8 passes en seulement 19 minutes passées sur le parquet.

 

Au retour des vestiaires, le scénario ne change pas : Indiana domine au rebond, tire parti de la moindre balle perdue par les Grizzlies, mais Memphis s’accroche tant bien que mal, portés par un bon Marc Gasol, qui score loin du cercle à défaut de pouvoir s’en rapprocher. Pourtant, ce sont bien les Pacers qui creusent l’écart. Comment? En défendant encore plus dur, et en attaquant encore plus proprement. L’écart grimpe jusqu’à 15 points en milieu de quart-temps, les Grizzlies manquent cruellement de solutions face à l’armada d’Indianapolis. Marc Gasol s’énerve tout seul, David Joerger crame ses temps morts comme Snoop crame ses joints, mais rien n’y fait. Tony Allen perd à son tour ses nerfs, enchaîne les fautes stupides. On voit alors mal comment Memphis pourrait lutter face à des Pacers tout simplement trop forts pour eux, d’autant que Paul George commence à se réveiller. 72-55 Indiana à la fin du troisième.

Et une fois que Paul George sort de son lit, ça fait mal. S’il a un bon shoot, il le rentre. S’il n’a pas de bon shoot, il va provoquer une faute et se fait justice sur la ligne. Indiana passe un run de 17-3 à cheval sur les deux quarts, dont 15 points de leur ailier all-star, et les Grizzlies approchent désormais les 30 points de retard. Stephenson parachève son triple-double, on voit même Luis Scola défendre. C’était bien trop pour des Grizzlies qui luttaient déjà suffisamment pour marquer sans devoir affronter en plus des role players déchaînés. Joerger décide d’arrêter les frais, les remplaçants finiront ce combat perdu d’avance.

 

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Indiana s’impose finalement 95-79, et est donc plus que jamais leader à l’Est avec 8 victoires en autant de matches. Les Pacers étaient en mode rouleau compresseur et Memphis, pourtant finaliste à l’Ouest l’an dernier, n’a tout simplement pas fait le poids. Lance Stephenson aura bien lancé les siens et termine avec un quadruple-double du ghetto, 13 points – 11 rebonds – 12 passes – 18 insultes à ses adversaires. Paul George a lui su mettre un coup d’accélérateur pour enterrer définitivement les espoirs des Grizzlies, il plante 23 points à 9/16. En face, rien de notable tant Memphis aura souffert pendant 48 minutes. La machine de guerre Indiana est toujours invaincue, et elle fait de plus en plus peur.

 

 

 

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