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Le 15 Septembre 1982 fut un grand jour pour les fans des 76ers. Harold Katz, nouveau propriétaire de la franchise, annonçait l’arrivée de Moses Malone, MVP de la saison précédente, à Philly. En retour, les Sixers envoyaient aux Rockets Caldwell Jones et un futur 1er tour de draft.

 

L’équipe de l’époque n’arrivait pas à franchir un cap, toujours battus par les Lakers ou les Celtics en finale ou en finale de conférence. En associant Moses Malone et Julius Erving, les deux derniers MVP se retrouvaient sous le même maillot (Dr. J l’avait été en 1981). Rajoutez Andrew Toney, Maurice Cheeks et Bobby Jones, et nous voilà avec une véritable dream team. Le staff des 76ers envoyait un signe fort à toutes les autres équipes NBA. Cette année, le titre serait pour eux ! La réalité du terrain confirmera ce message. Après une saison magnifique à 65 victoires pour seulement 17 défaites, Philly terminera en effet avec le meilleur bilan NBA et Moses Malone (24,5 points et 15,3 rebonds) fut élu MVP pour la troisième fois de sa carrière.

 

« Fo’, Fo’, Fo’! » C’est ce qu’annonçait fièrement le pivot des Sixers 83′ avant le début des playoffs, garantissant que l’équipe de Philadelphie remporterait chacune de ses séries par un sweep avant d’être champions (à l’époque, les deux vainqueurs de division étaient directement qualifiés pour les 1/2 finales de conférence et n’avaient donc que trois tours à passer pour gagner le titre). A peu de choses près, Moses Malone aurait eu raison. Seule une défaite contre les Bucks en finale de conférence vint entâcher cette prédiction qui se tranforma ainsi en « Fo’, Fi’, Fo’! », après que les Sixers aient sweepé les Lakers en finale NBA. Malone fut élu MVP des finales et son numéro 2 fut retiré des Sixers quelques années plus tard.

 

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Aujourd’hui, cela fait 30 ans jour pour jour que Moses Malone est arrivé. Depuis, la franchise n’a plus gagné un titre. Elle n’a plus non plus connu depuis, un nouveau pivot de l’envergure d’un hall of famer comme Malone ou Chamberlain l’étaient. Si l’on excepte le titre de 1955, où les Sixers étaient alors les Syracuse Nationals, l’équipe de Philadelphie n’a remporté que deux titres dans son histoire, l’un avec Wilt Chamberlain en 1967, et l’autre avec Moses Malone en 1983, les deux pivots les plus dominateurs de l’histoire de la ville de l’amour fraternel. Dikembe Mutombo a pourtant bien essayé de suivre la lignée de ses aînés, mais il était un cran en dessous des deux autres, et en 2001, aux côtés d’Allen Iverson, il ne put pas dépasser le stade des finales NBA où les 76ers perdirent 4-1 face aux Lakers.

 

Andrew Bynum doit avoir pensé à tout ça depuis son arrivée à Philly. Et même s’il est peu probable que les 76ers gagnent le titre dès cette année, il sait qu’il devra aller loin en playoffs, s’il veut faire partie des légendes de Philadelphie. A lui de montrer qu’il a l’âme d’un franchise player, et qu’il est capable d’aller chercher le trophée Larry O’Brien dans les années à venir. Les fans des 76ers n’attendent que ça !

 

 

 

 

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