astou.jpgLe talent au service de la bonne cause.

 

Astou Ndiaye, une des plus grandes joueuses de l'histoire du basketball Africain en général et Sénégalais en particulier: championne WNBA, championne d'Afrique, championne d'Italie etc ...Essayons de la suivre du goudron de l'ASCFo au banc de Utah State University ..

 

 

 

 

Astou Ndiaye, rapidement si vous voulez résumer votre carriére sportive ?

 


"Bonjour à toute la famille de Senebasket. Ma carrière sportive  a été tout sauf courte, MachAllah.  Ce n’est pas facile à résumer mais je vais essayer s’il y a un trou quelque part Google fera l’affaire.

 

J’ai commencé à jouer  tard  en 1986 quand j’avais 13 ans a l’ASCFO quand une copine de classe et joueuse de L’AS C Fonctionnaire au temps  Fatoumata Fall aka “Diablesse” m'a dit tu es assez grande pour ton âge je sais que notre entraineur Abass va t’adorer. Je l’ai suivi à l’entrainement au playground du  Lycée John Fitzgerald Kennedy le lendemain. Le premier jour a été très intéressant et  ça ne m’a pas pris trop longtemps pour que je commence à compétir avec les minimes, cadettes et ensuite senior. En l’espace de 4-5 ans j’ai été sélectionnée en équipe nationale et eu l’honneur de jouer avec les  Marthe NDiaye, Anne Marie Diokh, Mame Maty, Nathalie, Cogna Diène, Minia, Feu Adama Diop, Adama Diakhate, Ndouty Ndoye, Oulimata Ndao et tous les autres qui ont été exemplaires durant ma première campagne. Des souvenirs extraordinaires! Et depuis lors j’ai eu à gagner beaucoup d’autres CAN et à participer à des compétitions internationales qui m’ont beaucoup apporte sur le plan expérience".

 

 

Votre chance c'est d'avoir pu décrocher cette bourse aux USA ?

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"Rectification ma chance c’est d’avoir eu des parents et des dirigeants a l’ASCFO plus particulièrement Feu Président Ibrahima Diagne (Presi) qui m’ont mis dans la tête que l’école doit être une  priorité a ce stade de ma vie et que sans diplômes la vie serait un peu plus difficile. Je n’oublierais surtout pas aussi mes autres dirigeants comme  Pa Khoudeur Sylla, Pa Diatta, Tapha Ba, Ousmane Ba, Ismaila Ndongo pour nommer juste quelques-uns qui nous ont soutenus sans demander rien en retour. Un Grand merci à eux parce que je sais que sans eux ce n’aurait pas été possible pour moi d’avoir eu une telle carrière.

 

La bourse Américaine a juste  été une récompense divine qui faisait partie de mon destin, car deux ans avant, j’ai eu une offre d’aller jouer en France et de terminer ma 1ere et terminale en Europe. Je remercie le bon Dieu de la bonne décision que ma famille m’a aidé à prendre en ces temps la car je me rappelle toujours combien j’ai été excitée quand les dirigeants du club français sont venus chez nous au Point E. Je suis ravie d’avoir opté pour l’expérience universitaire Américaine, pas de regret".

 

 

Quels conseils  pouvez-vous donner aujourd'hui aux jeunes sénégalais qui rêvent d'aller un jour étudier et pratiquer le basket aux USA ?

 

 

"Chers frères et sœurs il faut finir le lycée au moins et sachez que  sport et études vont de pair ici et il n’y a pas d’autre moyens. Si un jeune pense qu’il/elle a ce qu’il faut pour continuer une carrière universitaire aux Etats Unis il faut que les entraineurs aient la possibilité de voir le joueur s’ils ne viennent pas en Afrique (il y en a qui viennent). Il faut faire de telle sorte d’avoir en cd ses propres matchs qui sont de bon niveau et les garder (Ceci doit être un match récent dans lequel le joueur a  eu un bon rendement et que ses capacités soient très visibles). La plus petite  bourse Américaine qu’un élevé qui veut faire du sport-études  peut s’octroyer a une valeurs d’environ 4 millions de francs CFA ( ce chiffre est minimum) et  encore une fois  pour qu’un entraineur se décide de prendre un joueur ou  une joueuse Africain ou Européen, c’est une grande décision pour eux car cela leur coute des fois 2 fois plus qu’une joueuse Américaine. L’étranger qui vient intégrer l’université avec tous les ajustements sociaux, culturels, économiques, linguistiques pour en nommer quelques-uns. Il/elle doit être un peu plus prête que ce qu’on voie dans beaucoup de cas. Car ce qui ce passe c’est que la plupart des joueuses et joueurs perdent  une année a deux de leur 4 ans qu’ils/elles ont à competir avant de s’adapter ce qui n’est pas toujours bénéfique pour l’école. La Solution est: plus de focus dans l’anglais durant le lycée quand on est au pays et si c’est possible financièrement  passer 1 ou 2 ans au Centre Culturel Américain: pas British j’ai  bien dis au C.C.A. grande différence.

 

Cela peut BEAUCOUP aider et immédiatement après le lycée essayer de quitter cela signifie que durant la terminale il faut taper a toutes les portes que l’on connaît pour être connecte avec des coaches. Une chose importante est que dépendant de la division dans laquelle  l’école ici  joue, toutes les compétitions officielles dans lesquelles la joueuse participe ou bien même toutes années académiques et universitaires sont des facteurs de non-qualification: cela décidera combien de temps le jeune pourra  être couvert par une bourse sportive.  En d’autres termes toutes les activités académiques ou sportif que le jeune entreprendra après la terminale  va affecter  (pas toujours positivement) le nombre d’année qu’elle/il peut competir  ici durant les 4 ans permis. En bref c’est un peu les règles qui régissent la NCAA (National Collegiate Amateur Association) et celle-ci sont très complexes.

 

 

Les Africains sont de plus en plus nombreux à venir jouer aux Etats-Unis. Par contre, ils ont plus de difficulté à rentrer en Afrique pour jouer avec les équipes nationales…

 

 

" La seule explication que j’ai à ce propos est que les compétitions Africaines “tombent” toujours à des moments pas favorables pour un étudiant ici aux Etats Unis. Les pays Africains qui participent, les organisateurs  et la Fiba Afrique doivent prendre cela en considération. L’école commence habituellement en Aout pour finir en Mai, il y a des vacances très brefs au mois de Décembre et ce scenario est à peu près le même pour les professionnelles qui doivent être dans leurs équipes à la fin de l’été aussi. Donc si tous les expatries n’arrivent pas à se libérer, cela ne fait qu’affaiblir le niveau des campagnes africaines. J’ai été étudiante durant ma carrière mais cela fait des années que cela se passe comme ça, mais rien n’est fait à ce propos. Est-ce que les européens et les Américains ont ce problème? Non du tous leurs compétitions “tombent” la majorité du temps durant des vacances scolaires ou bien à la fin ou au début des saisons sportives. Cela demande de l’organisation, de la compréhension et de l’entente entre  les instances dirigeantes et les athlètes".

 

 

Vous aidez les gens par le biais de votre Association. Pouvez-vous nous parler de l’AOAAD ?

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"AOAAD  a été créée pour combattre une  triste réalité. Depuis quelques générations, nos basketteurs et basketteuses abandonnent l’école très tôt pour différentes raisons. AOAAD a été créée pour épauler les jeunes durant ces moments et les aider avec les moyens de bord (qu’on est en train de toujours chercher) à franchir le cap du lycée au minimum. Notre vision est de combattre les manquements  du cote sante, éducation à travers le sport .Venez couvrir nos activités durant le mois de juin entre Mbour, Fatick, Kaolack et Louga; de cette façon  vous comprendrez mieux notre organisation en ayant une vue directe de nos  activités sur le terrain".

 

 

Pourquoi Avoir Choisi la Pouponnière de Mbour comme un des points essentiels de votre intervention au Sénégal?

 

Dans cet orphelinat on a observé un besoin pressant et des gens qui sont dédiés à une tâche qui est très honorable. Ceci va dans le même sens que notre mission qui est d’aider les plus jeunes à avoir une chance dans cette vie.

 

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Vous êtes dans les préparatifs pour votre prochain camp de basket, pourquoi avoir choisi Kaolack ?

 

 "C’est une zone qui est trop desservie et je suis originaire du Sine –Saloum entre mon père et ma mère".

 

Et Astou Ndiaye, entraîneur du Sénégal, c’est possible ?

 

"Qui sait peut-être un jour...quand on est mère et qu’on a de jeunes enfants les choses sont un peu différentes mais faire partie du coaching staff des lionnes, cela peut être une expérience très intéressante et enrichissante pour les joueuses et pour moi aussi. Pourquoi pas?"

 

 

CARRIERE PROFESSIONNELLE D'ASTOU NDIAYE:

 

2008    Assistant women basketball coach Utah State University Logan, Utah

2007    August – May ‘08: Phard Napoli Naples, Italy - 1st league.

             July-August: Seattle Storm    Seattle, Washington State

2006    September-April '07:  Phard Napoli Naples, Italy -1st league.

             August -September: Houston Comets, Houston Texas.

             January - April: Sopron, Hungary Sopron, Hungary -1st league

2004    April - August: Indiana F  ever,

2003    September - May '04: Rivas Futura, Madrid, Spain 1st league.

2003    May-September ’03: Detroit Shock, Detroit, Michigan.   

2002    May’02-September ’02: Detroit Shock, Detroit, Michigan

2001    September ’01-May ‘02: Beretta Famila , Schio, Italy

2001     May’01- September’01: Detroit Schock, Detroit, Michigan.

2001    January - May: Dynamo, Moscow Moscow, Russia - 1st league.

2000    September - December: Vasco de Gama, Rio de Janeiro, Brazil’s 1st

             league.

2000    May- September’00: Detroit Shock,Detroit, Michigan.

2000    January – May ’00: Montpellier, France Montpellier, France 1st league.

1999    May- September’99: Detroit Shock, Detroit, Michigan

1997    September - December '98:  Seattle Reign Washington state, Seattle.

1993-1997 Student Athlete at Southern Nazarene University

 

 

 

source: senebasket

 

 

 

 

 

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