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Dans un long interview très intéressant réalisé par Laeticia Chretien du www.lejdc.fr, l'intérieure de l'équipe de France Emmeline Ndongue toujours souriante et disponible a livrée ses émotions quand à sa première participation aux Jeux Olympiques qui pour elle est un rêve de petite gamine qui vient de s'accomplir sans oublié de revenir sur les moments les plus difficiles de sa carrière. Elle a aussi parlée de son objectif avec l'équipe de France..Sans tarder nous vous invitons à lire la teneur de cet entretien:

 

Pilier de l’équipe de France de basket-ball, l’intérieure Emmeline Ndongue (Bourges), d’origine nivernaise, s’apprête à vivre, à Londres, « un rêve ».

 

Que représentent les Jeux pour vous ?

Tout ! C’est le summum pour un sportif. Pendant deux semaines, tous les meilleurs mondiaux se retrouvent sur un même lieu. C’est vraiment un rêve de pouvoir y participer. C’est magique. Je cours après depuis je suis petite. C’est un soulagement d’être qualifiée. Mais ce n’est qu’une rampe de lancement. Ça ne sert à rien d’être spectateur, il faut être acteur, pour ne rien avoir à regretter.

 

Qu’attendez-vous de ces Jeux ?

 Je n’ai pas encore pris la mesure (interview réalisée début juillet). Ça va venir petit à petit. Je sais qu’on va croiser tout le monde, d’autant que nous resterons les deux semaines, durée du tournoi. C’est magique de pouvoir côtoyer n’importe quel sportif. Mais je ne devrai pas me disperser, et rester concentrée sur l’équipe.

 

Quel sera l’objectif de l’équipe de France ?

Sortir du groupe et pas en quatrième position pour éviter les États-Unis en quarts. L’objectif est d’aller le plus loin possible. Si on arrive en demi-finale, advienne que pourra. Mais il faudra prendre les matches les uns après les autres. Le plus important sera d’éviter cette quatrième place. Ensuite, c’est sûr qu’une médaille ferait rêver…

 

Comment jugez-vous le groupe de la France ?

Difficile, toutes les équipes se valent. À chaque match, il y aura de l’enjeu et donc de grosses tensions. Ça va se jouer à rien.

 

Comment l’équipe a-t-elle abordé le tournoi de qualification, en juin ?

 Nous avions envie de cette place comme jamais. On a senti le groupe très solide, qui ne lâcherait rien. Lorsque nous nous sommes qualifiées, nous nous sommes répétés cent fois : “Je représente la France olympique “(rires). Ça nous donne une force supplémentaire. Après la pression de la qualification, on repart sur un autre projet, plus grand.

 

Comment avez-vous vécu votre blessure (au tendon d’Achille droit), en juin 2011, pendant l’Euro ?

Difficilement, d’autant qu’il s’agissait de ma première vraie blessure. Avant, je n’avais eu, au pire, que des entorses guéries en une semaine. Là, j’étais dans l’inconnu. L’un des moments difficiles à vivre fut lorsqu’on m’a retiré le plâtre après un mois et demi : je n’avais plus rien musculairement. Mais comme je n’ai pas eu mal pendant la convalescence, ça m’a permis de le vivre plus sereinement. Je savais qu’il ne faut pas aller trop vite et respecter le temps de guérison. Ça s’est finalement bien passé.

 

Comment avez-vous vécu le début de saison de Bourges, sans vous ?

La reprise fut difficile avec un nouveau coach (Valérie Garnier a succédé à Pierre Vincent) et de nouvelles filles. L’équipe n’a pas gagné tout de suite. Et quand on est blessée, c’est dur de ne rien pouvoir faire.

 

Comment s’est déroulé votre retour à la compétition, en janvier ?

Je n’ai pas eu le temps de cogiter, car j’ai repris avec beaucoup de temps de jeu. Au début, j’avais un peu d’appréhension, mais dès que j’ai repris l’opposition, ma concentration me faisait penser à autre chose. Quant à mon intégration au sien de l’équipe, je connaissais les filles, ainsi que le coach, qui est assistante en équipe de France. Il n’y a pas eu de souci.

 

Pendant votre blessure, avez-vous eu peur de manquer les Jeux ?

 Lorsque j’ai su que le tendon était rompu, le monde s’est écroulé. Mais quand j’ai réussi à prendre appui sur ma jambe droite, je n’ai pas douté.

 

Et pour votre place en équipe de France ?

Pour ça, je suis en doute perpétuel (rires). Ce n’est pas facile de retrouver son basket. J’avais l’impression d’être une godiche sur le terrain, au début. Maintenant, je sens que j’ai perdu de la rapidité et de la résistance. Mais ça reviendra.

 

Le fait de n’avoir joué qu’une demi-saison vous permettra d’arriver plus fraîche aux Jeux. Je n’ai pas un très gros physique, donc j’espère que cette fraîcheur jouera beaucoup, effectivement.

 

Êtes-vous impatiente d’y être ?

Oui. D’abord pour le côté sportif. J’ai hâte d’en découdre avec les meilleures. J’espère qu’on va tenir bon. Et aussi pour les à-côtés : l’ambiance, le village, les autres compétitions. J’espère que ce sera une belle fête pour tout le monde. Pour moi, il ne s’agit pas juste de basket. Le côté magique, ce sont les autres sports.

 

 

 

Source: Via Laëtitia Chrétien le jdc.fr

 

 

 

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