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Quelques heures avant le quart de finale (match sur Be IN SPORT 1, à 20h15), décisif pour la qualification pour les Jeux, contre la Corée du Sud, Emilie Gomis nous a livré ses impressions.

 

 

La Corée du Sud avait éliminé la France en 2000 en quart de finale des Jeux de Sydney (68-59), est-ce que vous ressentez le poids de cet épisode traumatisant dans l'histoire du basket féminin français ? 

 

Non, ce ne sont pas les mêmes groupes au niveau de l'équipe de France et de la Corée. On  pas du tout ça en tête, ce côté revanchard. Le passé, c'est le passé. On vit les choses au présent. C'est un bon point, pour ne pas se mettre une pression supplémentaire. On part du principe que c'est un match comme un autre. Contre n'importe quelle équipe en face, ce quart est déterminant et difficile car les deux équipes veulent absolument gagner pour être tout de suite qualifiée. On cible plus sur nous-même que sur l'adversaire. Comment on est capable d'appréhender ce match, etc. Sincèrement, je pense que notre pire ennemi, c'est nous-mêmes. On a bien bossé avec le coach, vu énormément de vidéos concernant les adversaires. La staff est là pour nous donner les meilleurs éléments pour pouvoir bien jouer contre elles et être capable de faire les choses correctement. A nous d'être lucides, de comprendre vite. Toutes ensemble.  

 

La pression est montée d’un cran aujourd’hui dans le groupe ?

 

Non, sauf lorsque les gens nous en parle ! Sinon, on est en huis clos, on se détend surtout. On évite de se mettre la pression. On essaie de se concentrer chacune de notre côté. C’est un moment d’excitation. On l'attend depuis longtemps. On a hâte d’être sur le terrain et de pouvoir nous exprimer après tout le travail que l’on a fait. Ce n’est pas du stress, c’est plutôt de l’adrénaline. Et il y a le rêve au bout, ça nous booste un peu plus. On connaît notre équipe, nos points forts, ce qu’on est capables de faire. On a un bon groupe. C’est super positif de savoir que l'on peut s’appuyer sur ses co-équipières, c’est rassurant. On a des individualités, mais notre base, c’est vraiment le collectif. C’est ce qui fait notre force. 

 

Les Coréennes ont un jeu très atypique, beaucoup de course, de shoots… mais moins de taille que la France. Le jeu intérieur sera-t-il la clé du match ?

 

On est plus grand en taille, oui, mais ce n’est pas parce qu’elles sont plus petites, que ça va être plus facile. Elles courent plus vite, elles sont plus mobiles. Par exemple, pour Isabelle Yacoubou, les adversaires vont s’adapter. Ça va se jouer sur des détails : éviter de passer des balles trop basses… On va devoir contrôler leur vitesse, ne pas les suivre car elles courent énormément. Leur imposer, nous, notre rythme, tout simplement. Mais à l’intérieur, c’est parfois plus difficile de jouer contre des filles atypiques et petites car on n’a pas l’habitude de jouer ainsi. 

 

L'alternance du jeu intérieur/extérieur va encore beaucoup jouer ce soir ?

 

Oui, il faut un équilibre et amener du danger de partout. On a une équipe pour le faire. On a toute la panoplie pour, des meneuses de talent, des shooteuses, des driveuses, des pivots avec de l’impact comme d’autres qui peuvent shooter. Tout ça dans un collectif. On va devoir, ce soir, les épuiser jusqu’au bout. Car jusqu’à la dernière seconde, le match ne sera pas fini. 

 

 

 Nous vous proposons de suivre également l'interview du coach Pierre Vincent et  Edwige Lawson-Wade (meneuse de l'équipe de France). Réalisé par la FIBA.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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