Découvrant la N1 et le poste de meneur, Destin Damachoua assure depuis le début de la saison. Si tout n’a pas été facile, il sait où il va.

 

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À Bordeaux, Destin Damachoua a déjà pris son envol.

De l’aveu d’un dirigeant des JSA Bordeaux, Destin Damachoua serait « la meilleure recrue de N1, rapport qualité/prix, au poste de meneur ». Quoi qu’il en soit, sur les quatre premières journées de championnat, le nouveau venu a pallié l’absence de Gauthier Darrigand à la mène avec succès, comme en attestent ses stats (13,3 points, 5 passes, 37 minutes par match). Et surtout, les quatre victoires en quatre matchs des Bordelais.

 

« Je vis un apprentissage en accéléré », témoigne l’ancien arrière de Vanves (N2), qui n’a pas été effrayé de découvrir la N1 en même temps qu’un nouveau poste. « Il s’en sort très bien, juge le coach Alexandre Palfroy. Les matchs de préparation ont été moyens, il a dû apprendre les systèmes, se les approprier… Mais c’est un joueur explosif, adroit et capable de défendre tout terrain. Il a trois poumons ! Après, il ne faut pas voir Destin comme un jeune joueur inexpérimenté. Il a 26 ans et du vécu derrière lui ».

 

Des racines et des ailes

 

Formé à Orléans, ce Franco-Centrafricain est parti aux États-Unis à l’âge de 18 ans pour concilier études et basket. Une saison dans le Connecticut, deux autres en Floride… avant de jouer en NCAA à la Nouvelle-Orléans pendant deux saisons. « C’était la meilleure expérience possible, assure-t-il. Une concurrence féroce, des entraînements à en mourir… Ça donne confiance en soi. Ça m’a beaucoup apporté pour la suite ».

 

Autre continent, autre expérience. Destin Damachoua a participé deux fois à la Coupe d’Afrique des Nations (2004 et 2009) avec la Rébublique centrafricaine. C’est là-bas que vivent son père, ses grands-parents et ses cousins. Depuis quelques semaines, il suit l’évolution de la crise qui secoue le pays. « J’ai peur pour ma famille », confie-t-il. « D’ici, je ne peux pas faire grand-chose. Mais c’est mon histoire », coupe-t-il, désireux de recentrer la conversation sur le plan sportif.

 

Dans ce domaine, tout roule pour le moment pour Destin Damachoua et les JSA Bordeaux. « Si Gauthier (Darrigand) revient, il va ramener l’expérience au niveau du jeu. C’est ce qu’il manque à la mène actuellement », s’excuserait-il presque.

 

Mais en attendant, les Bordelais peuvent se réjouir des prestations de celui qui fait bien plus que dépanner au poste 1. « J’ai trouvé mes repères assez rapidement, en convient l’intéressé. Je discute beaucoup avec le coach et mes coéquipiers qui ont tous l’expérience du basket professionnel. Ils m’ont beaucoup aidé ».

 

Si Destin Damachoua est tout heureux de découvrir la Nationale 1 avec Bordeaux, il n’a pas trop envie de s’attarder à ce niveau. L’objectif ? « Qu’on monte en Pro B ! », répond-il du tac au tac. La route est encore longue mais le départ est encourageant. Destin Damachoua, en tout cas, ne cesse de monter la barre toujours plus haut.

 

 

 

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