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Les forfaits s'accumulent pour l'équipe des États-Unis, tenante du titre, qui débute aujourd'hui sa préparation pour la Coupe du monde en Espagne.

 

APRÈS AVOIR beaucoup oeuvré pour que le Championnat du monde devienne une Coupe du monde plus aguichante financièrement, David Stern (71 ans) a pris sa retraite du poste de patron de la NBA en février. Il regarde donc à distance l'approche d'un tournoi planétaire qui n'a toujours pas engendré de poussée de fièvre aux États-Unis. Parce que la sélection américaine ressemble de plus en plus à une équipe B ? Possible. Car plus ça va et moins ça va pour le groupe appelé à défendre son titre mondial en Espagne (30 août-14 septembre). Certes, le vivier américain est quasi inépuisable. Mais après le bondissant ailier-fort des Los Angeles Clippers, Blake Griffin, en milieu de semaine, c'est Kevin Love, l'ailier à tout faire des Minnesota Timberwolves, qui a décidé samedi de faire l'impasse en raison d'une situation professionnelle qui pourrait le voir, d'un jour à l'autre, rejoindre Cleveland, Golden State ou Chicago…

 

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Deux forfaits de taille qui viennent s'ajouter à ceux de Russell Westbrook (Oklahoma City), LaMarcus Aldridge (Portland) et Kawhi Leonard (San Antonio) et provoquent bien des maux de tête à Jerry Colangelo, le directeur d'un Team USA qui rétrécit à vue d'oeil, et son entraîneur, un Mike Krzyzewski que personne ne plaindra avec cet effectif rajeuni. Car avec un cinq majeur qui pourrait, selon les choix tactiques, être composé de Kyrie Irving, Stephen Curry, Kevin Durant, Anthony Davis et DeMarcus Cousins, les États-Unis ont toujours du talent à revendre.

 

TROIS SURVIVANTS SEULEMENT DES JEUX OLYMPIQUES DE LONDRES...

 

« Inutile de noyer notre chagrin dans une bière en parlant de ceux qui ne sont pas là, a d'ailleurs lâché Colangelo dans la semaine. À nous de regarder ce qu'on a et de faire le boulot. » Aujourd'hui, c'est un groupe de dix-huit joueurs (voir par ailleurs) qui débutera sa préparation à Las Vegas, avant d'être réduit à douze pour entamer la Coupe du monde contre la Finlande, à Bilbao le 30 août. Et avec la décision de Kevin Love de rester à la maison, il ne reste plus que trois survivants (Durant, Harden, Davis) de la dernière campagne, celle de l'or olympique de Londres (2012), certaines des plus grandes stars NBA (LeBron, Kobe, Carmelo, Wade...) ayant déjà annoncé leur absence depuis longtemps. Mais ce plongeon dans l'inconnu ne semble pas, pour l'heure, perturber « Coach K » plus que cela. Le légendaire entraîneur de l'université de Duke (67 ans) laisse même entendre que la polyvalence de ses joueurs ouvre la porte à bien des options tactiques, même si leur relative inexpérience du basket FIBA pourrait resserrer les écarts. De là à imaginer que les États-Unis pourraient ne pas conserver leur titre et rater une qualification automatique pour les Jeux Olympiques de 2016, bousculés par l'Espagne des frères Gasol à domicile ou, rêvons un peu, de la France championne d'Europe, même privée de Tony Parker ? Colangelo ne l'imagine pas une seule seconde : « Nous avons confiance en nos moyens. Nous serons prêts. » Peu importe son âge et son métier, l'aigle américain a toujours les griffes acérées.

 

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Klay Thompson, James Harden et Kevin Durant

 

 

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Derrick Rose

 

 

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Anthony Davis

 

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Chandler Parsons

 

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Coach K

 

 

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Kevin Durant entouré par des fans

 

 

Quelques images du premier entraînement de la Team USA à Las Vegas 

 

 

 

 

 

 

 

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