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A la veille du coup d'envoi de la Coupe du Monde de basketball en Espagne, Nicolas Batum est impatient d'en découdre. L'ailier des Bleus s'est confié sur sa situation personnelle en Bleu et les ambitions tricolores dans ce Mondial. Pour « Batman », ne pas atteindre les quarts de finale de la compétition serait un échec.

 

Nicolas Batum, le compte à rebours a commencé, est-ce que vous avez hâte d’y être ?


Bien sur, le compte à rebours a commencé depuis un petit moment. On est à peine à 24 heures du début de la compétition donc on est vraiment impatients d’y être. 

 

Quelles sont les différences entre un Championnat d’Europe et une Coupe du Monde ?

 

Je pense que c’est exactement la même chose. La différence, c’est qu’on s’attaque au gratin mondial au lieu du gratin européen. Là, il y a quasiment toutes les meilleures équipes d’Europe et on rajoute le Brésil, l’Argentine, les Etats-Unis, la Chine, l’Iran, des grosses équipes mondiales. C’est intéressant de se jauger par rapport à ces nations. 

 

Est-ce que votre bonheur en équipe de France est toujours le même ?


Toujours, même si j’ai un peu hésité à venir. Je suis là où je dois être et c’est avec plaisir. Ça m’aurait fait beaucoup de mal de regarder cette Coupe du Monde devant la télévision, je ne sais même pas si j’aurais pu regarder parce que je n’aurais pas supporté.

 

« Mon rôle a clairement évolué »


Qu’est-ce qui vous a motivé pour venir ? L’attachement au maillot ?


Le fait d’aimer l’équipe de France et cette discussion avec ma mère qui a réussi à me convaincre. C’est la meilleure décision possible pour moi. Depuis six ans d’affilée, dès que je peux venir, je viens. Depuis que je suis arrivé en NBA (ndlr : en 2008), je n’ai jamais loupé une campagne, depuis le premier jour que Vincent Collet m’a appelé, je suis venu. C’est toujours un plaisir, un honneur de venir ici. 

 

Est-ce que avec l’absence de leaders comme Tony Parker, votre rôle a-t-il évolué ? Vous prenez plus la parole ?

 

J’essaye d’être plus vocal, c’est sur. J’essaye aussi de prendre plus le ballon, de montrer plus la voie qu’auparavant. C’est vrai qu’en l’absence de Tony Parker, avec Boris Diaw, on est obligé de plus le faire. C’est différent. Sur le terrain, mon rôle a clairement évolué. J’ai beaucoup plus de responsabilités dans le jeu. 

 

Cette nouvelle responsabilité vous excite-t-elle ?


Bien sur que ça me plaît, que ça m’excite comme situation,  d’être mis en avant, de pouvoir essayer d’être le leader de l’équipe de France. Je suis dans la continuité des choses, chaque année, je passe un cap. Maintenant, c’est un autre chapitre de ma carrière qui s’ouvre, à moi de l’écrire et de faire une belle histoire.

 

« On est prêts »

 

Dans quelle forme physique êtes-vous avant cette Coupe du monde ?


Je suis bien, mes jambes sont « fraîches ». Je suis bien mentalement, tout est bon pour faire une bonne compétition. Concernant l’ensemble de l’équipe, je pense que ça fait quelque temps qu’on attend le premier match (ndlr : face au Brésil, ce samedi à 18h). On est prêts.

 

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Nicolas Batum en conférence de presse avec Cyrille Ngario, propriétaire et journaliste de News Basket Bêafrika.

 

La cascade de forfaits a-t-elle forgé le groupe ?

 

Dans l’adversité, cette équipe est encore plus soudée. Il  y a eu beaucoup d’absents, de blessures. On est de plus en plus ensemble, de plus en plus connectés. C’est bien, c’est une bonne chose. 

 

Quel est votre avis sur les absences de dernière minute de Nando De Colo et d’Ian Mahinmi ? 

 

L’absence d’Ian va être compliquée à remplacer. Lui et Nando, ce sont des mecs qui ont beaucoup donné à l’équipe de France, surtout cette année en préparation. Partir comme ça, je pense que c’est encore plus dur pour eux que pour nous. Je leur souhaite vraiment un bon rétablissement, maintenant, c’est à nous de tout faire pour les honorer.

« Le Brésil est une très bonne équipe »

 

Le premier match contre le Brésil est-il un vrai test d’entrée ?


C’est un gros test contre une grosse équipe, outsider pour une médaille. Ça peut être intéressant de débuter la compétition face à un tel adversaire. C’est une équipe atypique sud-américaine avec trois gros intérieurs, estampillés NBA, qui sont très costauds (NDLR : Anderson Varejão, Tiago Splitter, Nenê). Leur meneur de jeu, Huertas, est un vrai chef d’orchestre. Il joue à Barcelone, ça vous présente un joueur… C’est une très bonne équipe de basket. 

 

Est-ce que vous vous projetez déjà sur le match face à l’Espagne ?

 

Personnellement, je vois ça comme un simple match de poule. Ce n’est pas un match couperet durant lequel on va essayer de faire bonne figure. 

 

Pour vous, qu’est-ce que serait une Coupe du Monde réussie pour l’équipe de France ?

 

C’est d’arriver au minimum en quarts de finale. Je pense que si on arrive pas en quarts, ça ne serait pas une réussite. A nous de tout faire pour arriver à ce stade de la compétition. Pour la suite, on verra.

 

 

 

 

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