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Touchés par de nombreux forfaits, les Etats-Unis paraissent plus vulnérables que les années précédentes à la veille de cette Coupe du monde 2014 en Espagne. Parviendront-ils à conserver leur titre ?

 

"Oui, le talent est toujours là"

 

C’est sûr, cette équipe américaine n’a rien à voir avec la "Dream Team" qu’elle aurait pu être. Mais en 2010 non plus, les Etats-Unis ne faisaient pas franchement rêver sur le papier et ils étaient quand même allés au bout. Il y avait pourtant du beau monde avec Kevin Durant, Derrick Rose, Russell Westbrook et Kevin Love mais à l’époque, les observateurs parlaient d’eux comme d’une version bis ou ter de la "Redeem Team" sacrée championne olympique deux ans plus tôt à Pékin.

 

A l’aube de cette Coupe du monde, la donne est sensiblement la même. Kyrie Irving, Stephen Curry, James Harden ou encore Anthony Davis sont déjà All-Stars et peuvent très bien, à moyen terme, devenir les nouvelles têtes d’affiche de la NBA et les patrons de la génération qui se présentera à Rio en 2016. La seule limite de Team USA est, sans doute, son manque d’expérience internationale. Mais le talent est là et compensera vite les éventuelles lacunes tactiques inhérentes au jeu "européen".

 

Et encore, avec Mike Krzyzewski à leur tête, les Américains ont un entraîneur qui connaît les exigences du basket FIBA. Depuis qu’il a pris en main la sélection, en 2006, "Coach K" a su redonner une âme à un groupe de joueurs auparavant très nombrilistes et lui inculquer une vraie culture de la gagne. Quel que soit l’enjeu, quel que soit l’adversaire. Son bilan sur le banc de Team USA parle de lui-même: 62 victoires en 63 matches. Il n’y a aucune raison pour que cette domination s’arrête.

 

"Non, ils n’ont plus de marge"

 

Kevin Durant, LeBron James, Paul George, Kevin Love, Blake Griffin, Chris Paul, Carmelo Anthony, entre autres. Le réservoir américain a beau être profond, il n’est pas inépuisable et les forfaits en cascade qui ont touché l’équipe des Etats-Unis l’ont forcément affaiblie. A quel point ? Là est la question. Avec des joueurs comme Stephen Curry, James Harden et Kyrie Irving, Team USA débarque en Espagne avec de réels arguments. Mais aussi de vrais points d’interrogation.

 

Derrick Rose, qui reste sur deux graves blessures au genou, sera-t-il capable de tenir la distance sur les deux semaines de compétition ? Et le secteur intérieur, avec Anthony Davis, DeMarcus Cousins, Kenneth Faried, Andre Drummond et Mason Plumlee, fera-t-il le poids contre celui des Espagnols qui, chez eux, sont aussi les grands favoris pour le titre ? Pas sûr. Les sélections à pouvoir battre Team USA sont peu nombreuses, mais il n’en suffit que d’une. Et la "Roja" a le profil.

 

La différence de niveau entre les Etats-Unis et les autres sélections s’est réduite ces dernières années, même lorsque toutes les stars NBA étaient au rendez-vous. Sans elles, les hommes de Mike Krzyzewski sont vulnérables. Parce qu’ils sont moins forts, qu’ils ont moins d’expérience du basket FIBA. Et qu’ils font moins peur. Quatre ans après leur titre mondial décroché en Turquie, les Américains n’ont plus la même marge. L’heure est venue pour leurs rivaux d’en profiter.

 

 

 

 

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