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Vincent Collet a décidé de jouer la carte de l'attaque pour la dernière place en équipe de France pour la Coupe du monde en retenant Edwin Jackson plutôt que Charles Kahudi.

 

La compétition a été féroce jusqu'au bout mais c'est finalement Edwin Jackson, l'arrière de l'ASVEL (1,88 m, 24 ans), qui a été conservé par Vincent Collet dans le groupe de douze qui disputera la Coupe du monde (30 août - 14 septembre, en Espagne). Le meilleur marqueur du Championnat de France (18,2 points dont une pointe à 44 lors de la dernière journée de Pro A) - Américains compris - a été préféré à l'ailier manceau Charles Kahudi, qui va donc quitter un groupe France arrivé lundi à Antibes pour un nouveau stage de travail avec trois matches à la clé, face aux Philippines (vendredi), à l'Ukraine (samedi ) et à l'Australie (dimanche), trois équipes qualifiées pour la Coupe du monde.

 

LA LISTE DEFINITIVE* :


MENEURS-ARRIÈRES : Nando De Colo (Toronto/NBA), Antoine Diot (Strasbourg), Thomas Heurtel (Vitoria/ESP)

 

AILIERS : Nicolas Batum (Portland/NBA), Evan Fournier (Denver/NBA), Mickaël Gélabale (Khimki Moscou/RUS), Edwin Jackson (ASVEL)

 

INTÉRIEURS : Boris Diaw (San Antonio/NBA), Rudy Gobert (Utah/NBA), Joffrey Lauvergne (Partizan Belgrade/SER), Florent Piétrus (Nancy), Ian Mahinmi (Indiana/NBA)

 

* Si Jamais les soucis d'assurance de Boris Diaw ne devaient pas se régler rapidement, Kim Tillie serait rappelé, précise le DTN Patrick Beesley

 

A l'origine, quatre joueurs étaient en concurrence pour deux places sur les lignes extérieures. Le champion de France limougeaud Nobel Boungou Colo avait été le premier écarté, dimanche matin. Pour lui, c'était une première expérience en équipe de France, comme un "stage d'observation", lors duquel son implication a fait dire à Collet qu'il avait «marqué des points pour l'avenir». Quant à Evan Fournier, sa sélection ne faisait plus grand doute après ses deux belles sorties ce week-end contre la Grèce (10 points) et la Serbie (11 points en 16 minutes). Un ticket restait donc à distribuer entre Jackson et Kahudi, dont "l'ancienneté" (champion d'Europe 2013, médaillé d'argent en 2011) n'a pas suffi, sachant qu'il n'a pas vraiment été à son avantage lors des matches disputés à Pau. En 2012, il avait déjà été écarté de la sélection pour les JO au profit du revenant Yakhouba Diawara. «J’ai échangé avec Charles  sur la concurrence au poste d’ailier. Nous l'avons remercié  pour son dévouement et son engagement», a déclaré le sélectionneur.

 

 Et Collet d'ajouter : «Comme je l’avais indiqué, l’absence de Tony Parker (meilleur marqueur de l'Euro gagné  par la France, 19 points/match) et les modifications subies par le secteur intérieur, en l’absence d’Alexis Ajinça, nous ont incités à opter pour un profil plus offensif.» En Béarn et depuis le début de la préparation, Jackson a justement montré de l'opportunisme en attaque. Cette attitude souscrit autant à ses qualités personnelles qu'à une nécessité, celle d'avoir des joueurs capables de marquer des points vite, sur de courtes séquences, même en onzième et douzième hommes. Mais le fils de l'ancien international Skeeter Jackson a surtout fait preuve d'un investissement défensif irréprochable, certainement une autre clé de cette sélection au finish. Jackson va donc participer à sa seconde phase finale internationale après - déjà - un Mondial. En 2010 en Turquie, il avait été peu utilisé, comptabilisant au total cinq points en six matches alors que les Bleus étaient éliminés en huitièmes de finale par le pays hôte. Il devrait avoir (un peu) plus de chance de s'exprimer cet été.

 

 

 

 

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