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L'équipe de France affrontera la Croatie en huitièmes de finale (samedi, 18h00, à Madrid), un adversaire redoutable mais contre qui les Bleus restent sur cinq victoires de rang.

 

Les dès sont jetés dans le groupe B. La Grèce reste invaincue à l'issue du premier tour grâce à sa victoire sur l'Argentine (79-71), jeudi à Séville. Les Argentins reculent à la troisième place et laissent la deuxième à la Croatie, qui les avait battus dimanche (90-85). Ce seront donc les Croates qui affronteront les Français, samedi à Madrid. C'est un huitième de finale plus abordable qu'en 2010, quand les Bleus, déjà sans Tony Parker, avaient coulé face à une Turquie injouable à domicile (95-77). Mais c'est tout sauf un cadeau, même si l'Argentine et la Grèce n'en étaient pas non plus. «Je préfère la Croatie à la Grèce, même si depuis deux ans, elle a montré un vrai progrès, estimait Vincent Collet après la victoire sur l'Iran (81-76). Cette génération est à maturité.  Elle n’était pas loin d’accéder à la finale de l’Euro (4e) l’an dernier.»

 

«Saric, c'est ce qui manquait souvent aux Croates les années précédentes» Effectivement, la Croatie est programmée pour réussir très rapidement. Ses meilleurs joueurs entrent dans leurs primes années, que ce soit le pivot du FC Barcelone Ante Tomic (27 ans), élu dans le premier cinq de l'Euroligue, ou l'arrière Bojan Bogdanovic (25 ans), qui vient de signer à Brooklyn et qui avait fini deuxième marqueur de l'Euro l'an dernier derrière Parker. Beaucoup de joueurs ont une expérience conséquente de l'Euroligue (Simon, Ukic, Zoric...) et «le meneur naturalisé Oliver Lafayette leur donne un danger supplémentaire», fait remarquer Vincent Collet. Mais c'est surtout l'émergence de Dario Saric, immense talent de 20 ans évoluant dans un rôle de point-forward (intérieur jouant comme un meneur) qui change tout. «C’est un ailier-fort dominant, très dur, agressif, ce qui manquait souvent aux Croates les années précédentes», rappelle Collet.

 

Les années précédentes, la Croatie avait déjà beaucoup de talent, comme souvent dans son histoire (Cosic, Kukoc, Petrovic...), mais elle avait aussi souvent tendance à craquer aux moments les plus chauds. C'est ce que montraient encore ses lourdes défaites dans les deux derniers matches de l'Euro 2013, en demi-finale face à la Lituanie (77-62) puis pour le bronze contre l'Espagne (92-66). Et rien ne dit que la situation aura fondamentalement changé. En parlant de défaites, cela fait sept ans et cinq matches que les Croates n'ont plus battu la France, même si les trois dernières rencontres étaient en amical, dont une cette année à Antibes en tout début de préparation (81-71). On pourrait aussi parler de ce revers surprise face au Sénégal (77-75), lundi, qui laisse entendre qu'une perte de contrôle est toujours possible. Mais il faut alors évoquer également la victoire autoritaire obtenue ce jeudi face à Porto-Rico (103-82), qui montre que la Croatie peut répondre présente au moment M.

 

 

 

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