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En dominant le pays hôte, la Slovénie (72-62), avec une solidité impressionnante, l’équipe de France a donné l’impression d’être enfin entrée dans l’EuroBasket, mercredi soir, en quarts de finale. Mais les Bleus, qui ont assuré leur qualification pour la prochaine Coupe du Monde, voient plus loin, et se projettent vers une demi-finale explosive face à l’Espagne.

 

Est-ce la formule de la compétition qui veut ça ? Est-ce parce qu’ils ont connu la désillusion de terminer cinquième d’un Euro (en 2009, ndlr) en ne concédant qu’une seule défaite, pendant que leur bourreau espagnol en quarts de finale remportait le tournoi avec deux revers, que les Bleus se sont contentés du minimum en phase de poules ? Toujours est-il que l’équipe de France a attendu le premier match couperet, sa première rencontre à élimination directe en Slovénie, pour donner enfin l’impression de jouer à 100%, et éliminer le pays hôte à l’issue d’un match au couteau (72-62) mercredi soir.

 

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"Il y a peut-être eu un déclic, reconnaît Nicolas Batum dans les colonnes de l’Equipe. L’ambiance, la préparation mentale n’étaient pas pareilles. Je crois que tout le monde a compris que c’était parti." Sous l’ère Tony Parker, entamée en 2001, et même depuis 1999, les Bleus ont toujours réussi à atteindre les quarts de finale des championnats d’Europe, où leur rêves de médaille se sont souvent envolés. Cette année aussi, malgré trois défaites depuis le début du tournoi (Allemagne, Lituanie, Serbie) et un comportement parfois douteux, voire agaçant. Mais dans l’atmosphère bouillante de Ljubljana, les Tricolores ont répondu présent. "Je pense que l’expérience a parlé. On ne s’est jamais affolé, on a posé notre jeu, fait le moins d’erreurs possibles", explique Florent Pietrus sur le site de la FFBB.

 

On veut une médaille et pour l'instant on ne l'a pas

 

Tony Parker

 

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Les Bleus ont gagné la bataille du rebond (46 à 39), grâce aux efforts de Petro et Ajinça. Batum, "héroïque" en défense dixit Pietrus, a limité la star adverse Goran Dragic (18 points à 6/16). Et Tony Parker a une nouvelle fois assumé son rôle de patron en inscrivant 27 points, pour devenir le troisième meilleur marqueur de l’histoire de l’Euro. De quoi se réjouir ? A peine. "On n'a rien fait, tempère "TP". C'est une grosse victoire bien sûr. Mais notre équipe a d'autres objectifs. On veut une médaille et pour l'instant on ne l'a pas." Même son de cloche du côté de Florent Pietrus, autre vétéran de la bande. "On peut vraiment être satisfaits de ce qu’on a fait. La première bonne nouvelle c’est qu’on est qualifié pour la Coupe du Monde. Mais le travail n’est pas fini. Il y a encore deux matches à aller chercher", insiste le futur intérieur de Nancy.

 

Pour Boris Diaw, l’heure n’est pas à la fête. "Quand on voit toutes les grandes nations qui sont tombées avant le dernier carré on savoure deux minutes et ensuite on se projette vers vendredi." Il faut dire que les Bleus seraient bien mal placés pour faire preuve de triomphalisme avant d’affronter des Espagnols qui restent sur huit victoires face à eux, et qui, encore plus, ont passé la vitesse supérieur en quarts de finale, en ratatinant la Serbie (90-60). "Ça nous fait plaisir de retrouver l’Espagne, assure Diaw. Il faudra bien la battre un jour." Vendredi, ce serait parfait.

 

 

 

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