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Fidèle à sa promesse de rester à Chalon malgré de nombreuses sollicitations, Blake Schilb vise le Top 16 de l’Euroligue cette saison. Il s'est confié au journal de Saone-Et-Loire.

 

Le club français évoluera dans le groupe B avec le Maccabi Tel-Aviv (Israél), le Montepaschi Siena (Italie), Unicaja Malaga (Espagne), Alba Berlin (Allemagne) et l'Asseco Prokom Gdynia (Pologne). Chalon devra se battre vraisemblablement avec Alba Berlin et l'Asseco Prokom pour la quatrième place du groupe synonyme de qualification au Top 16 de l'Euroleague car les autres équipes semblent imprenables.

 

Voici l'intégralité de l'interview

 

C’est la troisième fois que vous participez au stage de Thonon-les-Bains. Est-ce différent des autres années ?

 

« Non, pas vraiment. C’est pareil hormis les joueurs qui sont différents. Le fait de s’isoler, ici, pendant une semaine, loin de Chalon, c’est très bien pour se concentrer sur le basket et rien d’autre. Par contre, quand on arrive à la fin, on est très fatigué. Et le plus dur, c’est d’être coupé de ses proches. Là, franchement, il me manque l’énergie de ma famille. »

 

Physiquement, comment vous sentez-vous ?

 

« Très fatigué. Mais sincèrement, je me sens mieux qu’il y a un an où mon dos m’avait fait souffrir en préparation. Ce stage, même s’il ne dure qu’une semaine, est un moment très important de la saison. C’est ici que l'on bâtit les fondations pour la saison à venir. »

 

Cette saison, vous serez l’unique Américain rescapé de la saison dernière. Que pensez-vous de vos nouveaux compatriotes Marcus Denmon et Shelden Williams ?

 

« Marcus, il lui faudra un temps d’adaptation pour bien assimiler le jeu à l’européenne. C’est normal. Quant à Shelden Williams, je suis impatient qu’il arrive pour faire connaissance. À une saison près, on s’est loupé en NCAA… On ne s’est jamais rencontré, mais je connais un peu sa femme ( ndlr : Candace Parker, basketteuse, double championne olympique en titre) qui est originaire comme moi de Chicago. Et quoi qu’il en soit, je sais que Shelden Williams sera un super pivot pour l’Euroligue. »

 

Sur un plan personnel, quels sont vos objectifs cette saison ?

 

« Je veux prouver aux gens, aux coaches et aux scouts NBA que j’ai le niveau de l’Euroligue. Voilà ma motivation principale sachant que je pense être familiarisé aujourd’hui avec la Pro A. Maintenant, je sais aussi que ces objectifs individuels sont indissociables de ceux de l’équipe. »

 

La qualification pour le Top 16 de l’Euroligue vous paraît-il un objectif envisageable pour un club comme Chalon ?

 

« Bien sûr que c’est possible. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison que je change de numéro ( ndlr : Blake Schilb portera le numéro 16 au lieu du 11 cette saison). La meilleure façon d’y parvenir, c’est de tous y croire ensemble. »

 

Avez-vous conscience d’être devenu le meilleur joueur de l’histoire du club ?

 

« Non. L’an dernier, je voulais simplement décrocher le titre de MVP ( ndlr : meilleur joueur) et aller le plus haut possible avec Chalon. Et maintenant, je veux encore aller plus haut même si c’est peut-être impossible. »

 

Que répondez-vous aux mauvaises langues qui diront que vous avez été frustré de ne pas pouvoir partir à l’intersaison ?

 

« Vous savez, j’aurais pu gagner deux ou trois fois plus d’argent ailleurs. Mais pour moi, la loyauté est essentielle. Je ne serai parti que pour la NBA. Mais à partir du moment où je revenais en Europe, c’était forcément à Chalon, comme je l’avais promis. Pour moi, la santé et le bonheur de ma famille l’emportent sur l’argent. Et personne ne peut penser à ma place. »

 

Malgré tout, s’agit-il quoi qu’il arrive de votre dernière saison à Chalon ?

 

« Peut-être que je serai retraité à la fin de la saison ! Qui sait ( ndlr : rires)… Plus sérieusement, je prendrai le temps de la réflexion mais j’y penserai plus tard en fonction des opportunités. »

 

Cet été, vous avez effectué un essai à Toronto en NBA. Gardez-vous ce projet dans un coin de votre tête ?

 

« J’ai effectivement cette connexion aujourd’hui avec les Raptors de Toronto mais je n’y pense pas forcément. Par contre, c’est vrai que j’ai vécu une bonne expérience dans une ville que je ne connaissais pas. J’aime le staff, les coaches et tout l’environnement du club. »

 

 

 

 

 

 

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