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LeBron James l’a officiellement annoncé : il est de retour au bercail pour cette fois ci tenter de mettre à bien sa mission, à savoir mener sa jeune escouade vers les sommets de la Grande Ligue, chose désormais largement dans ses cordes. Mais s’il y a bien un joueur qui pourrait pâtir de cette détonation lors du marché des transferts, c’est bien Andrew Wiggins. L’ancienne pépite de Kansas, fraîchement élu major de la promo de la Draft 2014 par les Cavs, évolue en effet au même poste que LeBron. Comment Cleveland va donc pouvoir gérer cet « imprévu » pas si désagréable que ça finalement ?

 

Les deux zouaves vont-ils cohabiter ?

 

A ceux qui pensent que Wiggins voit déjà sa carrière littéralement défoncée par un tank (c’est assez imagé, mais finalement plutôt parlant comme métaphore), nous sommes dans l’obligation de vous dresser un panneau « stop » et un feu rouge en même temps, car le gamin a un potentiel athlétique sans limite et son talent est monstrueux. Par conséquent, il nous semble parfaitement impossible d’imaginer Wiggins se viander durant toute sa carrière NBA et ainsi d’entrer parmi la longue liste peu glorieuse des « 1ers choix de Draft usurpés ».

 

C’est pourquoi il est très fortement probable que le Canadien fasse entièrement partie du projet de Dan Gilbert, lui qui aurait été capable de placer une prime sur la tête de LeBron il y a quatre ans mais qui va aujourd’hui lui faire apposer sa signature au bas d’un beau contrat tout neuf. Cependant, Wiggins possède un profil très similaire à James, si bien qu’il lui est comparé depuis le lycée. Mais malgré le talent des deux joueurs, avoir deux profils aussi identiques au sein d’un même régiment, qui de plus seront souvent amenés à évoluer ensemble sur le parquet, n’est-il pas trop risqué pour ce jeune effectif ?

 

David Blatt, le coach de ces Cavs 5 étoiles, ne voudra peut-être pas prendre ce risque mais malgré le retour de James sur ses terres, Wiggins acceptera t-il de rester au frigo dans l’ombre du Roi, alors que son potentiel l’autorise à caresser ce doux rêve d’arriver un jour à tutoyer le niveau actuel de son nouveau teammate ? Acceptera t-il de ne jouer qu’un rôle de doublure de luxe du haut de son statut de numéro 1 d’une Draft très relevée et fournie ? N’est-il pas tourmenté par la perspective de devenir comme tous ces talents bruts gâchés par une mauvaise gestion ou tout simplement barré par un joueur plus fort que lui ? Tant de questions sur lesquelles Dan Gilbert va devoir plancher au plus vite pour résoudre ce casse-tête chinois.

 

Et si l’un ou l’autre changeait de poste ?

 

LeBron et Andrew sont tous les deux des postes 3, mais à l’heure actuelle, LeBron est quand même plus fort qu’Andrew… Pour tirer profit de cet élixir de puissance et de vélocité, Andrew Wiggins pourrait tout simplement basculer sur le poste d’arrière pour laisser le champ libre à l’Élu, et combler ce qui est jusqu’alors le talon d’Achille de la franchise. Car malgré tout notre respect pour Dion Waiters, il est à mille lieues d’avoir le niveau et le cerveau pour s’imposer comme un arrière titulaire décent au sein d’une franchise qui vise désormais le toit de la NBA à la fin de la saison…

 

De plus, les qualités de Wiggins, tant sur le plan offensif que défensif sont en adéquation avec celles requises par un arrière moderne, à savoir l’envergure, l’explosivité et la puissance. Et si son shoot est encore à perfectionner, nul doute qu’il saura ajouter cette corde à son arc dans les années à venir, et qu’il n’est pas qu’une simple contrefaçon du joyau qui nous est promis depuis maintenant plusieurs années.

 

Peut-être même que le futur headcoach des Cavs aura les « cojones » de déplacer LeBron sur le poste 4 sur certaines séquences, étant donné son poids, ce dernier pouvant aisément jouer poste 6, et son jeu poste bas qui n’est plus à prouver. L’idée d’une cohabitation entre les deux gigolos est donc loin d’être saugrenue.

 

Vers un éventuel trade du Canadien ?

 

Même si cette éventualité parait peu probable tant Wiggins était (et est toujours) attendu dans l’Ohio, cette option a dû effleurer l’esprit des Cavaliers. L’ancien freshman de Kansas représente à coup sûr une excellente monnaie d’échange pour un autre grand joueur (Kevin Love ?), et pourrait donc laisser son incommensurable talent s’exprimer comme il l’entend, tout en permettant aux Cavs de se renforcer encore un peu.

 

Les dirigeants de Cleveland vont donc devoir prendre leur rookie star entre quatre yeux, et lui définir très clairement son rôle dans le roster s’ils ne veulent pas voir ce-dernier bouder et réclamer un transfert vers d’autres cieux, après avoir été irrité par un manque de considération voire de respect de la part du front office.

 

Depuis l’arrivée du King, Wiggins passe encore un peu plus au second plan, également dans l’ombre de Kyrie Irving d’ailleurs. Andrew passe donc du statut de « fer de lance et futur porte-étendard d’une équipe à un avenir radieux » à « simple joueur de complément au potentiel fou -mais qui ne sera pas exploité à 100%- dans une équipe redevenue un épouvantail ». Pas très facile comme transition, alors que l’on affiche à peine 19 ans au compteur…

 

Trois hypothèses pour les dirigeants de l’Ohio, reste à savoir quelle sera la solution choisie au sein de la franchise, car même s’il représente une monnaie d’échange très élevée et qu’il est possible qu’il se retrouve sur un siège éjectable, Andrew Wiggins n’en demeure pas moins un joueur au potentiel qui n’a pour limite que la bêtise d’Andrew Bynum, quasiment assuré d’un futur de superstar. Cleveland prendra t-il la bonne décision ?

 

 

 

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