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Alade Aminu, le pivot de Chalon la saison dernière, a remporté son premier match avec le Nigéria, 60-56 contre la Tunisie. Et il a été très bon (15 pts 9 rbds). Il se confie sur l'expérience olympique et sa relation avec son frère.

 

Propos recueillis à Londres

 

Que penses-tu de votre premier match ?

 

Dur. Vraiment dur. On a pris une bonne avance et puis on a été trop confiants. On ne peut pas faire ça dans ce tournoi et les Tunisiens n'ont rien lâché. On a su se reprendre à la fin pour la victoire.

 

Jouer à 9h du matin, c'est quel genre de sensations ?

 

Franchement, c'est pas facile. Je me suis levé à 5h50 ! C'est dur, mais ça va, c'est du basket, on a l'habitude de s'entraîner tôt. En AAU, à l'âge où j'étais au lycée aux Etats-Unis, on jouait 3 matches dans la mâtinée, donc ce n'est rien de nouveau non plus.

 

C'est bien de jouer avec ton frère, Al Farouq ?

 

C'est magnifique, dans toute l'histoire des Jeux, ça n'a pas dû arriver souvent deux frères qui jouent le même tournoi. Je sais qu'il y a les frères Gasol en Espagne mais c'est vraiment rare. Donc de jouer avec ma famille, le Nigéria et d'avoir mon frère avec moi, c'est génial. On a vraiment grandi ensemble et je peux te dire que mon père est vraiment très fier.

 

Tu sens une entente particulière entre vous sur le terrain ?

 

En fait, c'est la première fois depuis très longtemps qu'on joue ensemble. On a joué ensemble au lycée, à la fac, mais pas depuis. Et ça marche plutôt bien je trouve.

 

Et puis ça te donne aussi l'occasion de lui botter les fesses à l'entraînement, non ?

 

Je lui botte les fesses depuis toujours et ça continue ! Il sait qui est le grand frère. J'avais l'habitude de lui en faire baver jusqu'à ce qu'il ait envie de pleurer. C'est ce qui l'a rend rendu plus fort, plus dur. C'est pour ça qu'il est aussi bon aujourd'hui, c'est parce qu'il a eu un grand frère pour le prendre sous son aile. Et aujourd'hui, il fait la même chose avec notre petit frère. Il va y avoir une autre star dans notre famille !

 

C'est une sacré année pour toi, après le triplé à Chalon, les Jeux !

 

C'est génial, indescriptible. Une triple couronne en France, la première fois depuis Pau, Piétrus et Diaw, et maintenant une victoire aux Jeux, je suis chaud. La limite, c'est le ciel !

 

Tu sais où tu vas jouer la saison prochaine ?

 

Je reçois beaucoup d'offres. Ma priorité, c'est la NBA. J'écoute les offres que me propose mon agent.

 

Des chances de te revoir en France ou à Chalon ?

 

Je ne crois pas. Je crois que Chalon fait du shoping en ce moment, et puis je n'ai pas trop parlé à mon agent.

 

 

 

 

 

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