ang men team 2012

A neuf jours de l'Afrobasket 2013 qui se tiendra à Abidjan en Côte d'Ivoire du 20 au 31 Août, NEWS BASKET BEAFRIKA vous propose une petite analyse sur l'ensemble des 16 pays qui prendront part à cette grande fête du basket-ball continental. Après notre analyse sur la Côte d'Ivoire (pays hôte), l'ordre hiérarchique oblige, et nous continuons donc notre tour d'afrique par:

 

Angola (Palancas Negras)

 

On les appelle souvent les "rois d'afrique" en raison de leur palmarès (14 médailles au total dont 10 en or, 2 en argent et 2 en bronze) et de leur grand vécu sur la scène internationale. La régularité de la sélection angolaise sur le continent africain n'est plus un secret pour personne pendant ces deux dernières décennies. La première édition du championnat d'afrique a eu lieu en 1962 au Caire en Egypte et il a fallu attendre 21 années (1983) pour voir enfin la génération du légendaire Hall of Fame FIBA Jean-Jacques Conceiçao de monter sur un podium qu'elle ne quittera plus jamais jusqu'à ce jour. A l'époque où les pharaons Égyptiens et les Lions Sénégalais assoient leur domination, personne n'avait vu venir les Palancas Negras qui étaient pourtant restés longtemps dans l'ombre des Fauves Centrafricains, du Cinq National tunisien, des Lions de l'Atlas Marocains et des Éléphants Ivoiriens, mais avec leur abnégation, et leur bon sens d'organisation, ils ont réussi à bâtir un empire inébranlable qui symbolise aujourd'hui le patrimoine de tout un peuple. Ce n'est pas le fruit du hasard si l'Angola est devenu "le roi d'afrique" depuis ces 20 dernières années. Avec son programme de détection et de formation très avancé par rapport aux autres pays africains, l'Angola est plus que jamais assuré de terminer sur le podium continental à chaque rendez-vous du basket-ball africain. Si lors du dernier Afrobasket, les angolais avaient été surpris en finale à Madagascar par des vaillants tunisiens, l'on ne peut pas dire aujourd'hui avec certitude que les Palancas Negras ont perdu définitivement le trône qu'ils comptent reconquérir dans moins de dix jours à Abidjan. Dans un entretien accordé à FIBA Afrique, l'entraîneur Paulo Macedo avait montré clairement l'objectif de son équipe: "Gagner le titre". Les partenaires de Carlos Morais et de "Kikas" Joaquim Gomes qui enchaînent deux victoires d'affilées face au Venezuela (pourtant trois fois vainqueur du Nigéria) à Madrid sont plus que jamais prêts pour reconquérir leur trône qu'ils avaient perdu il y' a deux ans face à la Tunisie. Rendez-vous au soir du 31 Août pour le verdict final. En attendant, les Palancas Negras devront d'abord se pencher sérieusement sur leurs adversaires du groupe C: les fauves centrafricains, Mozambique et le Cap Vert. Les sérieux concurrents des Palancas Negras devront être sans doute la Tunisie, le Cameroun, le Nigéria, la Côte d'Ivoire et le Sénégal. A ce jour, l'Angola est tout simplement la meilleure équipe africaine de l'histoire devant le Sénégal et l'Egypte, et l'une des équipes les plus titrées du continent.

 

La force de l'Angola: Les palancas Negras ne changeront pour rien au monde leur culture de jeu collectif souvent basé sur des arrières-shooteurs et des intérieurs extrêmement adroits derrière l'arc. Dans ce registre, il faudra surveiller de très près l'américain naturalisé angolais Reggie Moore, en même temps avoir un oeil sur Carlos Morais (dépositeur des choix tactiques de Paulo Macedo). Bien sûr qu'il faudra consacrer une attention particulière sur l'ensemble des joueurs angolais capables tous de faire mal en position 3-4, c'est là que intervient le plus souvent "Kikas" malgré son grand gabarit de pivot.

 

La faiblesse de l'Angola: Pour battre les angolais, il faut limiter systématiquement Carlos Morais et Joaquim Gomes. Ce qui signifie qu'il faudra défendre sans relachement pendant toute la rencontre . Il faudra couper la relation qui existe entre ces deux grands scoreurs dans l'âme. Il faudra également trouver le bon ingrédient pour stopper Olimpio Cipriano, Carlos Almeida et Reggie Moore. Enfin, un dernier conseil, pour battre l'Angola il  faut éviter de défendre trop en zone pendant 40 minutes, car c'est là que les palancas negras font plus de mal. Jouer l'Angola c'est simple, mais tenir le tempo jusqu'à la fin, c'est là le plus dur et il faudra beaucoup de courage pour venir à bout de ce "kilimandjaro".

 

 

Pronostic de la rédaction: Angola (Finaliste)

 

 

Pensez-vous que l'Angola remportera sa 11e médaille d'or à Abidjan?

 

 

Par Cyrille Ngario

 

 

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