Rédemption obligatoire pour les Lakers et les Nets

LOS ANGELES, États-Unis - Candidats autoproclamés au titre, les Lakers et les Nets, n'ont pas été à la hauteur de leurs ambitions lors des deux dernières saisons, entre blessures, manque de cohésion collective et jeu en berne. Parviendront-ils à l'être enfin?

Lakers : combativité, défense et santé

L'an passé à la même époque, Los Angeles était parmi les grands favoris de la ligue, fort du recrutement de Russell Westbrook, recordman du nombre de triples-doubles dans la NBA. Au final, les champions 2020 n'ont même pas atteint les séries éliminatoires.

La sauce n'a jamais pris, le joueur par excellence en 2017, véritable boule d'énergie sur un terrain, peinant à s'intégrer dans un projet de jeu devenu vite balbutiant voire inexistant, et faisant même l'objet de moqueries pour des bourdes à répétition qui trahirent un évident malaise.

Avec son salaire à 47 millions $ la saison, Los Angeles n'a pas réussi à le refiler et a dans le même temps recruté Pat Beverley, alors que les deux joueurs ont un passif. Ce dernier, qui aimait aussi empoisonner la vie de LeBron James quand il jouait dans l'équipe rivale des Clippers, a assuré que la hache de guerre était enterrée, qualifiant même Westbrook de « meilleur ami » chez les Lakers.

Cette relation, pour l'heure tout sourire, devra passer l'épreuve du terrain, car ils seront en concurrence au poste de meneur. À moins que Darvin Ham, forcément sous pression pour sa première année au poste d'entraîneur-chef, ne décide de les associer... sur le banc, au profit du revenant Dennis Shröder. Mais l'Allemand vient de se blesser à un doigt.

Le nouveau coach des Lakers a néanmoins fait de la défense son chantier prioritaire. Sur ce plan, Beverley va apporter sa hargne et sa dureté à un groupe qui en a énormément manqué la saison passée.

« Les équipes qui savent être dissuasives quand c'est nécessaire sont celles qui gagnent. Si on défend bien, si on oblige les adversaires à prendre des tirs difficiles, si on limite leurs possibilités de marquer, si on est présent au rebond, cela nous mettra sur la voie de la réussite », a estimé Lebron James, à l'aube de sa 20e saison, durant laquelle il pourrait dépasser le légendaire Kareem Abdul-Jabbar comme meilleur marqueur de l'histoire de la ligue.

À 37 ans, son objectif reste toutefois une cinquième bague de champion. Pour cela, « le plus important est d'être disponible pour l'équipe », a dit la superstar âgée de 37 ans, qui n'a joué que 56 des 82 matchs de la dernière saison régulière.

Plus encore que son leader, l'ailier Anthony Davis n'a pas été épargné par les blessures au cours des deux années passées, au point d'avoir été critiqué pour sa prétendue fragilité. Il aura d'autant plus de choses à prouver que James lui a demandé « de prendre les rênes en attaque ».

Nets : paix, unité et basket

L'été fut orageux à Brooklyn, après une saison bien compliquée, entre la non vaccination du meneur Kyrie Irving, qui lui a fait rater de nombreux matchs, et le départ en février de l'arrière James Harden à Philadelphie, en échange de Ben Simmons, sans que ce dernier ne joue un seul match. Blessé au dos, il avait aussi plaidé une incapacité mentale résultant d'un conflit de plusieurs mois avec les Sixers.

Frustré, Kevin Durant est alors parti au bras de fer, en réclamant d'être échangé, avant de consentir à rester à Brooklyn, à condition que le directeur général Sean Marks et l'entraîneur-chef Steve Nash soient évincés. Rien de ceci ne s'est produit: tout comme Irving, convoité par les Lakers, « KD » demeure un joueur des Nets avec lesquels il n'a jamais dépassé les demi-finales d'Association de l'Est en deux saisons.

« Est-ce qu'on peut passer à autre chose? Je sais que c'est une histoire intéressante, que le drame est vendeur, je comprends ça. Mais je n'ai manqué aucun match, je n'ai manqué aucun entraînement, je suis toujours là. J'espère donc que nous pourrons dépasser cela », a-t-il récemment dit.

« Ça va... Toutes les familles ont des problèmes. Ça arrive, c'est une situation courante dans la ligue. Mais c'est derrière nous », a dédramatisé Nash, qui sera plus sous pression que jamais pour enfin bâtir un collectif performant et créer une identité de jeu.

Si Irving et Simmons redeviennent des basketteurs à part entière et performants, sa tâche sera facilitée, l'effectif s'étant peu renforcé durant la saison morte, sinon par les arrivées des ailiers Markieff Morris et Royce O'Neal, ainsi que de l'arrière TJ Warren.

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