La dynastie Warriors peut-elle se poursuivre?

LOS ANGELES, États-Unis - Ils n'étaient pas parmi les favoris la saison passée, mais leur ADN de champions a ramené, quatre ans après, Stephen Curry, Klay Thompson, Draymond Green et Steve Kerr sur le trône de la NBA. Ravivée, la dynastie Warriors peut-elle se poursuivre?

Pour ESPN, dans ses prévisions basées sur différents coefficients statistiques, Golden State se battra pour atteindre... les séries.

Provocation? Steve Kerr et ses hommes n'y prêtent pas vraiment attention et, d'une certaine façon, être ainsi sous-estimés leur convient bien. Eux que peu avaient vu revenir en finale au printemps, continueraient volontiers de faire leur le dicton « pour vivre heureux vivons cachés ».

Néanmoins, les « Dubs » seront inévitablement attendus au tournant, par une horde de rivaux ambitieux et armés, nommés Clippers, Suns, Lakers, Grizzlies ou Mavericks, dans l'Association Ouest seulement.

Leur été fut plutôt calme, après les festivités célébrant l'obtention du 7e titre de leur histoire contre les Celtics, le 4e de l'ère Curry (après 2015, 2017 et 2018) en six finales (2016 et 2019 perdues). 

Sur le plan de l'effectif, la confiance a été logiquement maintenue aux stars et cadres formant son ossature. Les départs de Juan Toscano-Anderson, Gary Payton II, Otto Porter Jr. et Nemanja Bjelica ont été comblés par les arrivées du tireur Donte DiVincenzo et de l'ailier expérimenté JaMychal Green.

Wiseman enfin lancé?

Mais la meilleure « recrue » pourrait être le talentueux James Wiseman, 21 ans, repêché au 2e rang en 2020, apte à rejouer après sa blessure au ménisque droit subie en avril 2021. Sa présence à l'intérieur avec le prometteur Jonathan Kuminga (20 ans) et celles de l'arrière Jordan Poole (23 ans) comme de l'ailier Andrew Wiggins (26 ans) donnent des garanties pour l'avenir.

« Ce qui est notable, c'est la prévalence de la jeunesse dans notre groupe », a souligné Steve Kerr.

« Une fois qu'on met de côté notre cinq majeur et deux remplaçants, nous avons des joueurs de première et deuxième année. C'est excitant, mais aussi quelque part décourageant, car on ne peut décemment pas prétendre remporter le championnat », a-t-il ajouté, avec un soupçon de bluff, rappelant qu'il avait « fallu quelques années à Steph [Curry] et Klay [Thompson] pour apprendre à gagner ».

La volonté d'en découdre n'en reste pas moins ardente, même si ce dernier, qui a réussi son retour après deux ans et demi à soigner des ruptures d'un ligament croisé et d'un tendon d'Achille, a subi un contrecoup cet été, dû à un « blocage mental », certes surmonté depuis.

« Je suis très excité à l'idée de défendre notre titre, qui a récompensé tout le travail fourni », a dit son « Splash brother » Stephen Curry, en se rappelant le pain noir mangé lors des trois saisons qui ont précédé, après le départ de Kevin Durant.

Le meilleur  tireur de trois points de l'histoire s'est depuis mué en formidable leader, récompensé par un titre de joueur par excellence de la finale en juin, faisant de sa quatrième bague de champion la plus brillante de toutes.

Stabilité, sérénité?

À 34 ans, Curry ne décline pas et maîtrise même plus que jamais son jeu, en ayant ajouté à son arc une corde défensive qu'on ne lui connaissait pas. Résultat payant d'un gros travail qui l'a vu considérablement renforcer son physique de meneur.

La « stabilité » des Warriors, dont se félicite Steve Kerr, devrait rimer avec sérénité. Sauf qu'elle est loin d'être totale, avant d'ouvrir la saison mardi contre les Lakers de LeBron James.

Elle a en effet été mise à rude épreuve, avec le coup de poing asséné par Draymond Green à Jordan Poole, lors d'une altercation à l'entraînement. L'ailier, sanctionné à l'interne d'une amende dont le montant n'a pas été dévoilé, a ensuite présenté ses excuses et s'est mis en retrait quelques jours.

« C'est la plus grande crise que nous ayons eue depuis que je suis entraîneur ici », a reconnu Kerr, tout en louant l'attitude de Poole, qui n'a non seulement pas réclamé une sanction plus forte contre son coéquipier, telle une suspension, mais a en plus affiché une volonté de tourner la page.

L'arrière, qui a prolongé jusqu'en 2027 avec les Warriors pour 140 millions $, a d'ailleurs rejoué quelques minutes vendredi avec Green en présaison, sans tension apparente.

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