Alors que les Sixers avaient recollé de 2-0 à 2-2 en demi-finale de la Conférence Est, le Heat a profité du retour en Floride, où il reste invaincu en play-offs, pour repartir de l'avant et survoler le match 5 (120-85). Miami tentera de conclure la série jeudi à Philadelphie.

Alors que les Sixers avaient recollé de 2-0 à 2-2 en demi-finale de la Conférence Est, le Heat a profité du retour en Floride, où il reste invaincu en play-offs, pour repartir de l'avant et survoler le match 5 (120-85). Miami tentera de conclure la série jeudi à Philadelphie.

Si jamais les Sixers et leurs supporters se sont mis à rêver ou à s’enflammer après les deux matches de suite gagnés à Philadelphie, ils ont pris une douche froide terrible lors du Game 5 contre Miami ce mardi soir. Le Heat a délivré une prestation collective parfaite des deux côtés du terrain pour l’emporter très largement lors de cette manche décisive (120-85). Une démonstration. Bien plus présents physiquement, durs sur l’homme, les joueurs d’Erik Spoelstra ont complètement étouffé les stars adverses. Aucun joueur des Sixers n’a atteint la barre des 20 points. Joel Embiid en a inscrit 17, tout en prenant seulement 5 rebonds. James Harden a été ramené sur terre après sa superbe prestation au match précédent. Il s’est contenté de 14 points à 5 sur 13 au tir, tout en perdant quatre ballons. Le Heat savait que défendre avec acharnement et remettre de l’intensité serait l’une des solutions pour reprendre le dessus sur leurs adversaires après deux défaites consécutives. L’autre alternative revenait à trouver des solutions offensives grâce aux joueurs de devoir en faisant preuve d’adresse derrière la ligne à trois-points. Au final, ils ont réussi à briller dans tous les aspects. Très discrets à Philly, PJ Tucker, Gabe Vincent et Max Strus ont inscrit respectivement 10, 15 et 19 points en compilant par exemple 7 paniers primés en 15 tentatives. Jimmy Butler a guidé les siens avec 23 points, 9 rebonds et 6 passes. Miami mène donc 3 manches à 2 avant de revenir en Pennsylvanie. Les Floridiens disposent désormais de deux chances pour conclure la série.

Et de six. Miami est toujours invaincu à domicile dans ces play-offs avec une sixième victoire en six matches disputés à la FTX Arena - une série qui se monte à neuf succès consécutifs en ajoutant la fin de la saison régulière. Le dernier, ce mardi, a tourné à la démonstration. Philadelphie a été envoyé dans les cordes dès le milieu du premier quart-temps, en encaissant un 12-0 (21-10, 7e), et a passé le reste du temps à courir derrière le score sans parvenir à se rapprocher réellement.

Ce cavalier seul des Floridiens n'a souffert d'aucune contestation, pas même celle de l'entraîneur des Sixers, Glenn « Doc » Rivers : « Ils ont tout simplement été plus physiques que nous. On n'a jamais réussi à prendre de la vitesse, à rentrer dans notre match. On a joué à un rythme d'escargot... Tout ce que le Heat a proposé était meilleur, plus dur. Ils ont mieux joué, avec plus d'énergie. »

Joel Embiid, qui continue de jouer malgré plusieurs blessures (pouce, visage), a particulièrement souffert lors de ce match. Le pivot camerounais (17 points, 5 rebonds) n'a pas eu son rendement habituel, pas plus que Tyrese Maxey (9 points à 2/10), Tobias Harris (12 points à 5/14) et James Harden (14 points à 5/13, 4 passes et 4 balles perdues). Ce quatuor n'a quasiment pas été aligné dans le quatrième et dernier quart-temps de cette rencontre qui était décidée depuis longtemps.

Le faible pourcentage de réussite aux tirs des Sixers, à comparer aux 53,6 du Heat, qui a dominé dans tous les secteurs (46 rebonds à 36, 26 passes décisives à 14)
Auteur une nouvelle fois d'un effort collectif remarquable (sept joueurs à 10 points ou plus, dont 23 pour Jimmy Butler), Miami garde donc l'avantage du parquet. La série n'est pas décidée pour autant puisque les deux équipes retourneront jeudi à Philly, où les Sixers avaient gagné les matches 3 (99-79) et 4 (116-108). Mais historiquement, l'équipe qui remporte le match 5 alors que la série est à 2-2 finit par passer plus de quatre fois sur cinq (82 %). Ce n'est pas un petit avantage.

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