Le duo Donovan Mitchell-Rudy Gobert permet à Utah Jazz d'égaliser face aux Mavs de Luka Doncic

Les Dallas Mavericks - au sein desquels Luka Doncic a effectué son retour - et l'Utah Jazz sont à égalité deux victoires partout dans la série qui les oppose au premier tour des play-offs NBA. Samedi, la franchise de Salt Lake City s'est imposée (100-99), grâce à un beau travail de Donovan Mitchell et un ultime shoot de Rudy Gobert, dans les ultimes secondes de la partie.

Utah ne pouvait pas rêver meilleur final pour ressouder ses troupes autour de ses deux leaders, Donovan Mitchell et Rudy Gobert. Le duo a uni ses forces dans le final pour résister à un Luka Doncic infernal, et a été récompensé par cet ultime coup d’éclat en mode « Lob City » pour ravir ce Game 4 à l’atmosphère étouffante.

Luka Doncic a rapidement rassuré les siens en inscrivant deux paniers dès les premières minutes du match puis un 3-points, retardant la révolte attendue du côté du Jazz. Il a ainsi fallu attendre les ultimes instants du premier quart-temps pour voir les locaux passer en tête, après un panier de Rudy Gobert (sanctionné d’une faute technique dans la foulée), et un 3-points de Jordan Clarkson (24-23).

C’est du 6e homme d’Utah qu’est venue la première étincelle, avec une claquette et deux drives qui ont offert un premier écart aux locaux, avec l’aide de Donovan Mitchell (38-28). Les Jazzmen ont poussé jusqu’à +16 avec notamment un Bojan Bogdanovic en parfait relais de la paire Mitchell-Gobert aux lancers (51-35).

Accompagné par Jalen Brunson, Luka Doncic a dû sortir de sa « Magic box » un step-back à 3-points et un lay-up au buzzer de la mi-temps pour limiter la casse (54-42).

Un passage salutaire pour les Mavericks qui ont confirmé la tendance dès le retour des vestiaires en s’appuyant sur les missiles derrière l’arc du trio Doncic-Bullock-Finney-Smith pour alimenter un 17-5 (59-57). Jalen Brunson et Dorian Finney-Smith en ont remis une couche avec deux paniers à 3-points chacun pour faire passer Dallas à +3 à l’issue du troisième quart-temps (78-81).

Le alley-oop entre Royce O’Neale et Rudy Gobert et l’enchaînement 3-points et trois lancers de Jordan Clarkson ont replacé les Jazzmen en tête au début du money-time (87-86). Jusqu’au bout, les troupes de Quin Snyder ont tenu tête aux exploits de Luka Doncic, avec la présence de Rudy Gobert et le sang-froid de Donovan Mitchell, notamment sur son 2+1 qui a ramené les siens à 98-99.

Puis, lorsque Dwight Powell a manqué ses deux lancer-francs sous la pression de la foule, le tandem Mitchell-Gobert a brillé une dernière fois avec un alley-oop salvateur à 11 secondes de la fin, offrant la victoire au Jazz, 100-99 après une ultime tentative manquée de Spencer Dinwiddie au buzzer.

CE QU’IL FAUT RETENIR
– L’accolade entre Donovan Mitchell et Rudy Gobert.
Raillés, opposés, décriés, les deux leaders du Jazz ont dû en traverser des crises autour de leurs (prétendues) mésententes. Au bord du gouffre sur ce Game 4, ils ont offert leur meilleur réponse sur le terrain avec un final qui a mis en lumière leurs qualités respectives, de l’adresse, de la création et de la vision de jeu pour Mitchell, et de la présence dans la peinture et de la finition pour Gobert, même s’il aurait pu soigner son 3/8 au lancer-franc dans le final. La victoire a été fêtée par une belle accolade entre les deux hommes.

– Le retour de Luka Doncic. De retour d’une blessure au mollet après treize jours d’absence, le Slovène a retrouvé son rôle comme si de rien n’était, et avec un temps de jeu conséquent (34 minutes). Il a en tout cas très vite montré qu’il n’avait rien perdu de sa superbe, et son final avec 9 de ses 30 points dans le money-time l’a confirmé. Il n’aura manqué que la victoire.

TOPS/FLOPS
✅ Donovan Mitchell.
L’arrière a démontré une grande force mentale sur ce match, durant lequel il a traversé des moments difficiles sans jamais lâcher. Ses trois actions clés sur la fin, avec deux paniers dont un 2+1 et une passe décisive pour Rudy Gobert font à l’arrivée de lui le héros de la rencontre, avec le Français.

Jordan Clarkson. Celui qui a mis son équipe sur les bons rails et qui a constitué une menace permanente sur la défense texane. Un +/- de +18 impressionnant par rapport au reste de l’équipe.

⛔ Spencer Dinwiddie. Plutôt productif sur les matchs précédents, le meneur de Dallas était dans un soir sans sur ce Game 4. Pas dans le rythme, en mal d’adresse, il a pourtant hérité du dernier shoot qui aurait pu tout changer, en vain.

Mike Conley. Complètement transparent. Nul doute que le Jazz en attend beaucoup plus de sa part sur cette série.

LA SUITE
Retour à Dallas pour le Game 5 ce lundi soir (03h30).

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