Jayson Tatum (39 points) et les Celtics trop forts pour les Brooklyn Nets (3-0)

Les Boston Celtics sont, eux, proches de la qualification pour le deuxième tour des play-offs, après leur victoire chez les Brooklyn Nets (109-103). Ils mènent trois manches à zéro désormais, et un nouveau succès - lundi lors du match 4 ? - qualifiera la franchise du Massachusetts. Samedi, Boston a pris les commandes du match à la fin du premier quart-temps et ne les a plus lâchées, tantôt avec un écart (60-50, 26e; 103-88, 44e) ou avec les Nets sur ses talons. Les Celtics ont pu compter sur Jayson Tatum, auteur de 39 points, mais également efficace en défense. L'ailier de Boston a été au marquage de Kevin Durant, la star des Nets, limité à 16 points, samedi, tout comme Kyrie Irving, l'autre étoile de Brooklyn. « Je pense que cela montre la croissance de notre équipe, a déclaré Tatum. Au début de la saison, nous cédions tout le temps de grosses avances. Et on a compris. On ne sera jamais parfait, ce qui compte c'est la façon dont on réagit. Et nous avons su réagir. »

En attendant le retour de Ben Simmons, qui pourrait avoir lieu lors du Game 4, Brooklyn et Boston se défiaient d’abord dans ce Game 3, où l’enjeu était très clair pour la franchise new-yorkaise : gagner, pour ne pas se retrouver à une défaite du « sweep ».

Problème : même à domicile, les Nets se sont encore écroulés devant les Celtics, après la pause (109-103). Il faut dire que Jayson Tatum (39 points, 5 rebonds, 6 passes, 6 interceptions !) et Jaylen Brown (23 points) ont tenu leur rang dans cette rencontre, notamment dans les moments chauds.

Tout l’inverse de Kevin Durant (16 points, 8 rebonds et 8 passes, mais avec 5 pertes de balle et seulement 11 tirs tentés…) ou Kyrie Irving (16 points, 9 passes et 3 interceptions, mais à 6/17 aux tirs et 0/7 à 3-pts…), qui continuent quant à eux de se trouer dans cette série.

À l’arrivée, cela donne donc un score sans appel de 3-0 (!) en faveur des joueurs du Massachusetts, renforcés par le retour de Robert Williams, qui auront ainsi la possibilité de plier ce premier tour dès lundi soir !

CE QU’IL FAUT RETENIR
Jayson Tatum continue de dominer Kevin Durant. Hormis LeBron James, voire Kawhi Leonard, rarement un joueur avait dominé « KD » de la sorte. Et pourtant. À seulement 24 ans, le déjà très expérimenté Tatum est en train de passer un cap sous nos yeux, en dominant de la tête et des épaules son duel avec Durant. Attaque ou défense : le joueur des Celtics marche sur son vis-à-vis, en très grande difficulté et tout bonnement méconnaissable. En pleine crise de confiance et gêné par ses défenseurs, le MVP 2014 perd des ballons à foison, en plus de ne pas obtenir ses shoots comme habituellement. Et Tatum y est pour beaucoup…

Boston en contrôle total. Dans le cinq ou en sortie de banc, les Celtics sont au sommet de leur art collectivement. Avec une défense de fer et une attaque efficace, sublimées par une confiance maximale, ils peuvent se permettre de se relâcher sans le payer cash derrière. Il n’y a qu’à regarder leur deuxième mi-temps pour s’en apercevoir, eux qui, après une première période mitigée, ont appuyé sur l’accélérateur pour distancer tranquillement les Nets, grâce à un super Jayson Tatum (27 points !). Ensuite, sûrs de leur force, les hommes d’Ime Udoka ont géré leur fin de partie, des deux côtés du terrain, pour virer à 3-0 dans cette série.

TOPS/FLOPS
âś… Jaylen Brown.
En soutien de Jayson Tatum, l’autre All-Star des Celtics a fait son match. Juste de chaque côté du parquet, il n’a rien forcé (9/16 aux tirs), trouvé ses positions de shoot, provoqué des fautes et bien défendu. Mais on retiendra surtout son gros dernier quart-temps, qui l’a vu inscrire 9 points, au moment où les Nets se montraient menaçants, dans le sillage de Blake Griffin. Sauf que Brown veillait au grain et, à 3-pts, en pénétration ou à mi-distance, il a repoussé les assauts new-yorkais. Avant de laisser Tatum achever Brooklyn dans les cinq dernières minutes. Un parfait lieutenant, donc.

âś… Bruce Brown. L’autre Brown de cette série a lui aussi brillé aujourd’hui. Et, ce, dans un rôle de première option auquel il n’est pas habitué et qu’il ne devrait surtout pas occuper. Car, tandis que Kevin Durant et Kyrie Irving se ratent depuis deux matchs, c’est tout l’inverse du couteau-suisse de Steve Nash, auteur de son record de points en playoffs (26), alors qu’il l’avait déjà battu au dernier match (23). Entre shoot, agressivité et opportunisme, le joueur de 25 ans cartonne comme depuis la fin du All-Star Weekend et nul doute qu’il devrait profiter de ses belles performances pour décrocher un bien joli contrat, cet été…

âś… Blake Griffin. Impossible de ne pas souligner l’entrée en jeu, aussi surprenante qu’excellente, de l’intérieur des Nets. Appelé par Steve Nash en fin de troisième quart-temps, alors qu’il n’avait pas joué depuis trois semaines, Blake Griffin a eu le mérite de se comporter en grand professionnel, avec un apport immédiat. Combatif, malgré une épaule douloureuse et un cardio rapidement mis à mal, l’ancien All-Star n’a pas hésité à se sacrifier pour son équipe en défense. Mieux : il a permis à Brooklyn de reprendre espoir dans le dernier acte, avec deux paniers primés ! Suffisant pour ré-intégrer la rotation new-yorkaise lors du Game 4 ?

â›” Kyrie Irving. Comme Kevin Durant, dont le cas a été évoqué précédemment, le meneur All-Star est méconnaissable depuis deux matchs. Car, même si Andre Drummond ou Goran Dragic n’ont pas assuré non plus cette nuit, les attentes autour d’eux ne sont pas aussi élevées qu’autour d’Irving. Pris en tenaille dans la défense des Celtics, « Uncle Drew » ne pèse plus autant que dans le Game 1 et, quand il peut shooter, il fait preuve de maladresse. Sa confiance a disparu et ce sont bientôt ses espoirs de titre qui risquent de disparaître à leur tour, car le « sweep » se rapproche dangereusement. Peut-il rebondir pour l’éviter ?

LA SUITE
Game 4 dans la nuit de lundi à mardi (01h00), toujours à Brooklyn.

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