Desmond Bane (Memphis Grizzlies), Nikola Jokic (Denver Nuggets), LeBron James (Los Angeles Lakers), Kyrie Irving (Brooklyn Nets) parmi les hommes à suivre de la fin de saison régulière NBA

Desmond Bane (Memphis Grizzlies), Nikola Jokic (Denver Nuggets), LeBron James (Los Angeles Lakers), Kyrie Irving (Brooklyn Nets) parmi les hommes à suivre de la fin de saison régulière NBA

A deux semaines de son terme, la saison régulière n'a pas encore livré toutes ses vérités. La lutte pour les places en play-offs est plus intense que jamais, l'occasion pour certains joueurs de se montrer un peu plus déterminants encore. En voici neuf qui détiennent les clés des prochaines nuits outre-Atlantique.

LEBRON JAMES (LOS ANGELES LAKERS)
Loin de toutes les attentes positives du début de saison, les Lakers ne sont pour le moment assurés que d'une seule chose : terminer la saison avec un bilan négatif. Le champion 2020 ne peut plus espérer que le play-in, au mieux une huitième place peu probable, au pire une fin de saison pure et simple. LeBron James se démène pour porter les siens contre vents et marées et va devoir donner un nouveau coup de collier. Le meilleur marqueur de la saison doit éviter l'humiliation aux siens, alors que San Antonio, qui ne jouait pourtant rien cette saison, ne compte que deux victoires de retard.

. Ce qu'il faut en attendre : des cartons offensifs, encore, et manquer le moins de matches possibles pour arriver au play-in avec le retour d'Anthony Davis pour créer la surprise.

JAYSON TATUM (BOSTON CELTICS)
Depuis le All-Star Game de mi-février, aucune franchise ne peut se targuer d'aussi bien jouer que les Boston Celtics. Et s'il n'avait pas démarré sa saison aussi poussivement, Jayson Tatum n'aurait clairement pas volé sa place dans la discussion pour le titre de MVP. Depuis deux mois, l'ailier des C's aligne des chiffres impressionnants : 29,8 points (50,3% au tir, 41,2% de loin), 7,4 rebonds, 5 passes. Et c'est tout sauf une coïncidence si Boston repointe son nez dans les hauteurs de la Conférence Est. La franchise du Massachussetts et Tatum, quatrièmes mais avec 1,5 victoire de retard sur le leader Miami, peuvent tout renverser s'ils poursuivent sur leur lancée.
Ce qu'il faut en attendre : être le patron dans les grands rendez-vous restants, alors que Boston doit encore affronter Miami, Milwaukee, Chicago ou encore Memphis d'ici au 10 avril.

DESMOND BANE (MEMPHIS GRIZZLIES)
Ja Morant absent pour deux semaines, la tuile pour les Grizzlies ? Ce qui semble être une évidence de prime abord ne l'est pourtant pas tant que ça. Le bondissant meneur est bien le franchise player de Memphis, mais ses coéquipiers font mieux que tenir la baraque quand Morant est sur le flanc : 17 victoires en 19 matches cette saison ! Et Desmond Bane, pourtant seulement dans sa deuxième saison pro, est bien plus qu'un leader de substitution. L'arrière s'affirme comme un scoreur de premier ordre, même sans son meneur star à ses côtés. Bane, lors des cinq derniers matches orphelins de Ja Morant, c'est 21, 24, 23, 30, puis 20 points. Pour cinq larges succès.
Ce qu'il faut en attendre : continuer sa montée en puissance pour assurer la deuxième place de Memphis à l'Ouest.

KYRIE IRVING (BROOKLYN NETS)
Ça y est, le meneur des Nets n'est plus persona non grata dans sa propre salle. Libéré de la mesure interdisant les joueurs non vaccinés de faire leur boulot dans l'Etat de New York, et donc à Brooklyn, Irving va pouvoir prêter main forte à Kevin Durant. Brooklyn en a bien besoin, alors que les Nets ne comptent que deux victoires d'avance sur Atlanta, dixième. Mais dans une conférence Est aussi dense que cette saison, les hommes de Steve Nash peuvent aussi regarder vers le haut si Cleveland ou Chicago venait à flancher. Kyrie Irving, lui, est frais physiquement et a le poignet en feu : 35,4 points de moyenne sur les neuf matches ayant précédé ses 11 points contre Miami dimanche.

. Ce qu'il faut en attendre : huit derniers matches de feu et une possible série historique en attaque pour redorer la saison des Nets.

KARL-ANTHONY TOWNS (MINNESOTA TIMBERWOLVES)
Après trois années insipides, voire franchement douloureuses, Karl-Anthony Towns a retrouvé le sourire. Les Wolves ont assuré leur place en play-offs, une première depuis 2018, saison qui avait déjà mis fin à treize années d'absence en phase finale. Longtemps considéré comme la promesse du futur, "KAT" est désormais le patron au milieu des jeunes loups. Et cela marche, avec l'attaque la plus prolifique de toute la NBA. Reste à bonifier la formule pour revenir sur la sixième place à seulement une victoire, et peut-être éviter le play-in.

. Ce qu'il faut en attendre : dominer dans les matches qui compteront double, lui qui reste sur deux prestations insuffisantes contre Dallas et Phoenix, deux autres play-offables.

ZACH LAVINE (CHICAGO BULLS)
Tube de la première partie de saison, les Bulls tirent la langue. Et ce n'est pas pour imiter la mimique de Michael Jordan. L'infirmerie n'a cessé d'être garnie avec Lonzo Ball, Alex Caruso, Patrick Williams, ou encore DeMar De Rozan dernièrement. Et les claques se sont succédées : -27 chez les Suns, -28 à Milwaukee, ou encore -17 contre les Pelicans. Zach LaVine fait figure de nouvel homme fort et va devoir monter d'un cran ses performances. Chicago a glissé au 5e rang de la Conférence Est, et sa méforme (trois victoires sur les treize derniers matches) peut lui faire craindre une vraie dégringolade, avec un seul match d'avance sur la septième place et le play-in.

. Ce qu'il faut en attendre : jouer le sauveur et faire gagner les Bulls, rien que ça.

LEBRON, IRVING, TATUM, JOKIC, BANE... SUPERSTARS OU LIEUTENANTS, CES JOUEURS POURRAIENT CHANGER LE VISAGE DE LA FIN DE SAISON

BROOK LOPEZ (MILWAUKEE BUCKS)
Si l'enjeu le plus urgent de la fin de saison consiste en la hiérarchie des têtes de série et des affiches de play-offs qui en découleront, les cadors ont aussi d'autres choses en tête. Pour les équipes déjà à l'abri, il convient désormais d'aborder la phase finale en ayant affuté toutes ses armes pour les joutes finales. Chez le champion Milwaukee, l'enjeu du moment est de retrouver son assise défensive, qui lui a parfois fait défaut dans les chocs de la saison régulière. Le retour de Brook Lopez depuis le 14 mars doit y remédier, lui qui assurait, avec Giannis Antetokounmpo, la protection du cercle des Bucks. Le pivot monte en puissance afin d'être fin prêt pour les play-offs.

. Ce qu'il faut en attendre : un temps de jeu en croissance match après match et un impact plus important pour espérer terminer en tête à l'Est.

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DONOVAN MITCHELL (UTAH JAZZ)
Utah est à la croisée des chemins. Le Jazz a retrouvé la majorité de ses forces vives et espère pouvoir passer la vitesse supérieure. Ce qu'a fait dernièrement Donovan Mitchell. L'arrière n'est jamais aussi fort que lorsque l'enjeu est grand. Mais les cartons de offensifs de "Spida" n'assurent pas le succès aux hommes de Quin Snyder, à la peine ces dernières semaines contre les équipes du Top 8. Utah va devoir retrouver le juste équilibre entre les performances de Mitchell et l'équilibre collectif. D'autant plus que la franchise de Salt Lake City a le peloton Dallas – Denver – Minnesota aux trousses, et la possibilité de grimper encore à la troisième place de l'Ouest en déposant les Warriors, privés de Stephen Curry d'ici les play-offs.

. Ce qu'il faut en attendre : trouver le juste milieu entre alimenter sa colonne points et celle victoire du Jazz dans les matches référence.

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NIKOLA JOKIC (DENVER NUGGETS)
Denver justement. Les Nuggets ont réussi un petit exploit grâce à leur MVP en titre Nikola Jokic. Même sans son deuxième et troisième scoreur, Jamal Murray et Michael Porter Jr, absents pour la quasi-totalité des matches cette saison, la franchise des Rocheuses reste dans le bon wagon des play-offs à l'Ouest. Mais en dépit d'un Jokic exceptionnel dernièrement (30 points à plus de 60% au tir, 12 rebonds et 8 passes lors des douze derniers matches), la troupe de Mike Malone semble s'essouffler. Elle ne compte plus qu'une victoire d'avance sur le septième Minnesota pour éviter le match – et donc le danger – supplémentaire du play-in. Ce, alors qu'il serait sans doute judicieux de reposer un peu sa star serbe pour espérer aller loin en avril et mai.

. Ce qu'il faut en attendre : tantôt dominer, tantôt s'économiser, Jokic et les Nuggets vont devoir jongler.

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