Joel Embiid se ressaisit et les Sixers enfoncent les Bulls de Chicago

Auteur d’une prestation décevante lors de la défaite contre le Heat au match précédent, Joel Embiid s’est vengé lors de la réception des Bulls la nuit dernière. Le candidat au MVP a propulsé les Sixers vers la victoire (121-106) en marquant 43 points en plus de ses 14 rebonds. C’est déjà sa dixième sortie de la saison avec au moins 40 unités au compteur. Comme souvent, ses adversaires n’ont trouvé aucune réponse à son mix de taille, puissance, agilité et touché. Et ils ont été contraints à la faute. 16 lancers tirés pour le pivot camerounais, pour 12 points "offerts." De retour après un match d’absence, James Harden a aussi eu un impact sur ce succès en délivrant 14 passes décisives tout en inscrivant 16 points. Son apport et même son importance aux Sixers sautent déjà aux yeux. Philadelphie n’a d’ailleurs toujours pas perdu à chaque fois qu’il a joué : 5 rencontres, autant de victoires. Et la franchise de Pennsylvanie continue de grimper au classement. Elle occupe la deuxième place de la Conférence Est. Les Bulls, eux, vont dans la direction opposée. Ils dégringolent. 5 défaites de suite et les voilà maintenant quatrièmes, sous la menace d’un retour des Celtics.

Défaits quatre fois d’affilée avant de se rendre à Philadelphie, les Bulls espèrent signer une victoire référence face aux 76ers, deuxièmes de l’Est. Leur entame de match est encourageante : malgré deux fautes rapides Zach LaVine, Chicago tient un bon rythme offensif, en grande partie grâce au super départ de DeMar DeRozan (11 points dans le premier quart-temps).

Mais les 76ers ont du répondant et ne tardent pas à lancer la machine : sous l’impulsion de James Harden et Joel Embiid, qui se trouvent facilement sur « pick-and-roll », les locaux sont dans le rétroviseur de Chicago. Avant de prendre complètement feu : cinq tirs à 3-points consécutifs, dont un de James Harden qui rejoint Reggie Miller à la troisième place du classement du nombre de tirs primés inscrits en carrière, et un « run » de 19-7 pour conclure le premier quart-temps en beauté (37-32).
Le second quart-temps est peu plus décevant et n’offre pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les deux formations sont assez maladroites (9/25 Chicago, 7/18 Philly), et hormis un bon passage d’Ayo Dosunmu côté Bulls et un Joel Embiid qui gonfle facilement son total de points (19 points à la mi-temps), rien de transcendant n’est à noter. On relève tout de même l’énorme disparité aux lancers-francs entre les deux équipes au cours de la première mi-temps : 8 tentatives des Bulls, contre 20 (dont 10 duo Harden – Embiid) pour les 76ers, toujours en tête à la pause (59-53).

Au retour des vestiaires, Joel Embiid n’a plus de temps à perdre et veut distancer les Bulls pour de bon : le Camerounais monte en puissance et commence à sévèrement punir la défense de Chicago. Dans le seul troisième quart-temps, le pivot inscrit 19 points, et son total après trois quart-temps s’élève à 38 unités (à 13/21, avec 11 rebonds). Les 76ers défendent bien et intelligemment : une prise à deux est constamment envoyée sur DeMar DeRozan quand celui-ci joue un « pick-and-roll ». Les Bulls calent en attaque (8/19) et l’écart passe à +10 (88-78) après 36 minutes.

Chicago trouve l’énergie du désespoir à l’entame du dernier quart-temps et coupe l’écart à 7 points. Les 76ers prennent un temps-mort et repartent de plus belle : trois tirs primés de Georges Niang et Isaiah Joe et un panier avec la faute de Tyrese Maxey plus tard, revoilà l’écart bien au-dessus des 10 points (107-91). Le chrono défile, et malgré une ultime réaction de Zach LaVine, les Bulls sont trop courts et s’inclinent pour la cinquième fois consécutive (121-106).

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