DEMAR DEROZAN RELANCE ENFIN LES BULLS

Un ouf de soulagement pour Chicago. Après 5 défaites de suite, les Bulls ont retrouvé le chemin de la victoire en se déplaçant sur le parquet des Pistons, l’une des plus mauvaises équipes de la ligue. Mais un succès reste un succès et les joueurs de Billy Donovan ont tremblé jusqu’au bout pour aller le chercher (114-108). Avec, comme souvent, un grand DeMar DeRozan pour les sauver. Il a inscrit 16 de ses 36 points dans le quatrième quart-temps pour permettre aux siens de remonter un handicap de 7 points avant de l’emporter.

Les dynamiques sont opposées entre une équipe de Chicago qui vient d’enchaîner cinq défaites, et une équipe de Detroit qui reste sur trois victoires. Ce sont néanmoins les visiteurs qui prennent le meilleur départ, avec un Zach LaVine agressif vers le cercle et un DeMar DeRozan qui commence déjà à trouver ses « spots ».

Mais Cade Cunningham commence à se défaire de la pression d’Ayo Dosunmu et les Pistons recollent rapidement.

Les Bulls semblent dans un faux rythme alors que l’effort collectif des hommes de Dwane Casey pose problème à ceux de Billy Donovan. Même si les deux équipes ne se quittent pas, c’est en effet Detroit qui passe la majorité du match en tête, et qui se retrouve à +7 (99-92) à 9 minutes de la fin de la rencontre.

C’est là que le match va basculer, avec une défense de Chicago qui hausse vraiment le ton, tandis que DeMar DeRozan prend les choses en main de l’autre côté du parquet. Les jeunes Pistons sont frappés au foie, incapables de respirer, et lâchent donc dans ce quatrième quart-temps raté (108-114).

CE QU’IL FAUT RETENIR
– Cade Cunningham, la triple menace. Même dans un match où il n’a pas toujours bien assuré ses passes, il a montré pourquoi il était spécial. Il n’est peut-être pas le rookie de l’année mais quand Dwane Casey explique qu’il l’est en terme de talent, c’est sans doute parce que l’ancien d’Oklahoma State est le seul débutant qui peut à ce point prendre en main l’attaque de son équipe. De très bon augure pour l’avenir des Pistons.

– Le 17-2 décisif de Chicago. Alors que Detroit était à +7 dans le dernier quart-temps, les Bulls vont réussir à renverser le match face à un 17-2 qui fait passer le score de 99-92 à 101-109. C’est le moment de bascule de la rencontre, porté par la bonne défense de Chicago et l’incapacité de Detroit à rentrer des paniers. De quoi offrir du rythme aux joueurs de l’Illinois, qui ont fait payer leurs jeunes adversaires en jouant vite pour marquer sur contre-attaque ou obtenir des lancers-francs. Avant que DeMar DeRozan n’attaque deux fois Cade Cunningham pour inscrire deux tirs à mi-distance en guise de cerise sur le gâteau.

TOPS/FLOPS
‚úÖ DeMar DeRozan
. L’arrière/ailier parvient toujours à trouver ses « spots » à mi-distance et il l’a encore fait au moment où Chicago avait le plus besoin de lui. Il inscrit 16 de ses 36 points dans le quatrième quart-temps, afin de permettre aux Bulls d’arrêter leur série de défaites.

‚úÖ Kelly Olynyk et Hamidou Diallo. Les deux remplaçants ont fait du bien à Detroit, le premier en jouant le rôle de piston dans l’attaque des Pistons, le second en multipliant les actions athlétiques.

‚õĒ Saddiq Bey. Les deux équipes ont été maladroites à 3-points (3/15 pour Chicago, 11/31 pour Detroit) mais c’est la maladresse de Saddiq Bey qui a sans doute eu le plus d’influence sur le match. Rodney McGruder l’a un temps compensée, mais ce fut insuffisant alors que le meilleur shooteur du Michigan se ratait (4/12).

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