RJ Barrett terrasse les Celtics sur un incroyable tir à 3-points au son de la sirène

RJ Barrett n’a marqué que 13 points à 4 sur 15 aux tirs mais ça suffit presque pour éclipser l’énorme performance de son coéquipier Evan Fournier la nuit dernière. Parce que le Canadien, très maladroit, a planté le panier le plus important (et le plus extraordinaire) de la partie. Celui pour la gagne. Un tir à trois-points en tombant sur le côté qui a heurté la planche avant de rentrer au buzzer, achevant ainsi les Celtics. Victoire des Knicks par K.O., 108 à 105. Mais le vrai héros de la soirée, c’est tout de même Fournier. Le Français a été exceptionnel en inscrivant 41 points contre son ancienne équipe, à qui il a déjà collé 32 points à deux reprises cette saison. 41 points à 15 sur 25 aux tirs et surtout 10 sur 14 à trois-points pour lui. Un festival de tirs lointains qui ont fini par faire exploser la défense adverse. La meilleure performance de la carrière du natif de Saint-Maurice, pas toujours en réussite cette saison. Rien ne lui a résisté jeudi soir. C’est lui, encore accompagné de Barrett, qui a ramené un peu de calme en étant au cœur d’un 8-0 passé par les Knicks lors de la dernière minute de la première mi-temps. Une série importante puisque les Celtics venaient de prendre 24 points d’avance et n’en comptaient plus que 16 à la pause (47-63). C’est encore Fournier qui a claqué deux tirs extérieurs consécutifs pour relancer les siens une fois l’écart remonté une nouvelle fois à 20 points en faveur de Boston (61-81). Mieux encore, il a marqué le panier de l’égalisation, puis celui pour passer devant (99-98), encore derrière l’arc, à 2 minutes de la fin du match. Une performance spectaculaire de la part de l’international tricolore. Peut-être même un match référence pour gagner encore en confiance et en régularité pour finir la saison.

RJ Barrett terrasse les Celtics sur un incroyable tir à 3-points au son de la sirène

Parmi les déceptions de ce début de saison, à tel point qu’ils pointent tous les deux hors du Top 8 à l’Est, Knicks et Celtics se retrouvaient cette nuit, au Madison Square Garden, pour ce qui était (déjà) leur troisième affrontement de 2021/22.

Et, à domicile, c’est la franchise new-yorkaise qui est parvenue à l’emporter devant une foule en délire, à l’issue d’un match renversant !

Menés jusqu’à 25 points dans le second quart-temps, les hommes de Tom Thibodeau se sont effectivement appuyés sur un exceptionnel Evan Fournier (41 points et 8 rebonds, à 10/14 à 3-points !!!) pour renverser Jayson Tatum (36 points, 6 rebonds, 9 passes) et ses coéquipiers !

Un « comeback » improbable, qui plus est ponctué de la plus belle des manières : d’un 3-points au buzzer de RJ Barrett, pourtant terriblement maladroit avant son « game winner » assassin, qui a fait exploser le Madison Square Garden !

CE QU’IL FAUT RETENIR
— Evan Fournier adore décidément Boston. Après avoir inscrit deux fois 32 points face aux Celtics, aux mois d’octobre puis décembre, le Français a fait encore mieux cette nuit, établissant son nouveau record de points en carrière (41). Seul Tony Parker (55, 42 et 42) a fait mieux dans le clan tricolore ! Et l’arrière des Knicks a très vite démontré qu’il était bien en jambes, terminant le premier quart-temps avec 12 points, en surnageant pour New York. Il en rajouté 7 de plus dans le second, pour regagner les vestiaires avec 19 points, pendant que son équipe sombrait.

Mais, après la pause, Fournier ne s’est pas laissé abattre et il a continué d’alimenter le scoring des joueurs de Gotham, à coup de 3-points. En mode « FIBA », et jouant les yeux dans les yeux avec Jayson Tatum, le joueur de 29 ans, qui sortait d’un match à 0 point, a alors instigué ce fameux « run » de 21-3 qui a complètement renversé le cours de la partie, à cheval sur les deux derniers quarts-temps. En feu, il ne s’est pas arrêté en si bon chemin, alignant les paniers primés comme des perles, pour égaler le record de franchise de J.R. Smith ! Et surtout permettre aux siens d’égaliser puis de passer (enfin) devant. Pourvu que ça dure !

— Boston avait pourtant fait le plus dur… Avant de s’effondrer inexplicablement sur la fin, les Celtics avaient fait tout ce qu’il fallait pour s’offrir un match tranquille. Grâce, notamment, à un second quart-temps terrible (38-29), où ils ont fait parler la poudre à 3-points (8/14) et compté jusqu’à 25 points d’avance ! Dans le sillage d’un Jayson Tatum ultra-propre, au scoring ou à la passe, et d’un Dennis Schröder insaisissable. Groggy, les Knicks ne réussissaient pas plus que ça à inquiéter les C’s après la pause, se rapprochant au score puis prenant constamment un nouvel éclat. Jusqu’à ce « run » de 21-3 qui a tout changé…

RJ Barrett terrasse les Celtics sur un incroyable tir à 3-points au son de la sirène

— Une mauvaise fin de quart-temps qui se paie cash. Justement, évoquons le moment où tout a basculé : en tête 81-64, les coéquipiers de Jayson Tatum, qui marchait sur l’eau et qui faisait ce qu’il voulait de la défense adverse, ont commencé à perdre pied quand les remplaçants de Boston sont rentrés en jeu. Evan Fournier a alors allumé la mèche de loin, Immanuel Quickley a pris le relais avec ses percussions puis Julius Randle a montré ses muscles sous les panneaux. Comme avant la mi-temps, les Celtics ont pris l’eau en fin de quart-temps et, cette fois-ci, leur relâchement leur a coûté très, très cher…

LES TOPS/FLOPS
✅ Immanuel Quickley
. L’étincelle des Knicks. Si Evan Fournier a été le leader d’attaque de l’équipe durant toute la soirée, « IQ » (16 points) a été l’un de ceux qui ont permis à la franchise new-yorkaise d’instiguer son terrible « comeback », au cours du troisième quart-temps. Accompagné de Fournier, Quickley a alterné pénétrations et paniers derrière l’arc, avec parfois quelques passes décisives, pour ramener progressivement New York au contact. Tout en agressivité et en combativité, sans jamais décélérer, le « combo-guard » démontre ainsi que ce rôle de sixième homme lui va à ravir et qu’il lui semble destiné, en NBA.

Robert Williams. La muraille celte était infranchissable cette nuit. Avec ses 7 contres, le pivot de Boston a d’ailleurs établi son nouveau record en carrière dans le domaine, pour aller avec ses 6 points, 9 rebonds et 2 interceptions. Et, même si l’apport du « Time Lord » n’était pas franchement réjouissant en attaque, son apport défensif était en revanche capital pour les Celtics. Cette cruelle défaite au buzzer ne doit donc surtout pas faire oublier tout le travail réalisé par l’intérieur de 24 ans, de ce côté du terrain.

Dennis Schröder. En sortie de banc, le meneur allemand (20 points) a longtemps fait des misères à la défense new-yorkaise, avant de progressivement disparaître au fil de la partie. Sa première mi-temps, et en particulier son second quart-temps, était en tout cas une pure merveille, tant le sixième homme de Boston découpait comme bon lui semble ses défenseurs. Aussi bien de loin que de près, dans le sillage d’un Jayson Tatum lui aussi excellent dans ce deuxième acte.

⛔✅ RJ Barrett. Longtemps martyrisé par Robert Williams, qui l’a contré un paquet de fois près du cercle (5, pour être précis), le Canadien (13 points, 6 passes) s’est rattrapé de la meilleure des manières, en inscrivant un « game winner » aussi improbable que difficile, à 3-points ! Il était pourtant à 3/14 aux tirs, et 1/3 derrière l’arc, avant ce shoot miraculeux, qui a permis aux Knicks de valider leur incroyable « comeback ». Et c’est d’ailleurs la première fois depuis le mois de mars 2004 (-26 face aux Bucks) que la franchise new-yorkaise remonte un tel handicap pour l’emporter.

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