Chris Paul mène les Suns de Phoenix face au Utah Jazz

Pas de Rudy Gobert, ni de Donovan Mitchell, Bojan Bogdanovic, Mike Conley ou même Joe Ingles du côté du Jazz. La formation de Salt Lake City s’est retrouvée sans ses joueurs cadres lundi. Et pourtant, elle a poussé Phoenix, la meilleure équipe de la NBA, dans ses derniers retranchements. Les Suns se sont finalement imposés sur le fil (115-109) en prenant le dessus dans le quatrième quart-temps. Avec, comme toujours ou presque, Chris Paul à la baguette en fin de partie. Il a dicté le tempo dans les moments les plus chauds, menant ainsi les siens à la victoire. Utah avait encore 4 points d’avance (91-95) quand Phoenix a passé un 14-2 sous l’impulsion de son maestro. CP3 a inscrit 14 de ses 27 points dans les 12 dernières minutes. Il a aussi terminé avec 9 rebonds, 14 passes décisives… mais aussi 7 ballons perdus. Tellement rare pour lui que ça méritait d’être souligné. Devin Booker a planté 33 points mais à 14 sur 35 aux tirs.

En raison des nombreuses absences de part et d’autre, surtout côté Jazz, ce choc de la conférence Ouest s’annonçait moins « sexy » qu’il ne pourrait l’être au printemps prochain. Mais ce duel entre deux des quatre meilleures équipes de la ligue a finalement été beaucoup plus intéressant qu’imaginé.

Les Suns, portés par un Devin Booker efficace en début de match, ont rapidement pris les devants en terminant le premier quart-temps avec dix points d’avance (31-21). Mais Utah ne va pas se démonter. Avec l’adresse de Rudy Gay, de Jordan Clarkson ou du plus improbable Trent Forrest, les visiteurs ont signé un solide deuxième quart-temps pour revenir à seulement une possession (58-56).

Les Suns, portés par un Devin Booker efficace en début de match, ont rapidement pris les devants en terminant le premier quart-temps avec dix points d’avance (31-21). Mais Utah ne va pas se démonter. Avec l’adresse de Rudy Gay, de Jordan Clarkson ou du plus improbable Trent Forrest, les visiteurs ont signé un solide deuxième quart-temps pour revenir à seulement une possession (58-56).

Et même se permettre de prendre une courte avance à l’issue des douze minutes suivantes (85-87). Sans doute pas très content de la tournure des événements, Chris Paul a décidé de prendre les choses en main dans l’ultime période pour aider son équipe à reprendre jusqu’à une dizaine de points d’avance à quelques minutes du terme.

Malgré les trois paniers primés de Jordan Clarkson sur la toute fin, Phoenix a fini par s’imposer et s’offrir ainsi une septième victoire de suite.

CE QU’IL FAUT RETENIR
– Un Jazz bagarreur. Donovan Mitchell, Rudy Gobert, Mike Conley, Bojan Bogdanovic et Royce O’Neale, sans oublier Joe Ingles : le Jazz s’est présenté à Phoenix en étant privé de son cinq majeur et de six de ses neuf meilleurs marqueurs. Qui plus est au cœur d’une mauvaise dynamique de sept défaite en neuf matches. Malgré tous ces facteurs négatifs, la troupe de Quin Snyder a livré une belle impression. Avec sept joueurs à dix points ou plus, ce groupe a tenu tête à la meilleure équipe de la ligue pendant quasiment toute la rencontre.

– Les vedettes des Suns très mobilisées. Conséquence directe du beau visage présenté par le Jazz, Monty Williams, privé de Cameron Payne, Deandre Ayton et Jae Crowder, a dû tirer sur ses cadres : 40 minutes pour Chris Paul, 38 pour Devin Booker ou encore 35 pour Mikal Bridges. Des temps de jeu supérieurs à leur moyenne sur la saison.

TOPS/FLOPS
âś… Chris Paul. Taille patron ! Le meneur a pris les choses en main dans le dernier quart-temps en y inscrivant 15 de ses 27 points, tout en continuant de distribuer, vers son nouvel intérieur fétiche Bismack Biyombo notamment, et en captant les rebonds. Il ne lui en a d’ailleurs manqué qu’un pour signer un triple-double. Seul bémol, au-delà de son important temps de jeu, ses sept ballons perdus. Inhabituel chez lui.

Bismack Biyombo. Deuxième double-double de suite pour le pivot qui pratique le meilleur basket de sa carrière au contact de « CP3 ». Il a parfaitement relayé un JaVale McGee limité par les fautes. Le seul point noir de sa soirée a été maladresse sur la ligne des lancers-francs (2/6) qui aurait pu être plus préjudiciable à son équipe en fin de match.

âś… Trent Forrest. Meilleur match en carrière pour le meneur habituellement remplaçant du Jazz qui n’avait jamais passé la barre des dix points inscrits en NBA. Sans faire beaucoup de folie à la création, le joueur non-drafté s’est montré très adroit en se rapprochant du cercle et a limité un maximum les déchets.

âś… â›” Devin Booker. Début de match canon pour l’arrière auteur de 17 points dès le premier quart-temps. Il a perdu en efficacité dans les périodes suivantes, en manquant notamment ses six tentatives dans le dernier quart-temps. 33 points en 35 tentatives, on a connu plus rentable pour l’arrière qui restait sur une sortie à 5/23 aux tirs face aux Pacers.

RUDY GAY DANS LE TOP 100
Pour sa première titularisation de la saison, Rudy Gay a inscrit 13 points. Un total qui lui a permis de dépasser Chris Webber et de s’inviter dans le Top 100 des meilleurs marqueurs de l’histoire de la ligue (17 193 points). Un bel accomplissement pour cet attaquant qui n’a jamais été All-Star. L’ailier a par exemple inscrit plus de points en carrière que Joe Dumars, James Worthy, Grant Hill, Bob Cousy ou Jerry Stackhouse.

LA SUITE
Suns (37-9) et Jazz (30-18) se retrouvent dans l’Utah, mercredi, pour la revanche.

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