New York met un terme à la belle série des Sixers privés de nombreux joueurs

Privés de nombreux titulaires, les Sixers s’inclinent 103-96 sous les coups de boutoir de Julius Randle.

Déjà privés de Tobias Harris et Matisse Thybulle (et bien sûr Ben Simmons…), les Sixers accueillent New York avec un effectif réduit puisque Joel Embiid devrait manquer une dizaine de jours en raison lui aussi du Covid.

En manque de repères collectifs et sans la présence d’Embiid dans la raquette, Philadelphie souffre dans le premier acte. Comme très souvent cette saison, les Knicks relancent au maximum et scorent sur jeu rapide ou sur jeu de transition. Ça va vite pour les hommes de Doc Rivers qui ont du mal à enflammer cette rencontre. Pourtant les fans des Sixers se font entendre mais les Knicks de Julius Randle, aidé par Evan Fournier puis RJ Barrett terminent fort ces 12 premières minutes. Philadelphie est déjà dans les cordes (28-21).

Les ajustements de Doc Rivers ne portent pas leurs fruits dans ce second quart-temps. Comme depuis le début de la rencontre, ce sont les hommes de Tom Thibodeau qui dictent le tempo. Trop portés sur le tir de loin, les 76ers oublient d’attaquer les intervalles afin de créer des décalages. Sans point d’ancrage et avec une adresse trop moyenne, Phily voit l’écart augmenter. New York donne une leçon de basket à son adversaire (58-44). Seul point noir : touché au genou, Nerlens Noel doit rentrer au vestiaire en se tordant de douleur.

Dans les vestiaires, Doc Rivers a semble-t-il trouvé les mots, et le 3e acte des Sixers est tout simplement parfait. Défensivement, il ne laisse plus rien de facile aux Knicks, et sous les panneaux, Andre Drummond est en mode… Embiid ! Les Sixers sont magnifiques en défense. Ils changent sur tous les écrans et chaque déplacement est contesté. En attaque, ils attaquent enfin les intervalles par le drive grâce à Tyrese Maxey ou Shake Milton. Ces pénétrations permettent à Curry, Korkmaz ou Niang d’activer le monde sniper. Le Wells Fargo Center s’enflamme et Drummond fait un carnage aux rebonds. Tout est à refaire pour les Knicks (72-69).

A maintes reprises, les Sixers ont l’occasion de prendre le contrôle de cette rencontre, et à 5 minutes du terme, George Niang rentre un nouveau tir primé et il harangue la foule (89-88). Mais juste après le temps-mort, Randle met fin au suspense avec 3 tirs à 3-points. Épuisés, les Sixers s’inclinent après avoir tenté de renverser la vapeur. Une belle victoire pour les Knicks (103-96), mais les Sixers ont prouvé, à nouveau, qu’ils avaient un vrai collectif, et un coeur énorme.

CE QU’IL FAUT RETENIR
La première mi-temps des Knicks. Certes, c’était l’équipe B ou C de Philly, mais les 24 premières minutes des Knicks ont été très bonnes. En difficultés la veille face aux Cavs, Randle et sa bande ont profité de l’absence d’Embiid pour dominer physiquement leurs adversaires. Très actifs aux rebonds, ils se sont procuré énormément de possibilités sur le jeu rapide. C’est intéressant de voir l’équipe de Thibodeau, être en mesure de jouer sur un tempo rapide en attaque. Cinquante-hui points marqués en 1er mi-temps sans abandonner l’envie de bien défendre.

La révolte des Sixers. Malgré la défaite, Doc Rivers peut être fier de ses hommes. Sans son « Big Three » et sans son meilleur défenseur, le coach des Sixers a vu ses hommes tout donner en deuxième période. Dans le 3e acte, Phily poussé par le Wells Fargo Center a mis le feu à la défense des Knicks. C’est simple, dès que cette équipe arrive à vite traverser le terrain et à trouver une adresse à longue distance, et c’était essentiel en l’absence d’Embiid. Sous l’impulsion de Maxey et grâce à l’adresse de Niang, Curry et Korkmaz, Philly a fait douter le plus longtemps possible les Knicks.

TOPS/FLOPS
✅ Julius Randle.
Sans Embiid en face, Randle a imposé sa puissance. L’ancien intérieur des Lakers est un joueur capable de changer le sort d’une rencontre. Après un bon début de match, il a clairement passé un cap dans le dernier acte. Malgré une bonne défense de George Niang, Randle a scoré assez facilement. C’est un All Star et il a montré pourquoi avec ses 31 points et 12 rebonds dont 3 grosses bombes à 3-points dans les quatre dernières minutes.

André Drummond. C’est sans aucun doute le meilleur pivot remplaçant de la ligue. Mais Andre Drummond va devoir changer de rôle, et sil n’a pas le talent offensif de Joel Embiid,  il est capable de faire de grandes choses sur un parquet. Si les Sixers ont réussi à revenir au score, c’est parce que l’ancien des Pistons a verrouillé le rebond. Après chaque tir manqué de la part des Knicks, Drummond était sous le cercle pour récupérer le ballon. Sa présence aux rebonds offensifs a permis aussi à son équipe d’avoir des secondes chances. Il termine le match avec 15 points et 25 rebonds. Une performance XXL pour un joueur heureux d’être chez les Sixers.

Le manque de maîtrise de Tyrese Maxey. Même s’il a participé grâce à ses jambes de feu à la remontée de son équipe, Maxey a parfois voulu en faire un peu trop. Il n’a pas su, à certains moments, calmer le tempo de ce match surtout quand les Sixers avaient réussi à revenir dans le match. Très talentueux, il peut par moment prendre des tirs un peu trop compliqués. Son entente avec Drummond doit et va se peaufiner. 16 points et 9 passes pour lui ce soir. Malheureusement, un petit 6/19 aux tirs.

FIN DE SERIE
Les Knicks n’avaient plus gagné à Philadelphie depuis avril 2016, soit huit défaites de suite.

LA SUITE
Philadelphie (8-3) : back-to-back périlleux avec la réception de Milwaukee.

New York (7-4) : Mercredi, ce sera au tour des Knicks de défier la bande à Giannis Antetokounmpo.

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