Le Heat résiste au comeback de Utah Jazz

Largement en tête (95-69) à un quart-temps de la fin, le Heat s’est ensuite peu à peu effondré sous la pression du Jazz. Un relâchement finalement sans gravité pour les Floridiens, qui mettent fin à leur série de trois défaites d’affilée (111-105).

Pour la deuxième fois en une semaine, Miami s’est offert le scalp de Utah. Et pour la deuxième fois en une semaine, la franchise floridienne a eu du mal à conclure, concédant un 36-16 dans le dernier quart-temps, pour voir les joueurs de Salt Lake City passer de -26 à -4, en 11 minutes 30 !

Mais le « comeback » du Jazz, qui revenait de beaucoup trop loin, n’est pas allé jusqu’à son terme. S’appuyant sur ses trois premiers quarts-temps réussis, le Heat est donc logiquement parvenu à l’emporter (111-105) cette nuit.

Décrochant, du même coup, le premier succès de son « road-trip » de cinq matchs à l’Ouest, après ses trois défaites de rang subies à Denver puis Los Angeles (Lakers, Clippers). Quant aux joueurs de Salt Lake City, ils confirment là leurs difficultés du moment, puisqu’ils se sont désormais inclinés à quatre reprises lors de leurs cinq dernières sorties.

CE QU’IL FAUT RETENIR
— Un réveil trop tardif pour Utah. Largement dominé pendant trois quarts-temps, et comptant jusqu’à 27 points de retard, le Jazz s’est enfin mis à jouer, et très bien jouer même, dans le dernier acte. Poussés par leur public, Rudy Gobert et ses coéquipiers ont ainsi totalement renversé le Heat, submergé. Lancés par le coup de chaud à 3-points de Bojan Bogdanovic (19 points dans le quart-temps), qui a ensuite passé le relais à un Donovan Mitchell agressif (11 points), les joueurs de Salt Lake City ont bien cru réaliser un braquage improbable, avec leur énorme « run » de 18-0, étalé sur quatre minutes. Jusqu’aux lancers assassins de Tyler Herro.

— Miami parfait pendant 36 minutes. Avant de complètement s’écrouler dans le dernier quart-temps (5/18 aux tirs et 7 pertes de balle…), le Heat avait d’abord récité ses gammes durant les trois premiers. Collectivement supérieurs au Jazz, les Floridiens ont très vite démontré qu’ils avaient envie de cette victoire, bien plus que leurs adversaires en tout cas. En contrôle, et alternant brillamment entre jeu orienté à l’intérieur, à mi-distance et à 3-points, les hommes d’Erik Spoelstra ont longtemps disséqué la « gentille » défense adverse, qui avait laissé les portes ouvertes. Mieux : Utah, qui ne vivait (et mourait) que par les tirs extérieurs, était trop prévisible offensivement pour espérer perturber les joueurs de South Beach, en place défensivement.

— Le « one-man show » de Jordan Clarkson. Si Bojan Bogdanovic, Donovan Mitchell ou Rudy Gobert ont relevé la tête dans les douze dernières minutes de la partie, ils ont d’abord été portés pendant tout le match par le Sixième homme de l’année en titre. Auteur de 25 points à l’arrivée, dont 14 dans le seul premier quart-temps, le « combo-guard » s’est nourri de l’énergie du public pour redresser les siens à chacune de ses entrées en jeu. Mais face au trio Kyle Lowry – Tyler Herro – Duncan Robinson, ses arabesques près du cercle et ses réussites à 3-points n’ont pas suffi à maintenir Utah dans le coup, sur la durée.

TOPS/FLOPS
âś… Duncan Robinson
. En difficulté cette saison (9.9 points de moyenne, à 31% à 3-points…), « D-Rob » s’est réveillé cette nuit, terminant avec 22 points (plus 4 rebonds et 4 passes) au compteur, à 6/11 derrière l’arc. Soit son meilleur match en bientôt un mois de compétition. À l’instar de Kyle Lowry et Tyler Herro, le sniper floridien a ainsi pris un malin plaisir à dynamiter la défense du Jazz, longtemps amorphe et qui lui a laissé bien trop d’espace à 3-points. Et face à un shooteur de cette qualité, même en manque de confiance, c’est souvent une très mauvaise idée…

â›” Mike Conley. Contrairement à la totalité de ses coéquipiers, le meneur All-Star n’a pas profité du quatrième quart-temps pour retrouver des couleurs. Discret et inoffensif de bout en bout (6 points, à 2/7 aux tirs), il s’est donc contenté de distribuer le jeu (8 passes décisives), d’une assez belle manière, d’ailleurs. Mais le Jazz avait cette nuit besoin d’une étincelle au scoring, que n’a pas su lui apporter l’ancien joueur des Grizzlies. À l’inverse de Jordan Clarkson, par conséquent davantage utilisé par Quin Snyder dans le denier acte.

LA SUITE
Utah (8-5) : réception de Philadelphie, dans la nuit de mardi à mercredi (04h00).

Miami (8-5) : déplacement à Oklahoma City, dans la nuit de lundi à mardi (02h00).

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