Joel Embiid porte les Sixers face à Detroit avec 30 points et 18 rebonds

Touché au genou, Joel Embiid se sent obligé de jouer pour compenser l’absence de Ben Simmons. Parce que les Sixers ont besoin de leur pivot All-Star. Il l’a encore démontré contre les Pistons en postant 30 points et 18 rebonds pour mener son équipe à la victoire (110-102). Son panier à trois-points dans la dernière minute a mis fin aux espoirs des joueurs de Detroit, revenus sur le fil après avoir compté 22 points de retard. En espérant pour Embiid et pour Philadelphia que son corps tienne le choc.

Après un premier quart-temps assez triste sur le plan du jeu (22-21), les Sixers montent en régime dans le deuxième acte. Incertain avant la rencontre, Joel Embiid est bien présent et il martyrise la jeune défense des Pistons. Poste bas, poste haut et même à la création, le natif de Yaoundé est partout. Son entente avec Tyrese Maxey est bonne et à la pause les Sixers mènent de six points (52-46).

Poussés par les fans du Wells Fargo Center, les hommes de Doc Rivers réalisent de belles choses au retour des vestiaires. Joel Embiid continue de s’amuser dans la raquette adverse. Obligés de venir sur des prises à deux sur le géant camerounais, les Pistons sont contraints de laisser des shooteurs comme Tobias Harris ou Seth Curry libres et malheureusement pour eux, la sentence est irrévocable. Il reste un quart-temps et les Sixers semblent se diriger tout droit vers la victoire (79-67).

Avec sa jeune garde sur le parquet (Thybulle, Milton et Korkmaz), Philadelphie enflamme ce dernier acte. Les Sixers étouffent défensivement leurs adversaires, ce qui leur permet de s’octroyer des ballons faciles en attaque. Les poignets en feu de Shake Milton ou George Niang semblent sceller le sort de ce match (101-80).

Mais comme trop souvent, les Sixers se laissent aller. Detroit inflige 17-2 et se met à rêver au hold-up. Rappelé pour sauver le match, Joel Embiid évite le pire à son équipe en dominant le money time (110-102).

CE QU’IL FAUT RETENIR
– Le Big Three New look des Sixers. Avec le retour de Shake Milton, Tyrese Maxey redevient le fer de lance de la « second unit ». Mais ce soir la pépite des Sixers a formé, avec Harris et Embiid, un trio parfait. Les trois hommes ont porté l’attaque des Sixers et marqué 63 points. En attendant l’éventuel retour de Ben Simmons, les trois hommes ont la responsabilité de porter l’attaque de Doc Rivers. Ce soir, ils n’ont pas déçu.

– Des Pistons accrocheurs. Certes, les Pistons n’ont pas gagné, mais Dwane Casey peut être fier de son équipe. Ses jeunes joueurs n’ont jamais rien lâché ce soir. Dominés par un Joel Embiid trop puissant pour eux, les joueurs du Michigan ont fait preuve de courage. À -20 à 5 minutes de la fin, ils ont réussi à faire douter leurs adversaires dans le « money time ». Capables d’être adroits à longue distance, ils ont par moment montré aussi toutes leurs aptitudes à pouvoir scorer sur du un-contre-un.

– Le trou d’air des Sixers. Comme face aux Nets lors du premier match à la maison, les Sixers ont dilapidé une belle avance. Ce soir, pas de Kevin Durant en face donc ils ont pu s’en sortir, mais le 16-1 encaissé en moins de 4 minutes aurait pu leur être fatal. Trop souvent, cette équipe connaît des moments de flottements dans un match. Des trous d’air qui peuvent avoir de graves conséquences. On se rappelle par exemple que l’an dernier, en playoffs face aux Hawks, Embiid and Co avaient 26 points d’avance lors du Game 5 avant de s’effondrer et de perdre le match puis la série. À eux de vite gommer ça afin d’éviter de nouvelles désillusions.

TOPS/FLOPS
✅ Joel Embiid.
Sans doute vexé par son mauvais match il y a deux jours face au Knicks, Joel Embiid (30 points et 18 rebonds) avait très envie de rappeler ce soir à tout le monde qu’il demeure le meilleur pivot de la côte Est. Touché au ménisque depuis les playoffs, il aurait tout intérêt à se reposer. Mais il a trop manqué de matchs par le passé et surtout il veut être présent pour ses coéquipiers. Ce soir, face à une faible adversité, le Camerounais a été agressif et fait étalage de toute sa panoplie offensive. « Moves » poste bas, tir au poste haut après dribble, pour la première fois de la saison, il dépasse la barre des 30 points et a semblé être aérien sur certaines actions comme l’atteste sa passe dans le dos pour Maxey. De bonne augure pour la suite.

Saddiq Bey. Jouer au Wells Fargo Center est toujours un moment spécial pour l’ancien de Villanova. Ce soir, il aura été le fer de lance de l’attaque des Pistons. Capable de driver pour finir au cercle ou de prendre des tirs de loin, il aime aussi prêter main-forte à ses intérieurs aux rebonds. 19 points et 6 rebonds pour lui ce soir. Si Detroit a réussi à faire douter son adversaire en fin de match, c’est en partie grâce à lui.

Shake Milton. Pour son retour aux affaires, l’arrière des Sixers a parfaitement mené sa barque. Appelé à être le meneur titulaire, il est efficace sur pick-and-roll, et il va avoir rapidement beaucoup de responsabilités. Il a le talent pour maintenir très haut cette équipe des Sixers avant peut-être le retour de Ben Simmons. En attendant, ses 13 points et 6 passes face aux Pistons ont aidé Philadelphie à s’imposer ce soir.

Comme le nombre de points cumulés la nuit dernière par les anciens joueurs des Lakers débarqués aux Wizards dans le cadre du transfert de Russell Westbrook vers Los Angeles. 25 (avec 13 rebonds et 5 passes) pour Montrezl Harrell et 21 chacun pour Kentavious Caldwell-Pope et Kyle Kuzma. Des soutiens très intéressants pour Bradley Beal, auteur de 27 points lors d’une belle victoire de Washington contre Atlanta (122-111). Les Wizards ont gagné 4 de leurs 5 premiers matches. Une équipe à suivre à l’Est.

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