Sans Giannis Antetokounmpo, Milwaukee remporte un succès important face aux Hawks

Des Milwaukee Bucks sans Giannis Antetokounmpo ont pris le dessus sur des Atlanta Hawks sans Trae Young pour l’emporter 123-112 et ainsi prendre l’avantage dans les finales de Conférence à l’Est. La franchise du Wisconsin n’est plus qu’à une victoire de la qualification.

Milwaukee Bucks - Atlanta Hawks : 123-112
Milwaukee mène 3-2

Pas de superstars, mais du show quand même. Les Bucks et les Hawks étaient chacun privés de leur meilleur élément pour le Match 5 décisif entre les deux formations jeudi soir. Giannis Antetokounmpo (genou) et Trae Young (cheville) ont tous les deux été contraints d’assister à la rencontre en tant que simples spectateurs. En leur absence, tous les autres joueurs devaient hausser leur niveau. Et ce sont les Bucks qui s’en sont le mieux tiré avec une victoire 123 à 112 et notamment 33 points de Brook Lopez. Son nouveau record en playoffs ! Le pivot s’est plongé dans son passé d’intérieur All-Star et de joueur dominant pour faire la différence. S’il est souvent cantonné à un rôle de shooteur au large qui écarte les lignes, il reste un excellent attaquant très complet. Et il l’a montré sur ce match en assumant ses nouvelles responsabilités. En faisant aussi preuve d’une grande efficacité. 14 sur 18 aux tirs, 7 rebonds et 4 blocks. Aucun panier extérieur. Vraiment à l’ancienne. Et son équipe a d’ailleurs largement dominé aux points inscrits dans la raquette (66 contre 38).

Cette victoire des Bucks ne se résume pas qu’à Lopez puisque trois autres joueurs ont assuré le gros du scoring. 26 points (avec 13 rebonds et 8 passes) pour l’inévitable Khris Middleton, 25 points pour Jrue Holiday et 22 points pour Bobby Portis, qui a pris la place du double-MVP grec dans le cinq majeur. Au final, Milwaukee pouvait compter sur une base collective plus solide sans sa superstar. Atlanta avait réussi à arracher le Match 4 en l’absence de Trae Young. Mais cette fois-ci, les joueurs de Nate McMillan ont montré quelques limites. Bogdan Bogdanovic a marqué 28 points. Il était le seul à franchir le plateau des 20 pions.

Plus agressifs, les Bucks ont pris le contrôle de la partie d’entrée. Ils menaient 30 à 10 et… n’ont jamais été rejoints. Les joueurs de Mike Budenholzer ont donc fait la course en tête de la première à la dernière minute. Même le petit coup de chaud de Bogdanovic, qui a ramené les siens à 7 longueurs en fin de troisième quart temps (66-59) n’a pas inquiété Middleton et ses partenaires. L’écart n’est jamais descendu plus bas ensuite. Ça fait donc 3 victoires à 2 pour Milwaukee qui peut terminer la série lors du prochain match pour retrouver Phoenix en finale.

Sans Giannis Antetokounmpo, Milwaukee remporte un succès important face aux Hawks

À deux partout dans cette finale de conférence, Bucks comme Hawks doivent composer avec l’absence de leur meilleur joueur, à l’occasion de ce Game 5 charnière : Giannis Antetokounmpo pour les locaux et Trae Young pour les visiteurs.

Et d’entrée de jeu, c’est Milwaukee qui prend le match à son compte, grâce à un 10-2 impulsé par le très agressif Jrue Holiday. À 3-points ou en puissance près du cercle, le meneur fait souffrir ses défenseurs, tandis que Brook Lopez distribue les contres de l’autre côté du terrain. Dans les cordes, Atlanta se fait exploser par ses hôtes au rebond, et notamment au rebond offensif. Titulaire sans Giannis Antetokounmpo, Bobby Portis forme une raquette de feu avec Brook Lopez, pendant que Khris Middleton apporte discrètement sa pierre à l’édifice. Logiquement, l’écart est déjà conséquent au bout de six minutes (22-7).

Le chrono défile et la connexion Jrue Holiday – Brook Lopez n’en finit pas de faire des misères aux Hawks dans la peinture. Les pénétrations agressives du meneur (11 points, 6 passes) s’enchaînent ainsi, résultant sur des doubles-pas tout en contrôle ou des décalages pour des dunks rageurs du pivot (12 points). À +20, les Bucks voient alors les remplaçants adverses, Danilo Gallinari et Onyeka Okongwu en tête, se rebiffer. Les lancers-francs et paniers à l’intérieur s’accumulent enfin, faisant diminuer l’avance des joueurs de Mike Budenholzer, certes nettement dominateurs dans la raquette lors de ce premier quart-temps (36-22).

Pris à la gorge, les Hawks se démènent pour réagir
Dans le deuxième acte, Bobby Portis reprend son chantier dans la peinture afin de relancer les siens, qui avaient rapidement vu Atlanta revenir à -10 au tableau d’affichage. Aux côtés de l’énergique intérieur, Brook Lopez et P.J. Tucker se mettent au diapason de celui-ci, dans un registre différent. À la sortie de la « second unit » des hommes de Nate McMillan, seul Bogdan Bogdanovic, en mode sniper, est pour le moment en mesure de répondre à Milwaukee ce soir (50-35).

Moment choisi par Lou Williams, plus discret que dans le Game 4, pour trouver de la confiance près du cercle. Avant que John Collins, tout aussi transparent, n’imite dans la foulée « Sweet Lou », en s’appuyant davantage sur son shoot. Plus globalement, la rencontre s’est équilibrée et l’écart avoisine les 10-15 points. Jrue Holiday et Khris Middleton ne faiblissent pas au scoring, la paire Bobby Portis – Brook Lopez non plus et, à la pause, les Bucks restent devant (65-56). Même si les Hawks se rapprochent dangereusement, grâce à leurs jeunes (John Collins, Kevin Huerter, Cam Reddish) et Bogdan Bogdanovic.

Au retour des vestiaires, on ne change pas une formule qui fonctionne du côté de Milwaukee, qui continue de s’appuyer sur sa connexion Jrue Holiday – Brook Lopez dans la raquette, avec entretemps Khris Middleton et Bobby Portis qui sanctionnent à mi-distance ou à 3-points. En face, Atlanta s’accroche autant que possible, à l’aide des percussions de Lou Williams, des réussites à l’intérieur de John Collins ou des shoots à longue-distance de Bogdan Bogdanovic. Mais le score reste à l’avantage de la franchise du Wisconsin (79-69).

Les minutes passent et les Bucks s’en remettent aux lancers-francs pour faire grimpeur leur compteur de points, en raison d’une adresse en berne. Sauf que les Hawks, emmenés par leurs remplaçants, n’en profitent pas réellement et il n’en faut pas plus à Jrue Holiday, Khris Middleton ou Brook Lopez pour remettre un coup d’accélérateur en toute fin de quart-temps. Suffisant pour que les hommes de Mike Budenholzer, à qui il ne semble rien pouvoir arriver ce soir, conservent une avance confortable (91-78).

Une grosse bataille de quatuors prolifiques
Dans le dernier acte, Milwaukee tente d’enfoncer le clou par l’intermédiaire de Khris Middleton, en phase avec son shoot et épaulé par Brook Lopez ou Jrue Holiday près du cercle, ainsi que Bryn Forbes ou Pat Connaughton à 3-points.

Jamais du genre à abdiquer, Atlanta s’efforce de rester à distance raisonnable de ses hôtes, grâce à une vague de tirs primés qui déferle sur la défense adverse, en provenance des poignets de John Collins, Lou Williams, Bogdan Bogdanovic ou Danilo Gallinari. Sans inquiéter pour autant les spectateurs du Fiserv Forum, toujours à la fête (109-94).

Et dans la deuxième moitié de ce quatrième quart-temps, les Bucks parviennent sans surprise à résister aux énièmes réussites extérieures de Bogdan Bogdanovic, qui a tout essayé avec Danilo Gallinari pour renverser les coéquipiers de Brook Lopez. Problème : le jumeau de Robin était tout simplement trop fort pour les Hawks toute la soirée, permettant donc à son équipe de l’emporter logiquement dans ce Game 5 (123-112). Pour pointer à une petite victoire des Finals, malgré l’absence de Giannis Antetokounmpo, rappelons-le.

Auteur de 33 points, 7 rebonds et 4 contres (à 14/18 aux tirs !), Brook Lopez a évidemment été l’homme fort de cette rencontre, tandis que Khris Middleton (26 points, 13 rebonds et 8 passes), Jrue Holiday (25 points, 6 rebonds et 13 passes) ou Bobby Portis (22 points, 8 rebonds et 3 interceptions) l’ont brillamment complété. Une belle partition collective proposée par Milwaukee, pour répondre à Bogdan Bogdanovic (28 points, à 7/16 à 3-points), John Collins (19 points et 8 rebonds), Danilo Gallinari (19 points) ou encore Lou Williams (17 points et 5 passes), dans les rangs d’Atlanta.

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