Trae Young termine les Knicks au Madison Square Garden

New York Knicks - Atlanta Hawks : 89-103
Atlanta gagne la série 4-1
Trae Young est venu au Madison Square Garden pour être la star du show et faire encore une fois taire les supporters des Knicks. Il s’est exécuté en claquant 36 points en plus de ses 9 passes décisives et les Hawks ont remporté un quatrième match (103-89), synonyme de qualification. Une nouvelle performance brillante de la part du jeune meneur All-Star, qui découvre les playoffs pour la première fois de sa carrière. Jusqu’ici, il se débrouille à merveille en tournant à plus de 30 points par rencontre. Il avait notamment planté le panier pour la gagne lors du Match 1 de la série. Les Knicks n’ont jamais vraiment pu peser sur cette série, notamment à cause d’un Julius Randle en panne d’adresse (8 sur 21 mercredi soir). Mais les Hawks étaient plus forts et ils retrouveront donc les Sixers en demi-finales de Conférence.

Objectif survie pour les Knicks. Dos au mur, car menés 3-1 par les Hawks, les joueurs new-yorkais n’ont plus le droit à l’erreur, pour continuer d’espérer atteindre les demi-finales de conférence.

Disputées comme toujours dans une ambiance de folie, les premières minutes de ce match sont en tout cas équilibrées. D’un côté, les Hawks sont bien lancés par leur duo Trae Young – Clint Capela, dominateur dans la raquette. De l’autre, les Knicks s’en remettent essentiellement aux 3-points de Reggie Bullock et à la belle présence dans la peinture de Julius Randle pour rester au contact de leurs visiteurs (15-10).

Offensivement, c’est peu dire que les deux équipes font preuve de maladresse, enchaînant tirs ratés et pertes de balle. La qualité du jeu s’en retrouve logiquement affectée. Toujours est-il que le tandem Julius Randle – Reggie Bullock continue sur sa lancée afin de porter New York dans ce quart-temps, pour répondre au collectif d’Atlanta, où la marque est un peu mieux répartie. Mais après douze minutes, personne n’a finalement pris l’ascendant sur l’autre (21-21).

Un mano-a-mano jusqu’à la pause… puis le premier break
Dans le deuxième acte, après une entame encore placée sous le signe de la maladresse, malgré quelques 3-points des Knicks ou quelques paniers en provenance du banc des Hawks, le retour en jeu des titulaires ramène enfin un peu de rythme dans cette partie, où chaque formation continue de se tenir en une seule possession d’écart (33-31).

Près du cercle, Derrick Rose, RJ Barrett, John Collins et Clint Capela se rendent ainsi coup pour coup en attaque, avant que Trae Young et De’Andre Hunter n’appuient un peu sur l’accélérateur du côté d’Atlanta, en allant notamment chercher leurs points sur la ligne des lancers-francs. Heureusement pour New York, Reggie Bullock et Julius Randle sont également toujours chauds, afin de permettre aux leurs de rester à portée de fusil des hommes de Nate McMillan, à la mi-temps (52-47).

Au retour des vestiaires, la rencontre bascule alors en faveur des visiteurs. Profitant de la maladresse des Knicks, freinés en plein élan par la pause, le collectif des Hawks déroule offensivement et inflige un « run » de 9-0 aux locaux, pour faire passer l’écart à +10. À tour de rôle, Bogdan Bogdanovic, Clint Capela, John Collins ou encore De’Andre Hunter se relaient ainsi, de loin comme de près, pour mettre leur équipe à l’abri, tandis que les paniers new-yorkais se comptent désormais sur les doigts d’une main (66-54).

Dans la peinture, Julius Randle et Nerlens Noel tentent alors de réveiller leurs coéquipiers, en compagnie du virevoltant Immanuel Quickley, mais rien n’y fait. Trae Young et les siens trouvent la faille dès que New York se fait plus menaçant, l’écart se stabilise au-delà de la dizaine d’unités et, à douze minutes de la fin, Atlanta reste solidement installé aux commandes (74-62).

Trae Young, bourreau des Knicks
Dans le dernier quart-temps, dans une ambiance toujours aussi chaude, les jeunes pousses des Knicks que sont RJ Barrett, Immanuel Quickley et Obi Toppin donnent tout pour ramener leurs troupes dans la partie, tout en agressivité. Mais Trae Young, encore lui, n’en finit pas de torturer ses défenseurs, à 3-points ou dans la peinture. Tantôt épaulé par Lou Williams, tantôt par Bogdan Bogdanovic, tantôt par John Collins, le meneur All-Star maintient donc le cap pour les Hawks (89-73).

Et dans le « money-time », malgré tous les efforts déployés par la paire RJ Barrett – Alec Burks, mais aussi Julius Randle, derrière l’arc ou près du cercle, New York est finalement contraint de déposer les armes devant Atlanta, clairement un cran au-dessus de la franchise new-yorkaise ce soir et dans cette série.

Cette dernière voit même Trae Young, intenable toute la soirée, l’achever à coup de « floaters », pénétrations et lancers-francs. Puis sur un ultime 3-points, à 45 secondes de la fin, que le meneur ponctuera d’un geste de la main, comme pour signifier au public du Garden que son équipe est dorénavant éliminée (103-89).

Auteur de 36 points et 9 passes, Trae Young a évidemment été l’homme fort des Hawks dans ce Game 5, tandis que De’Andre Hunter (15 points), Clint Capela (14 points, 15 rebonds) ou encore John Collins (13 points, 7 rebonds) l’ont bien secondé. En face, les Knicks de Julius Randle (23 points, 13 rebonds) et RJ Barrett (17 points, 7 rebonds, 5 passes) voient leur surprenante saison toucher à sa fin, méritant bien une belle ovation de leurs fans, qui ont déjà hâte de regoûter à une campagne de playoffs, dès 2022.

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