Nécrologie : Le légendaire Centrafricain Marcel Bimale décédé à l'âge de 75 ans !

Nécrologie : le basket-ball africain en général, Centrafricain en particulier est en deuil !

C'est avec beaucoup de tristesse que notre rédaction vient d'apprendre le décès du légendaire Centrafricain Marcel Bimale, décédé dans la nuit du dimanche à lundi (00h30) à l'hôpital de Nemours en France. Il avait 75 ans !!!

Marcel Bimale a été l'un des grands artisans des années de gloire du basket-ball Centrafricain dans les années 60 à 90.

Marcel Bimale était un joueur et entraîneur centrafricain, jouant en tant que meneur de jeu. La carrière prolifique du joueur Bimale a duré de 1968 à 1980, aidant la République centrafricaine à remporter un championnat d'Afrique en 1974, puis il s'est tourné vers le coaching, devenant entraîneur chef et DTN des Fauves. 

Il a été directeur technique de l'équipe nationale de 1987 à 1988, entraînant les Centrafricains aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 et les menant à la victoire à l'Afrobasket 1987 à Tunis.

En 27 ans de carrière (joueur et entraîneur), Bimale a contribué grandement aux deux sacres continentaux qui ont permis à la République Centrafricaine de disputer un Championnat du monde et les Jeux Olympiques.

Les obsèques auront lieu en France. Toutes nos sincères condoléances à la famille Bimale et à toute la famille dubasket-ball centrafricain !!!

Que ton âme repose en paix Grand Champion !!!

Marcel Bimale, assis au premier rangs lors du match d'un match de charité à Vanves le vendredi 27 décembre 2013 - Image : News Basket Beafrika

Marcel Bimale, assis au premier rangs lors du match d'un match de charité à Vanves le vendredi 27 décembre 2013 - Image : News Basket Beafrika

Interview réalisée à Vanves le vendredi 27 décembre 2013

Cyrille Ngario : Vous êtes une légende vivante du basket-ball centrafricain, le fait de se retrouver en famille pour une bonne cause rend ce moment encore particulier. Comment résumez-vous la rencontre de ce soir entre vos fils et cadets bamaras?

Marcel Bimale : "C'était une occasion vraiment importante qui m'a permis de voir les talents du basket-ball centrafricain, le fait de se retrouver ensemble et de renouer les relations que nous avions est une bonne chose. Nous sommes deux générations différentes mais le basket nous a unis. C'était vraiment un plaisir pour moi de revoir tous ses enfants que j'ai vu au mini basket, qui sont venus en équipe nationale et qui continus de jouer, et je dis parmi eux il y'a encore des joueurs valables qui peuvent renforcer notre équipe nationale au cas où le besoin se ferra sentir."

CN : On le sait, c'est dans un contexte particulier que vos fils et cadets se sont rencontrés ce soir. La Centrafrique traverse une période la plus sombre de toute son histoire. Quel message particulier vouslez-vous adresser au peuple centrafricain en général?

MB : "Le peuple centrafricain devrait se souvenir d'une chose très importante, c'est que nous avons l'avantage d'avoir un trait d'union, un centre d'union qui est la langue sango. Et la langue sango, tout le monde le parle sur toute l'étendue du territoire. Le président fondateur de la République Centrafricaine le feu Barthélémy Boganda nous a véhiculé un message d'amour, nous devons nous aimer les uns les autres. Dans notre dévise, il est dit "Unité, Dignité, et Travail". Nous devons être digne, aujourd'hui ce qui se passe en Centrafrique laisse tout un chacun sans voix. On ne sait comment parler au peuple centrafricain. Nous devons renouer avec l'amour, nous devons renouer avec la concorde et la paix c'est au service de tout le monde. Nous avons une population à 75% de jeunes, nous devons remedier à toutes ses choses là pour permettre à la jeunesse de s'épanouir. La jeunesse est un vecteur de développement, il faut la canaliser pour qu'elle ne devient pas un fléau."

 CN : Votre équipe était derrière au score à l'entame, mais elle parvient à s'imposer dans les trois dernières minutes de la rencontre. C'est sans doute du coaching gagnant...

 MB : "(Rire), je vous remercie, ils ont voulu gagner et ils ont réussi à le faire. Je leur ai dis avant le coup d'envoi, quand je manage je dois gagner, alors ils sont mouillé un peu les maillots et vers la fin ils ont fait la différence, mais les autres aussi n'ont pas démérité. Le match était assez équilibré entre les deux équipes et j'ai découvert des talents comme le jeune Bokassa (Leroy), Siris (Christian) n'a pas encore perdu la main, Mombollet (Maixent) ect..Je ne pourrais pas les citer tous, parce qu'ils ont tous du mérite."

CN: Merci beaucoup pour votre disponibilité et encore félicitation pour cette belle victoire.

MB : "C'est moi qui vous remercie de m'avoir sollicité."

Propos recueillis par Cyrille Ngario à Vanves le vendredi 27 decembre 2013 juste après le match de Gala (BAMARAS CHARITY GAMES 2013) qui avait opposé les Bamaras à la RCA en vue de venir en aide à la population centrafricaine en grande difficulté.

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