Trae Young et Atlanta ont eu le dernier mot face à Derrick Rose et les Knicks (2-1)

Deux jours après l’épisode du crachat qui l’a atteint dans le dos au Madison Square Garden, la star d’Atlanta Trae Young se retrouvait dans un environnement bien plus favorable, pour son tout premier match de playoffs à domicile, conclu par une victoire (105-94) des Hawks qui mènent désormais 2-1 dans leur série. Le meneur a réussi 21 points (14 passes) et a affirmé qu’il s’était préparé toute sa vie pour vivre de tels moments. Dans son sillage, les Hawks, qui ont creusé l’écart au 2e quart-temps en infligeant un 22-5 à NY, ont brillé par leur adresse à trois points, plantant 16 banderilles sur 27 tentatives. En face, comme un peu trop souvent dans cette série, seul Derrick Rose a été efficace offensivement (30 pts, 13/21 aux tirs), Julius Randle étant contenu à 14 points (11 rbds) et l’équipe shootant à 35 % de réussite seulement. Prochaine rencontre dimanche, toujours à Atlanta.

Direction la Géorgie pour la série entre les Hawks et les Knicks, qui avait vu Atlanta récupérer l’avantage du terrain dès le Game 1, avant que New York n’égalise dans le Game 2. Et pour la franchise new-yorkaise justement, un choix de Tom Thibodeau avait porté ses fruits lors du dernier match : celui de placer Derrick Rose et Taj Gibson dans le cinq de départ, après la pause. Satisfait de son ajustement, le Coach de l’année 2011 a décidé de renouveler l’expérience ce soir.

Perturbées par des problèmes de chrono, les premières minutes de cette rencontre nous offrent un magnifique duel de meneurs, entre Derrick Rose et Trae Young. Intenables à 3-points, à mi-distance et près du cercle, les deux joueurs régalent le public de la State Farm Arena, prête à exploser sur chaque action. À l’image de ce duel, Hawks et Knicks sont au coude-à-coude au tableau d’affichage, malgré un meilleur « supporting cast » en relais de Trae Young (15-14).

Guidé par un Trae Young des grands soirs, donc, le collectif d’Atlanta récite ses gammes offensivement. Les 3-points des remplaçants, comme Danilo Gallinari, pleuvent ainsi de partout.

Agressif, New York ne se fait pas distancer en allant sur la ligne des lancers-francs pour faire grimper son compteur points, avec Nerlens Noel par exemple. En fin de quart-temps, des fautes ne cessent d’ailleurs d’être sifflées de part et d’autre, hachant considérablement le jeu. Et ce sont finalement les hommes de Tom Thibodeau qui prennent les devants après douze minutes, sur un 3-points au buzzer de Julius Randle (31-29).

Trae Young, chef d’orchestre du collectif d’Atlanta
Dans le deuxième acte, contrairement au Game 1 puis au Game 2, la bataille des bancs est plutôt équilibrée. La faute, notamment, à un enchaînement de ballons perdus dans chaque camp, entrecoupés d’un superbe « circus shot » d’Immanuel Quickley. Chez les Hawks, c’est l’agressif Lou Williams qui s’occupe de tout (ou presque) en attaque, tandis qu’Alec Burks lui répond tout en spontanéité, chez les Knicks (39-38).

C’est alors que le retour des titulaires fait basculer cette partie. Emmené par l’inévitable Trae Young, qui met sur orbite John Collins et Clint Capela sur « alley-oop », tout en alimentant la marque et gavant ses shooteurs de ballons, Atlanta inflige deux « runs » terribles à New York : un de 9-0, un autre de 13-0. Du côté des visiteurs justement, un 3-points de Reggie Bullock et un panier de Derrick Rose exceptés, les ratés s’accumulent, notamment ceux de Julius Randle. À la pause, l’écart monte ainsi à plus d’une dizaine de points (58-44).

Au retour des vestiaires, si le calvaire de Julius Randle n’en finit pas, Trae Young poursuit quant à lui son festival offensif. Face à la réussite à 3-points retrouvée des Knicks, couplée aux percussions d’un Derrick Rose en mode vintage, qui se démène pour ramener les siens, le meneur star des Hawks continue d’abreuver de ballons ses coéquipiers, tout en restant efficace sur ses « floaters » qu’il maîtrise tant (70-55).

En pleine galère, Julius Randle finit toutefois par retrouver confiance en son shoot et de l’agressivité dans la raquette, pour enchaîner quelques points ou bons décalages pour ses partenaires de New York, qui vont chercher des fautes et des lancers-francs. Problème : Bogdan Bogdanovic décide lui aussi d’appuyer sur l’accélérateur en face, à la sortie de Trae Young, à 3-points ou près du cercle. Un coup de chaud qui permet à Atlanta d’être toujours confortablement installé aux commandes, à douze minutes de la fin (86-72).

Vintage Derrick Rose
Dans le dernier quart-temps, pour résister aux tentatives de « comeback » des Knicks, instiguées par un Derrick Rose insaisissable dans la peinture, les Hawks s’en remettent aux 3-points de leurs remplaçants, pour le moins efficaces et productifs ce soir. De retour en jeu, Trae Young y va une fois encore de son fameux « floater », avant que Derrick Rose et Obi Toppin ne fassent le spectacle sur un « alley-oop » longue distance. Mais l’écart n’évolue pas au tableau d’affichage (97-80).

Dans le « money-time », New York n’abdique pas, toujours avec Obi Toppin sur « alley-oop » ou Derrick Rose près du cercle. Dans le dur, Atlanta peut ensuite compter sur les « alley-oops » de son duo d’intérieurs John Collins – Clint Capela pour trouver la faille. Et les dernières minutes de ce Game 3 résument finalement à merveille ce Game 3, entre le contre de Clint Capela sur un shoot timide de Julius Randle, une faute technique de Reggie Bullock frustré par Trae Young ou les innombrables ratés new-yorkais, avec le seul Derrick Rose qui surnage.

À l’arrivée, les Hawks l’emportent donc logiquement dans ce match (105-94), reprenant du même coup l’avantage dans cette série. Les 21 points et 14 passes de Trae Young, leader d’un collectif géorgien composé au total de sept joueurs à au moins 10 points, ne sont évidemment pas étrangers à ce succès. Côté Knicks, Derrick Rose (30 points, 6 rebonds, 5 passes) a tout tenté, mais il a quant à lui cruellement manqué de soutien toute la soirée, notamment celui de Julius Randle (14 points, à 2/15 aux tirs…).

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