Trae Young calme Spike Lee et le Madison Square Garden à 0,9 seconde du buzzer

Hawks @ Knicks : 107-105
Atlanta mène 1-0

On se serait presque cru à la grande époque des Knicks. Spike Lee zonait sur le bord du terrain et sautait de joie à chaque panier des siens. 15 000 personnes avaient pris place dans le mythique Madison Square Garden et donnaient de la voix pour encourager leur équipe favorite, qualifiée pour les Playoffs pour la première fois depuis 2013. Un grand moment. Puis Trae Young est venu faire taire tout ce beau monde à 0,9 seconde de la sirène. Le meneur All-Star des Hawks n’a pas manqué ses grands débuts dans la compétition. Hué, il ne s’est pas laissé impressionner. "Il est petit mais c’est un dur à cuire et il n’a peur de rien", confie son coach, Nate McMillan. 

Et certainement pas de prendre ses responsabilités quand le match se dirige vers une prolongation. Lancé dans sa course, il a achevé les Knicks avec un petit flotteur à une main, par-dessus Julius Randle. Un panier plein de sang-froid dans une atmosphère bouillante. Quelques instants auparavant, il avait planté deux lancers cruciaux avant que Derrick Rose (17 points) arrache l’égalisation. Les New-yorkais ont bataillé après avoir compté 8 points de retard d’entrée (24-16 pour Atlanta après un quart temps). Si Randle a été maladroit (6 sur 23), ils ont pu compter sur l’apport du banc et notamment Alec Burks, auteur de 27 points. Ils sont donc revenus dans le match avant de subir les coups d’éclat de Bogdan Bogdanovic (18 pts) et Young. Un soir de fête gâchée par le talent d’une jeune star qui ne compte pas se montrer timide pour ses débuts à ce stade de la compétition.

Trae Young calme Spike Lee et le Madison Square Garden à 0,9 seconde du buzzer

La tension est palpable pour commencer ce Game 1 au Madison Square Garden et les deux équipes sont maladroites et cherchent leurs repères. C’est Trae Young qui brise la glace en premier avec deux shoots rapides, et un alley-oop pour Clint Capela. Les Hawks entrent mieux dans la partie, face à des Knicks privés de paniers pendant plus de quatre minutes. Le public, si bruyant au début, a baissé de volume. New York reste dans le match grâce à des pénétrations (16-24).

En deuxième quart-temps, les joueurs de Tom Thibodeau profitent des espaces laissés par la défense d’Atlanta pour retrouver des couleurs. Le banc surtout, avec un excellent Alec Burks.

Derrick Rose apporte du calme et des paniers près du cercle quand Obi Toppin et Immanuel Quickley frappent de loin à 3-pts. Les Knicks passent un 12-4 et reviennent dans la partie. Mais Julius Randle, qui n’est pas dedans, manque de lucidité pour les faire passer devant avant la pause (50-52).

La mi-temps n’a pas soulagé le All-Star de New York, toujours englué dans des choix douteux et des tirs manqués. Trae Young, qui découvre lui aussi les playoffs, s’y adapte mieux. Il accélère et perce la défense quatre fois pour aller déposer un layup.

Julius Randle fait les mauvais choix, pas Trae Young
Les Hawks reprennent les commandes. R.J. Barrett se montre enfin avec un panier primé puis un gros en contre-attaque pour réveiller les spectateurs. New York passe un 15-3 mais encore une fois, Randle rate des tirs importants et Lou Williams en profite pour remettre les siens dans le bon sens et éviter un écart (73-71).

L’ancien des Clippers continue sur sa lancée en dernier acte face à un Alec Burks toujours aussi bon. Soit il prend des bons tirs, soit il sauve les possessions mal embarquées. Il inscrit 18 points dans ce dernier quart-temps.

Mais ce n’est pas suffisant car Atlanta réagit avec un 10-1. Dès lors, chaque panier compte double et Randle trouve enfin la cible à 3-pts après un contre de Derrick Rose sur Trae Young. Le All-Star des Hawks se venge avec plusieurs lancers-francs et Rose, encore lui, égalise à 105-105 avec un floater à neuf secondes de la fin.

Le Madison Square Garden est bouillant, mais Young se charge de l’éteindre avec un floater ! Il reste moins d’une seconde à jouer, les Knicks ne peuvent répondre et les Hawks s’imposent 107-105 après une rencontre accrochée et passionnante. Ils reprennent déjà l’avantage du terrain et Julius Randle doit une revanche au public et à ses coéquipiers.

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