Philadelphie s'en sort bien dans le match 1 des Playoffs face à Washington

Auteur de 13 de ses 30 points dans le 3e quart-temps, Joel Embiid, candidat au trophée de MVP, a permis à son équipe, tête de série numéro 1, de faire une petite différence au 3e quart-temps (38-31). Le pivot camerounais en a ajouté 8 autres dans les trois dernières minutes pour maintenir la distance avec des Wizards qui n'ont jamais lâché le morceau. En première période, très serrée, c'est Harris qui a maintenu les Sixers à flot pour finir avec 37 unités, nouveau record personnel en playoffs. Quant à Ben Simmons, peu prolifique au scoring (6 pts), il n'en a pas été moins actif (15 passes, 15 rebonds). "Il fallait être agressif, donner le temps, car on sait que ce sera très dur face à eux", a commenté le premier. Bradley Beal (33 pts, 10 rbds, 6 passes) a incarné la résistance courageuse des Wizards, Russell Westbrook étant légèrement moins en vue (16 pts, 14 passes, 5 rbds tout de même). Ce dernier a d'abord malgré lui éteint l'espoir d'une ultime remontée dans la dernière minute, en posant son pied droit en touche alors qu'il partait en contre-attaque. Sa 6e perte de balle, suivie d'une tentative derrière l'arc ratée quelques secondes plus tard.

Sous les yeux de Dikembe Mutombo, venu sonner la célèbre cloche de Philadelphie, les Sixers tentent d’imposer leur densité physique. Le trio moteur de Philly, Simmons – Embiid – Harris commence sur les chapeaux de roue avec un parfait 5/5. L’Australien marque sur le jeu de transition alors que ses coéquipiers se régalent sur du jeu à mi-distance. De l’autre côté, Russell Westbrook implique Alex Len en attaque. Le pivot de Washington tient bon face à Embiid au point même de provoquer la deuxième faute rapide du Camerounais, contraint de sortir.

Sans son candidat MVP, Tobias Harris s’affirme comme la principale menace offensive d’autant que Simmons et Dwight Howard manquent des lancers. Comme attendu, Washington accélère dès que l’occasion se présente à l’image de sa mobylette Ish Smith. La doublure de Westbrook symbolise la réussite du banc des Wizards qui initie un 10-0 en fin de quart-temps mais Harris ne laisse pas les locaux s’échapper (28-27).

Tobias Harris prend le relais de Joel Embiid
Le renouveau des Sixers arrive avec le retour de Joel Embiid sur le parquet. Le Camerounais impose sa force physique afin de remettre sa franchise sur les rails d’autant que ses coéquipiers le suivent, comme Ben Simmons qui délivre un amour de passe laser pour George Hill. Malheureusement pour Doc Rivers, son meilleur joueur prend sa troisième faute et ça l’oblige de nouveau à s’asseoir sur le banc.

Les hommes de Scott Brooks essayent de profiter à nouveau de l’absence de Joel Embiid. Len continue sa belle prestation tout comme Davis Bertans. Le problème pour eux, c’est qu’Harris montre les muscles. L’ailier de Philadelphie semble injouable avec ses 16 points d’affilée inscrits dans le quart-temps en faisant montre de toute sa panoplie offensive. Grâce à lui, son équipe s’accroche tant bien que mal aux visiteurs (62-61).

Les Wizards reprennent bien la rencontre. Acteur majeur d’un 7-0, Bradley Beal monte en température mais l’arrière semble bien seul dans ce quart-temps alors que de l’autre côté, le collectif se réchauffe. En plus de Harris qui atteint rapidement les 30 points, Simmons distribue les caviars pour ses shooteurs comme Seth Curry ou Danny Green.

Les Wizards trop justes dans le money-time
Dans une ambiance électrique, Daniel Gafford fait preuve d’une combativité exemplaire en attaque. Toutefois, les Sixers intensifient le travail défensif pour provoquer quelques pertes de balle leur permettant de déployer du jeu de transition afin d’obtenir des points faciles (93-99).

Cette tendance se confirme lors des premiers instants du quatrième quart-temps. Les remplaçants des Sixers permettent même d’atteindre la dizaine de points d’écart malgré le beau combat proposé par Washington. Trop limités, les Wizards commencent à marquer le pas et butent sur la muraille des Sixers, à l’image des cinq pertes de balle consécutives des hommes de Scott Brooks.

Dans le money-time, Washington lance ses dernières forces dans la bataille. Bradley Beal dépasse les 30 points tandis que les joueurs du banc apportent du scoring. Mais le money-time appartient aux superstars. Notamment Joel Embiid, longtemps frustré par ses fautes. Le meilleur joueur des Sixers inscrit 8 des 10 derniers points de sa franchise, suffisants pour décrocher cette première victoire (125-118) dans la série.

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