Les Suns de Phoenix viennent à bout des Lakers dans le match 1 des Playoffs

Quelle bagarre ! Au sens propre comme au figuré, la rencontre a été électrique entre ces deux prétendants au titre. Prises de bec, accrochages à la limite de l'échauffourée, exclusion (Cam Payne, côté Suns), chocs douloureux, notamment pour Chris Paul (contusion à l'épaule droite), public chauffé à blanc dans une salle remplie au deux tiers (11.824 spectateurs)... Aucun doute, le parfum des playoffs flottait à Phoenix, dimanche soir. Et ce sont les Suns, à la mène au score tout du long, qui ont marqué le premier point, portés par le très efficace Devin Booker, impressionnant pour son premier match à ce stade avec 34 points (8 passes, 7 rebonds) inscrits dont 14 dans le dernier quart-temps. C'est lui qui s'est affirmé en leader, quand Paul (7 pts, 8 passes) a dû retourner deux fois au vestiaire se faire soigner après son choc subi au début du 3e quart-temps. Et il a été soutenu par DeAndre Ayton, très actif à l'intérieur (21 points, 16 rebonds). C'est au rebond que Phoenix a aussi gagné son match (47 à 33, dont 16 offensifs qui ont constitué autant de deuxième chances aux tirs). Côté Lakers, si LeBron James, pas à 100%, a fait ce qu'il a pu (18 pts, 10 passes, 7 rbds, 3 interceptions), Anthony Davis a déçu (13 pts, à 5/16, 7 rbds) et l'équipe a vendangé derrière l'arc (7/26), car dessous c'était chasse gardée.

Tout avait pourtant bien commencé, avec un gros contre sur Devin Booker puis un alley-oop plein de puissance. Puis, au fil des minutes, Anthony Davis n’a jamais su trouver le bon tempo pour exister, et peser, dans cette première manche de son premier tour face aux Suns.

Les chiffres sont clairs : avec 13 points à 5/16 au shoot et un +/- de -18, le pire des Lakers, l’intérieur a manqué son rendez-vous. Il le sait, il le dit et il assume d’avoir été un frein pour son équipe, battue dans ce Game 1.

« Il n’y a aucune chance de gagner un match, encore moins une série, si je joue à ce niveau », déplore-t-il pour ESPN. « Donc, c’est pour moi celle-là. J’en prends l’entière responsabilité, clairement. »

Comment expliquer une telle passivité ? AD avance l’idée que le début de match réussi des champions en titre l’a un peu endormi. Il n’a ensuite jamais retrouvé ses sensations. « Habituellement, je commence fort et là, je suis sorti de mon rythme, c’est de ma faute »,

précise-t-il. « Mais je dois tout de même être agressif. »

« Il a toujours répondu »

Surtout que même si les Lakers ont été maladroits de loin (7/26 à 3-pts), ce qui n’aide pas pour offrir des espaces à l’ancien joueur des Pelicans, Anthony Davis n’a pas été totalement éteint par des prises à deux des hommes de Monty Williams. Il a aussi manqué beaucoup de shoots en situation de un-contre-un, face à Deandre Ayton notamment, mais aussi simplement d’envie pour peser dans la raquette.

« Les Suns étaient bien plus attentifs face à lui pour ce match », remarque Frank Vogel, alors qu’Anthony Davis avait collé 42 points à Phoenix il y a quelques jours. « Ils ont fait du bon boulot, il faut le reconnaître, ils ont eu une semaine pour se préparer. Ils ont limité ses possessions, fait prise à deux pour lui rendre la vie difficile. Mais on peut toujours faire mieux pour l’aider. »

Pour le Game 2, l’intérieur devra montrer un autre visage, comme les Lakers d’ailleurs. L’un ira avec l’autre.

« J’adore quand il assume cette pression », explique LeBron James. « On est une bien meilleure équipe quand il est agressif, quand il réclame la balle. Mais on doit tous faire mieux. Les fois où il a déclaré qu’on ne pouvait pas gagner s’il évoluait à ce niveau, il a toujours répondu. Quand Davis fait du Davis, on redevient les Lakers. »

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