En mode MVP, Joel Embiid s'occupe des Pelicans en propulsant Philadelphie un titre de champion à l'Est

Les Sixers, qui ont renversé les Pelicans grâce à Joel Embiid, sont quasiment assurés de finir à la première place à l'Est et ainsi remporter la saison régulière de la conférence, où les Lakers champions en titre se retrouvent désormais barragistes, après leur défaite à Portland.

PHILLY ET EMBIID S'ARRACHENT
"MVP!, MVP!": le public du Wells Fargo Center n'a pas manqué de plaider en faveur de sa star camerounaise Joel Embiid, candidat au trophée de meilleur joueur de la saison et déterminant dans le succès serré aux dépens de La Nouvelle-Orléans (109-107), le septième d'affilée. Ses deux lancers francs pour revenir à un point et son rebond défensif qui a conduit au panier de la victoire de Tobias Harris (17 pts), à un peu plus d'une minute du terme, ont bonifié une soirée durant laquelle il avait déjà bien sorti son épingle du jeu (37 pts, 13 rbds).

Pour les Pelicans (11e), privés de Zion Williamson pour une durée indéterminée (fracture d'un doigt), ce revers compromet sérieusement leurs espoirs d'accrocher les barrages à l'Ouest. Les 76ers comptent désormais trois victoires de mieux que Brooklyn et Milwaukee. Car les Bucks (2e) en ont profité pour dépasser les Nets (3e), à la faveur de leur victoire sur Houston (141-133). Le cinq majeur a fini entre 17 et 24 points, Giannis Antetokounmpo (11 rbds, 7 passes) étant pour une fois le moins prolifique.

En mode MVP, Joel Embiid s'occupe des Pelicans en propulsant Philadelphie un titre de champion à l'Est

Même si Zion Williamson n’est pas un grand défenseur, sa puissance et sa présence auraient été précieuses face à Joel Embiid. Car le pivot de Philly est parti pour écraser tout le monde, avec 12 des 26 premiers points de son équipe. Doc Rivers peut être satisfait. Ses joueurs sont partageurs en attaque, les mains sont actives en défense, et le rythme ne faiblit pas quand les remplaçants entrent.

George Hill est de plus en plus intéressant comme gestionnaire de la « second unit », et son entente avec Shake Milton est prometteuse. À leurs côtés, Dwight Howard assure dans la raquette (31-22).

Joel Embiid lancé pour les playoffs
Au début du deuxième acte, on retrouve les trois en action. D’abord pour un alley-oop entre Hill et Howard puis Milton qui score à 3-points. À quelques jours des playoffs, les Sixers semblent avoir trouvé leur rythme de croisière et même si Eric Bledsoe et Jaxon Hayes tentent de limiter la casse, Philadelphie est déjà dans la gestion.

Mais attention car les absences de cadres côté New Orleans permettent à certains de se mettre en évidence. Comme Hayes qui est constamment recherché dans la raquette.

Le pivot longiligne est la principale menace dans cette première mi-temps, et il permet à son équipe de recoller (48-46). Agacé, Doc Rivers renvoie évidemment Joel Embiid au charbon. Sa seule présence oblige les défenseurs à rentrer dans la raquette. Ce qui libère du même coup Seth Curry et Danny Green à 3-points. Philadelphie a repris le match en main et le Camerounais fait très mal. Dès qu’il a la balle en main, soit il score, soit il provoque une faute. Résultat : Philly s’est échappé à la pause (70-54).

Le relâchement des Sixers
Que peut faire la défense des Pelicans si Embiid commence à prendre feu à mi-distance puis à 3-points ? Il avait prévenu qu’il montait en régime et le match de ce soir montre qu’il est en pleine forme (75-63).

Le problème, c’est qu’il manque de soutien, et comme lors de leurs dernières rencontres face aux Bulls et aux Spurs, les hommes de Doc Rivers ont tendance à se relâcher. Willy Hernangomez et James Johnson s’accrochent, et les Pelicans ne se posent plus de questions. Kira Lewis Jr. est l’homme fort de ce quart-temps et les Sixers sont à l’agonie. La défense de zone de Stan Van Gundy fait des dégâts et des huées descendent des tribunes au moment où les Pelicans passent devant (91-88).

Trouvé par Lewis, Eric Bledsoe accroit l’écart et Doc Rivers commence à s’inquiéter (101-94) … Mais les Sixers ont évidemment beaucoup de talent, et ils font le « run » nécessaire au bon moment. Présent à la passe, Ben Simmons trouve par deux fois Tobias Harris, et Philadelphie reprend les devants (104-103).

Les Pelicans loupent (encore) le coche
Comme Brandon Ingram et Zion Williamson ne sont pas là, il manque un « go-to-guy » côté Pelicans pour garder la tête froide dans ces moments chauds. Même s’ils reprennent les devants dans le « money time », Philadelphie répond par l’intermédiaire de Joel Embiid puis de Tobias Harris (109-107). Malheureusement, comme souvent depuis plusieurs semaines, les Pelicans gèrent très mal les 50 dernières secondes en enchaînant les pertes de balles.

À l’arrivée, Philly s’impose 109-107 pour une 7e victoire de suite. Cela faisait trois ans que la franchise n’avait pas réalisé une telle série, et ce samedi matin, elle a un nouveau dauphin à l’Est, Milwaukee.

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