Andrew Wiggins prend feu face à Phoenix

En cette fin de saison, les Golden State Warriors sont décidé à faire chuter les gros poissons. Après avoir pris le meilleur sur le Jazz ce lundi, les coéquipiers de Stephen Curry (21 points) ont su inverser la tendance face aux Suns. Mais, cette fois, c’est Andrew Wiggins qui a été l’élément clé de la franchise de Bay Area. Si l’entame de match a vu les deux équipes rivaliser, les joueurs de Phoenix ont creusé l’écart avant la fin du premier quart-temps grâce à un 16-2. Si l’écart s’est maintenu au-dessus des dix points pendant l’essentiel des douze minutes menant à la mi-temps, les Warriors ont commencé à relever la tête en atteignant la pause à seulement huit longueurs de leurs adversaires. Les Californiens ont alors résisté, l’écart entre les deux formations fluctuant entre trois et huit points tout au long du troisième quart-temps face à une formation emmenée par un énorme Devin Booker (34 points, 7 rebonds). Mais c’est dans les douze dernières minutes que les Warriors s’en sont remis à Andrew Wiggins (38 points, 7 rebonds) pour totalement changer le cours de la rencontre et transformer une défaite qui s’annonçait en une victoire inattendue, obtenue in extremis. Revenus à égalité au score à un peu moins de trois minutes du terme de la rencontre, les joueurs de Golden State ont alors infligé un 12-6 à coups de tirs à trois points pour s’imposer de six longueurs (122-116), leur quatrième victoire de suite qui leur permet de conforter leur huitième place dans la Conférence Ouest alors que Phoenix voit la première place s’éloigner.

LE FLOP DE LA NUIT : LES BULLS MANQUENT LE COCHE

Si les Warriors sont assurés de passer par un play-in pour accéder aux play-offs, les Bulls voient cette possibilité s’éloigner toujours plus. Après trois victoires de suite qui les ont totalement relancés, les joueurs de la franchise de l’Illinois ont sans doute concédé la victoire de trop à l’occasion de la réception des Brooklyn Nets. Et le résultat ne souffre d’aucune contestation car, malgré un Zach LaVine des grands soirs (41 points) et Nikola Vucevic (12 points, 12 rebonds, 6 passes), les Bulls n’ont pas mené au score une seule seconde durant les 48 minutes de la rencontre. Sans James Harden ou Spencer Dinwiddie, les Nets s’en sont remis à leur collectif avec huit joueurs au-dessus de la barre des dix points pour aller chercher un deuxième succès de suite et conforter leur deuxième place de la Conférence Est. Après un 8-0 d’entrée, les joueurs de Brooklyn ont très vite pris dix longueurs d’avance mais n’ont pas creusé l’écart immédiatement, s’installant durablement au-dessus de la barre des dix points durant le deuxième quart-temps. Après un retour sur le parquet plus accroché, les Bulls ont cédé un peu plus peu avant le quatrième quart-temps, abordé avec 19 longueurs de retard. Un sursaut d’orgueil des joueurs de Billy Donovan et un 17-5 en milieu des douze dernières minutes pour revenir à six points aurait pu faire croire à l’impossible mais les Nets ont terminé la rencontre sur un bon rythme pour s’imposer de huit longueurs (107-115). Onzièmes de la Conférence Est, les Bulls voient leur chance d’aller au-delà de la saison régulière se réduire à peau de chagrin avant leurs trois derniers matchs.

LE FRANÇAIS DE LA NUIT : FOURNIER N’A PAS ÉTEINT LE HEAT

Si Sekou Doumbouya (12 points, 8 rebonds) et Killian Hayes (13 points, 6 rebonds, 7 passes) ont répondu présent malgré la défaite des Pistons face aux Timberwolves (100-119), Evan Fournier (20 points, 8 passes) a été une nouvelle fois précieux pour les Celtics face au Heat même si la victoire n’a pas été au bout pour la franchise de Nouvelle-Angleterre. Pendant l’ensemble de la première mi-temps, les deux équipes se sont toisées avec l’écart ne dépassant les cinq points que dans les derniers instants avant la pause, les Floridiens, emmenés par Tyler Herro (24 points, 11 rebonds), retrouvant leur vestiaire avec six longueurs d’avance. C’est au retour sur le parquet que les Celtics ont perdu le fil de la rencontre malgré Kemba Walker (36 poins, 7 rebonds) et Jayson Tatum (33 points, 8 rebonds, 6 passes). Progressivement, le Heat a pris les commandes de la rencontre et pris jusqu’à 21 points d’avance en tout début de quatrième quart-temps. Une performance qui doit également beaucoup à Goran Dragic (17 points). Si Boston a tenté de revenir dans le match, repassant sous les dix points à un peu moins d’une minute du buzzer, le mal était déjà fait. Au terme d’une rencontre finalement maîtrisée, le Heat s’impose de huit longueurs (121-129). Une troisième victoire de suite qui permet à la franchise floridienne de s’assurer définitivement une place en play-offs quand les Celtics vont devoir cravacher pour éviter de passer par le play-in.

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