Zion Williamson s'occupe des Sixers en signant 37 points, 15 rebonds et 8 passes

On lui prédit une domination sans partage, mais il conjugue déjà le futur au présent: Zion Williamson a encore fait la démonstration de tout son potentiel, pour permettre à La Nouvelle-Orléans de battre Philadelphie (101-94). Ses 37 points (15 rbds, 8 passes) dont 14 dans le dernier quart-temps, ont été prépondérants. Et sa performance, il ne l'a pas produite devant n'importe qui, puisqu'en face se dressait Joel Embiid, un des prétendants au titre de MVP (most valuable player), limité à 14 points pour son troisième match, de retour de blessure à un genou. "Il est aussi doté physiquement que possible. C'est un vrai joueur. Il a la taille, la vitesse et l'agilité pour faire des actions en pénétration", a réagi, admiratif, Tobias Harris (23 pts) à propos de Williamson. Avec ce revers, les Sixers manquent de rejoindre Brooklyn en tête à l'Est, mais conservent leurs distances sur Milwaukee (3e), battu (127-119) pour la troisième fois d'affilée par Charlotte (4e).

Les deux formations mettent beaucoup d’intensité dès les premières minutes, Zion Williamson va se frotter au possible meilleur défenseur de la saison, Ben Simmons, et il montre les muscles au poste bas. À leurs côtés, le duel Joel Embiid – Stevens Adams fait déjà des étincelles, et le pivot camerounais commence à scorer ses premiers points malgré la belle défense de l’intérieur Kiwi (16-14).

Les deux attaques manquent de réussite pendant quelques minutes, et Tobias Harris en profite pour montrer ses progrès en défense, en serrant la vis sur Brandon Ingram. Joel Embiid continue de noircir la feuille en se jouant de Willy Hernangomez près du cercle, mais les Pelicans sont devant (23-22).

À l’image de Jaxson Hayes, la seconde unité de NOLA fait  de l’excellent travail, et James Johnson apporte tout son enthousiasme. Dwight Howard semble endormi en défense, et Zion Williamson (15 points déjà) le fait tourner en bourrique à plusieurs reprises, ce qui rend fou de rage Doc Rivers, qui le sort immédiatement du terrain. Le cinq majeur de Philly reprend les choses en main, et repasse en tête (41-39).

Mais le jeu est haché, et les deux formations perdent beaucoup de ballons. Aux Sixers, Harris et Simmons remettent un peu d’ordre dans la maison Sixers, et les Pelicans s’entêtent à chercher des points poste bas, face à « l’albatros » défensif Embiid, qui détourne quelques tirs. Cette rencontre ressemble à un match de playoffs, l’intensité est forte, la défense est solide et les tirs ne rentrent pas facilement des deux côtés du parquet. Embiid semble un peu frustré par le manque de fluidité dans le jeu offensif des siens, et à la pause, les deux franchises sont à égalité (50-50).

Au retour des vestiaires, les hommes de Stan Van Gundy passent la vitesse supérieure. Zion Williamson se fait plaisir dans la peinture, et Eric Bledsoe, dans le dur lors de la première période, commence à mettre quelques tirs ouverts.

Jole Embiid prend une troisième faute et Harris marque quelques paniers difficiles, mais les Pelicans creusent un petit écart bien mérité (66-61). Les Sixers traversent un désert offensif, et le duo Simmons-Embiid patine beaucoup trop. Dwight Howard, très médiocre en première période, se chauffe avec Hernangomez, et Kira Lewis Jr vole deux ballons de suite dans les mains du pauvre Shake Milton, qui prend une soufflante de son coach. Les Pelicans ont pris le contrôle des opérations après trois quart-temps (76-68).

Les jeunes de New Orleans jouent à 200 km/h pour le plus grand plaisir de Williamson, qui termine sur un alley-oop après une sublime passe de Lewis Jr. Après un 6-0 encaissé en moins d’une minute signé Williamson, Doc Rivers prend déjà un temps-mort pour rameuter ses troupes (86-71). Fidèle à lui-même, Howard fait une faute flagrante sur Zion, qui termine au sol. Mais il en faut bien plus pour troubler le buffle de Louisiane.

Même si Furkan Korkmaz plante deux banderilles de loin, les Sixers galèrent à se remettre sur les rails et à six minutes du terme, ils sont à encore -12 (92-80). Ben Simmons réalise un match assez moyen, mais il faut se méfier des coups de boutoir de loin de Korkmaz, et de Harris qui prennent le relais de Joel Embiid. Auteur de 14 points dans le dernier quart-temps, Zion Williamson poursuit son chantier dantesque, et il porte son équipe sur ses (très, très) larges épaules jusqu’à la victoire (101-94). Un succès qui va faire du bien au moral des Pelicans.

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