Philadelphie enchaîne avec une sixième victoire consécutive

Même en l’absence de Joel Embiid, Philadelphie ne faiblit pas. Les Sixers ont battu les Knicks (99-96) avec un excellent Tobias Harris aux commandes. Il a marqué 30 points, dont le panier pour la gagne. Avec aussi 7 points consécutifs dans les moments les plus chauds pour assurer la victoire aux siens. Après coup, Harris hurlait "je suis un All-Star !" Une manière de bien rappeler à tout le monde qu’il se sentait snobé pour l’événement. Il faut dire que le joueur réussit actuellement sa meilleure saison en carrière. Il a un impact certain sur les résultats de sa franchise, première à l’Est. Les Sixers caracolent toujours en tête et restent donc sur 6 victoires de suite.

Curieusement, les Sixers forcent leurs tirs comme des rookies qui ont tout à prouver. Les Knicks se montrent plus incisifs, et Julius Randle est le premier à se mettre en évidence face à Tony Bradley (10-6). Les hommes de Tom Thibodeau cherchent à ralentir le rythme et Randle poursuit son chantier habituel dans la peinture, en posant un spin move superbe sur Dwight Howard, qui ne peut que récupérer le ballon derrière la ligne de fond.

En face, Ben Simmons discute un peu trop avec le corps arbitral, et Doc Rivers le sort afin qu’il se calme avant de prendre une faute technique. Les Knicks jouent physique, donnant un petit avant-goût de playoffs aux locaux. Tobias Harris allume de loin, et fait son travail d’une manière terriblement efficace. Après douze premières minutes de jeu d’une belle intensité, ce sont bien les visiteurs qui possèdent une légère avance au tableau d’affichage (21-20).

New York prend le contrôle
Frank Ntilikina entre sur le parquet, et prend Shake Milton à la culotte, sur tout le terrain. Alec Burks et Taj Gibson apportent des points, et le sixième homme shooteur ne se fait pas prier pour allumer de loin. Frank Ntilikina vole deux ballons pour servir Reggie Bullock en contre-attaque, sur un plateau. Howard gobe rebond sur rebond, mais la défense locale a des failles, et les Sixers sont encore derrière au score (37-33).

Tobias Harris arrose de loin, et redonne un coup de boost aux siens, qui sont dans le dur avec leurs tirs à 3-points depuis le début de la rencontre. Malgré tout, les visiteurs restent sereins, ce qui change radicalement des saisons précédentes. Bullock et Nerlens Noel retrouvent le parquet, la défense des Knicks retrouve de sa superbe, et ils enflamment le banc après deux belles actions défensives. Après vingt-quatre minutes, les joueurs de New York sont logiquement à l’avance (56-48).

Sixers, parole à la défense
Au retour des vestiaires, Seth Curry profite de deux tirs ouverts pour convertir de loin, et Tom Thibodeau élève la voix. La réaction est immédiate, avec Randle, puis Bullock qui ferment l’accès au cercle, et l’ancien de Kentucky poursuit son récital en attaque, en allant provoquer des fautes sur Bradley et Harris. Mais ce dernier prend feu de loin, et revoilà les Sixers qui soufflent dans le cou des visiteurs du soir (71-69).

En « back-to-back », New York a du caractère : il plie mais ne rompt pas. Randle est difficile à tenir dans la peinture, et Burks remplit sa fonction de scoreur en sortie de banc à la perfection. À ses côtés, Frank Ntilikina est très bon dans son rôle de poison défensif, et son impact se fait sentir, lui qui oriente parfaitement le jeu des siens lorsqu’il est à la baguette. L’attaque de Philly n’arrive pas à trouver un rythme de croisière intéressant pour le moment, malgré les changements multiples réalisés par Doc Rivers. Après 36 minutes de jeu, les Knicks ont posé leur patte sur le match, et poursuivent leur marche en avant (82-73).

Il faut un déclic à Philly, et c’est Matisse Thybulle qui réveille ses coéquipiers, et la salle. Le « sophomore » colle deux contres sur un R.J Barrett un peu trop gourmand en attaque, et il plante une banderille de loin sur la même action. Le futur membre de l’équipe d’Australie est harangué par son compatriote Ben Simmons, qui l’applaudit après une nouvelle séquence très solide en défense. Burks poursuit son concours de tirs primés en solo, et Furkan Korkmaz lui répond du tac au tac.

Reggie Bullock marche sur la ligne !
À l’entrée du « money time », les visiteurs sont devant, mais leur avance a fondu de moitié (89-85). Les points sont de plus en plus difficiles à marquer, et les Knicks semblent fatigués.

Tobias Harris et Ben Simmons se montrent intraitables, et donnent l’exemple des deux côtés du parquet. L’attaque adverse est dans le dur (seulement deux paniers convertis depuis… 9 minutes !), et sans surprise, les Sixers passent devant grâce à Seth Curry et Tobias Harris (97-94).

Comme la veille face aux Nets, les Knicks ont une balle pour égaliser. Il reste 15 secondes. Immanuel Quickley loupe son 3-points, mais Randle s’arrache au rebond offensif. La balle pour Bullock, mais il met un pied sur la ligne de touche alors qu’il a la balle d’égalisation ! Il reste 8 secondes. Harris met deux lancers (99-94). Quickley inscrit un dernier panier pour du beurre, et Philly s’impose 99-96. Les Knicks repassent dans le négatif.

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