Philadelphie a de la ressource

L’exemple à suivre pour les Lakers ? Les Sixers, qui, même privés de son duo de stars Joel Embiid et Ben Simmons, chacun touché à un genou, ont battu sans peine Sacramento (129-105) pour reprendre un peu d’avance en tête à l’Est.

Tobias Harris, près du triple-double (29 pts, 11 rbds, 8 passes) a pris le relais au niveau du leadership offensif. Il a vraiment donné le ton ce soir par son attitude et évidemment par son jeu. Il a été phénoménal, l’a complimenté son entraîneur Doc Rivers.

Il a été parfaitement secondé par Shake Milton (28 pts) et globalement c’est toute l’équipe qui a été efficace avec une réussite aux tirs qui s’est élevée à 55,8 %, face à des Kings (13e à l’Ouest) jamais entrés dans leur match, hormis le seul Buddy Hield (25 pts).

Philadelphie a de la ressource

Green-Tobias Harris débute sur un petit concours à 3-points. Les deux vétérans sont bien en jambes, et la défense des Kings commencent (déjà) à faire n’importe quoi. Seul Buddy Hield joue à son niveau pour les visiteurs, qui sont distancés rapidement (23-12).

Un match à sens unique
Au lendemain de la victoire à Boston, l’attaque de Sacto est dans le dur, et De’Aaron Fox n’arrive pas à trouver ses coéquipiers, qui n’exécutent pas les systèmes correctement depuis le début de la rencontre. Les pourcentages de réussite aux tirs des Sixers sont excellents, et les hommes de Doc Rivers sont en mode rouleau compresseur. Nemanja Bjelica entre sur le parquet pour essayer de remettre son équipe à l’endroit, mais Corey Joseph perd deux ballons de suite, sur des actions individuelles face à trois joueurs adverses. Le rookie Tyrese Maxey montre de belles choses en sortie de banc en allant chercher le cercle, mais aussi et surtout par son intelligence de déplacement sans ballon. Le collectif local déroule son basket, et après douze minutes de jeu, les Sixers ont le contrôle des opérations (42-21).

Philly a fermé la peinture à double tour depuis le début de la rencontre, et Rishaun Holmes n’a pas l’impac habituel. Furkan Korkmaz est en pleine confiance, et non content de planter de loin, il va chercher le cercle avec deux superbes floaters d’école. Dwight Howard peut montrer ses muscles après un beau mouvement poste bas, et Superman donne une petite leçon aux jeunes Kings, qui sont complètement à la ramasse côté défensif (52-33). Harris revient sur le parquet et soigne ses statistiques aux tirs, et il porte son costume de patron d’un soir à la perfection pour l’instant.

Le rythme de jeu se ralentit, ce qui n’arrange pas les visiteurs, qui galèrent à mettre leur jeu en place sur demi-terrain. Hield ajuste la mire, et il reste le seul à tirer son épingle du jeu côté Sacto. À la pause, les Sixers sont déjà loin devant (73-52).

Milton se montre
Les locaux sont tranquilles et Tony Bradley peut sortir quelques moves poste bas, bien servi par Green qui a décidé de faire briller ses partenaires. Milton met enfin quelques tirs à la suite, et il distribue également de belles passes à ses ailiers qui continuent leur festival de loin. L’écart se creuse lentement mais sûrement, et les Kings semblent encore montrer de gros signes de faiblesse (91-61).

Hassan Whiteside garde le sourire et il tente malgré tout de soigner ses statistiques avec un duel intense avec Howard, qui a du répondant malgré le poids des années. Maxey artille de loin et il montre une nouvelle fois pourquoi il sera l’une des pièces maitresses de son équipe à l’avenir. Philly est toujours aussi facile (106-80).

Vincent Poirier entre
Les carottes sont cuites pour les Kings, mais coach Rivers doit remettre quelques cadres pour ne pas laisser d’espoir aux visiteurs. Hield tente de mettre quelques paniers à 3-points à la suite, mais l’ancien d’Oklahoma est bien trop seul, même si l’écart au tableau d’affichage se réduit un peu (119-99). Vincent Poirier entre sur le parquet, et le pivot français n’a aucun ballon propre à pouvoir négocier en attaque.

Au bord du terrain, Howard danse et se marre avec Milton, auteur de l’un de ses meilleurs matches en carrière, et les Sixers attendent patiemment la fin de la rencontre. Poirier a le temps de mettre une bâche énorme à Kyle Guy, et le Français peut taper dans la main de Howard, toujours aussi excité. Les quelques fans présents dans les tribunes peuvent quitter le Wells Fargo Center, leur équipe favorite a fait le travail (129-105).

Retour à l'accueil